Fichier d'autorité international virtuel
Le fichier d’autorité international virtuel (Virtual International Authority File : VIAF) est un fichier d'autorité international servant à identifier les personnes ou les collectivités contenues dans d'autres fichiers d'autorité. La consultation de ce fichier est offerte gratuitement aux bibliothèques et aux particuliers par le web et permet de mettre en relation les notices d'autorité des différentes bibliothèques concernant une même personne, par un identifiant VIAF (URI).
Le VIAF définit sa mission de la façon suivante : VIAF est un projet commun de plusieurs bibliothèques nationales, mis en œuvre et hébergé par OCLC. L'objectif du projet est de faire baisser le coût et de valoriser les fichiers d'autorité des bibliothèques par l'appariement et l'établissement de liens entre les fichiers d'autorité des bibliothèques nationales, et en rendant cette information disponible sur le web[1].
La Bibliothèque Nationale de France présente une page permettant de mieux connaître le VIAF[2].
L'Université de Bretagne Loire propose un diaporama expliquant le VIAF[3].
Pour suivre l'actualité du VIAF, il existe le site français de l'OCLC[4].
Historique[modifier | modifier le code]
Le service VIAF est géré par le Online Computer Library Center (OCLC)[5]. Le VIAF résulte de travaux engagés par la Bibliothèque nationale allemande et par la Bibliothèque du Congrès, et du service WorldCat Identities élaboré par OCLC Research et inauguré en 2003. La bibliothèque nationale de France (BnF) rejoint le projet en octobre 2007[6].
Il agrège aujourd'hui (2017) les notices d'autorité de 61 institutions ainsi que celles de Wikipédia et de deux autres institutions en test. Ces 61 institutions sont issues de 50 pays différents. En 2014, avec 12 pays représentés seulement, l'alignement permet de réduire le nombre de notices[7] de 130 millions à moins de 20 millions[8] de notices alignées.
Participants[modifier | modifier le code]
Au nombre des bibliothèques participant à ce projet, on compte :
- la Bibliotheca Alexandrina ;
- la Bibliothèque apostolique vaticane.
- la Bibliothèque du Congrès ;
- Bibliothèque et Archives Canada ;
- Bibliothèque et Archives nationales du Québec ;
- la Bibliothèque nationale allemande ;
- la Bibliothèque nationale d'Australie ;
- la Bibliothèque nationale de France ;
- la Bibliothèque nationale de la République tchèque ;
- la Bibliothèque nationale d'Espagne ;
- la Bibliothèque nationale d'Israël ;
- la Bibliothèque nationale du Portugal ;
- la Bibliothèque nationale Suisse ;
- le Réseau des Bibliothèques de Suisse Occidentale : extension RERO ;
- la Bibliothèque royale de Suède ;
- le Getty Research Institute ;
- l'Institut central du catalogue unique (Service bibliothécaire national d'Italie) ;
- La Bibliothèque Nationale du Chili ;
- La Bibliothèque Nationale de Corée du Sud [9];
- La Bibliothèque Nationale de Norvège ;
- Le Ministère d'Education de la Norvège : extension BIBSYS[10] ;
- La Bibliothèque Nationale de Lettonie ;
- La Bibliothèque Nationale d’Estonie ;
- La Bibliothèque Nationale d'Irlande ;
- La Bibliothèque Nationale de l'Université de Zagreb[11] ;
- Le Centre Bibliographique Danois (DBC)[12] ;
- La Bibliothèque Nationale du Liban ;
- La Bibliothèque Nationale de Russie ;
- Les Bibliothèques Publiques Flamandes (VLACC)[13] ;
- Le National Institute of Informatics du Japon (NII)[14] ;
- La Bibliothèque de la Diète nationale du Japon (NDL)[15] ;
- La Bibliothèque nationale Széchényi (Hongrie) ;
- Le Bureau national des bibliothèques de Singapour[16] ;
- La Bibliothèque Nationale Centrale de Taiwan[17] ;
- La Bibliothèque Nationale du Luxembourg ;
- La Bibliothèque Nationale du Maroc ;
- La Bibliothèque Nationale d'Ecosse ;
Notes et références[modifier | modifier le code]
- (en) « VIAF », sur viaf.org (consulté le 31 octobre 2017)
- Bibliothèque nationale de France, « BnF - VIAF (Virtual International Authority File) », sur www.bnf.fr (consulté le 31 octobre 2017)
- Damien Belvèze, « FORMADOCT: L'identité numérique du chercheur: VIAF et ISNI », sur guides-formadoct.u-bretagneloire.fr (consulté le 31 octobre 2017)
- « VIAF », sur www.oclc.org (consulté le 31 octobre 2017)
- (en-US) « VIAF (The Virtual International Authority File) », sur www.oclc.org (consulté le 31 octobre 2017)
- Bibliothèque nationale de France, « BnF - VIAF (Virtual International Authority File) », sur www.bnf.fr (consulté le 24 octobre 2017)
- Thomas B. Hickey et Jenny A. Toves, « Managing Ambiguity In VIAF », D-Lib Magazine, vol. 20, number 7/8, july/august 2014 (DOI doi:10.1045/july2014-hickey, lire en ligne)
- Anila Angjeli, « ISNI and VIAF – Transforming ways of trustfully consolidating identities », IFLA 2014 (Lyon), (lire en ligne)
- (en) « national library of Korea »
- (nb) « Om BIBSYS | BIBSYS », sur www.bibsys.no (consulté le 31 octobre 2017)
- (hr) « Održano tematsko druženje uz izložbu „Krka u oku istraživača: rijeka u sedam priča“ », Održano tematsko druženje uz izložbu „Krka u oku istraživača: rijeka u sedam priča“, (lire en ligne)
- (en) « News and introduction to DBC — DBC », sur www.dbc.dk (consulté le 31 octobre 2017)
- (nl) « Zoeken.bibliotheek.be: de catalogus van de Vlaamse openbare bibliotheken », sur zoeken.bibliotheek.be (consulté le 31 octobre 2017)
- (ja) National Institute of Informatics, Japan, « 国立情報学研究所 / National Institute of Informatics », sur 国立情報学研究所 / National Institute of Informatics (consulté le 31 octobre 2017)
- (en) « National Diet Library », sur www.ndl.go.jp (consulté le 31 octobre 2017)
- (en-US) « National Library Board > Home », sur www.nlb.gov.sg (consulté le 31 octobre 2017)
- « National Central Library - Home », sur enwww.ncl.edu.tw (consulté le 31 octobre 2017)