Site d'emplois

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Un site d'emploi (en anglais, jobboard ou job board) est un site web qui affiche des offres d'emploi.

Les sites d'emplois se sont d’abord développés aux États-Unis à la fin des années 1990. Le premier d'entre eux fut The Online Career Center (OCC) lancé en 1992, qui fusionna par la suite avec The Monster Board (TMB) pour former le site Monster[1] en 1999.

Les site d'emplois ont ensuite rapidement investi le web français à la fin des années 1990. L'un des tous premiers site d'emplois français fut Cadremploi. Apparu en 1996, il existait déjà sur le minitel depuis 1990 sous l'appellation 3615 Cadremploi. Les autres grands sites d'emplois généralistes français sont : Keljob, Apec, Regionsjob, Meteojob, Monster.fr, Job in Tree ou encore QAPA[2].

Structure des sites d'emploi[modifier | modifier le code]

Les sites d'emploi se divisent généralement en deux parties :

  • les offres d’emploi : généralement accessibles à l'aide d'un moteur de recherche permettant de filtrer les résultats (par zones géographiques, spécialités, ou fonctions) ;
  • la CVThèque : les candidats peuvent y déposer leur CV afin de se rendre visibles aux recruteurs.

Les offres d’emploi[modifier | modifier le code]

La vocation première d’un site d'emplois réside dans la publication et la diffusion d’offres d’emploi à destination des demandeurs d’emploi. Les offres d’emploi, déposées par les recruteurs, peuvent être consultées librement par les visiteurs. Elles sont généralement accessibles dès la première page du site, via un formulaire ou un moteur de recherche.

La CVthèque[modifier | modifier le code]

La CVThèque est la base de données des CV enregistrés par les demandeurs d’emploi sur le site d'emplois. Elle est généralement accessible uniquement par les recruteurs adhérents ou clients du site. Certains sites d'emplois proposent cependant des CVthèques ouvertes aux visiteurs non abonnés. Dans ce cas, les coordonnées ainsi que l’identité des candidats sont masquées.

En France, un débat récurrent s'anime autour de l'anonymat dans les CVthèques. En effet, en réaction à certaines discriminations -possibles- des candidats, des sites d'emplois ont décidé de rendre les informations de personnes anonymes (suppression de la photo du CV, du nom et même du lieu de résidence).

Ce débat a été relancé en 2012 avec l'arrivée du recrutement via les réseaux sociaux. Dans ce cas, c'est la publication de données personnelles (photos personnelles plus ou moins gênantes) qui permettrait au recruteur d'évincer un candidat. Finalement, la mise en cause est plutôt technique et est essentiellement liée au manque de transparence des réseaux sociaux sur la publication de données publiques/privée[3].

Services proposés[modifier | modifier le code]

Services proposés aux recruteurs[modifier | modifier le code]

Les sites d'emplois proposent deux grands types de services aux recruteurs :

  • dépôt d’offres d’emploi
  • consultation des CV de la CVthèque
  • achat de produits de communication tels que des bannières, des skyscrapers, etc.

En fonction du site d'emploi, des fonctionnalités plus avancées peuvent être disponibles : diffusion des offres d’emploi par un réseau de partenaires (plateformes de multidiffusion d’offres d’emploi), création de dossiers pour la gestion des CV, alertes e-mail sur les profils recherchés, achat d’espaces publicitaires, etc.

Services proposés aux demandeurs d’emploi[modifier | modifier le code]

Les sites d'emplois proposent deux grands types de services aux candidats :

  • dépôt de candidature aux offres d’emploi
  • dépôt de CV dans la CVthèque, voire la possibilité de créer un mini "site-CV" personnalisable, lisible par les moteurs de recherche

La plupart des sites d'emploi proposent par ailleurs une fonctionnalité d’alerte e-mail. Les candidats reçoivent ainsi par e-mail les nouvelles offres parues correspondant à leurs critères de recherche. Certains proposent enfin du contenu éditorial sur l’emploi et des conseils sur la recherche d’emploi.

Rentabilité d'un site d'emploi[modifier | modifier le code]

À l'origine, les sites d'emploi ne se rentabilisaient qu'avec la diffusion des offres d'emploi des clients[4], mais petit à petit la facturation de la CVthèque, la vente de bannières publicitaires, les newsletters et surtout la mise en place d'envoi de mails groupés auprès de candidats ciblés sont vite devenus les nouveaux moyens de gagner de l'argent avec un site d'emplois.

La nouvelle tendance après les applications mobiles se situe désormais dans le web 2.0 avec l'arrivée des sites d'emplois sur les réseaux sociaux qui permet déjà aux candidats de postuler aux offres d'emploi via Facebook (hotessejob.com a par exemple dupliqué son site dans une application Facebook[5]). Il s'agit d'un nouveau canal de facturation pour les sites d'emplois ainsi qu'une autre voix d'entrée pour les candidats de type jeune diplômés difficiles à capter.

Les différents types de sites d'emploi[modifier | modifier le code]

Sites médias, « pure players » et structures publiques/associatives[modifier | modifier le code]

On peut distinguer trois types de sites d'emplois en fonction de leur nature même :

  • les sites de groupes médias spécialisés dans l’emploi (ex : Cadremploi).
  • les « pures players », c'est-à-dire les sites qui interviennent uniquement sur le marché de l’emploi en ligne et ne s’appuient ni sur d’autres médias, ni sur un réseau physique d’entreprises ou d’agences (ex : Monster, Keljob, Meteojob).
  • les sites de structures publiques ou associatives (ex : APEC, Pôle emploi).

Gratuits versus payants[modifier | modifier le code]

À la différence des sites d'emplois proposés par les acteurs publics ou associatifs, les sites médias et les « pure players » sont (sauf exception) des sites à vocation commerciale. Les services proposés aux recruteurs sont donc payants. En fonction du site d'emplois, la tarification peut s’entendre au forfait, au dépôt d’offres d’emploi, à la consultation des CV, etc. Notons toutefois que les acteurs publics en France sont aussi payants via les cotisations sur salaires (cotisation Apec obligatoire pour l'employeur de cadres entre autres).

En France, les services proposés aux demandeurs d’emploi sont gratuits, conformément à la législation Française. Ce qui n'est pas forcément le cas dans d'autres pays ou le candidat peut payer un droit d'accès aux offres d'emploi, sur les médias de droit privé.

Généralistes versus spécialisés[modifier | modifier le code]

Certains sites d'emplois sont généralistes, d’autres spécialisés. Peut être qualifié de « généraliste » un site d'emplois qui propose des offres d’emploi à tout type de demandeur d’emploi, quel que soit son métier, son secteur d’activité ou encore son niveau d’étude. Quelques sites d'emplois généralistes : apec.fr, cadremploi.fr, stage.fr...

Au contraire, un site d'emploi « spécialisé » propose des offres d’emploi à un public restreint. Il peut s’agir d’une spécialisation sur une famille de métiers (informatique, Ressources humaines), sur un secteur d’activité (agriculture, environnement), sur un niveau d’étude (BAC+2, diplôme d’ingénieur), sur un niveau d’expérience (jeune diplômé, senior), sur un statut (cadre), sur une cible (travailleur handicapé, étudiant étranger) ou encore sur un niveau de rémunération souhaité. On pourra par exemple citer kapstages.com qui se spécialise sur l'emploi des stagiaires et alternants, ou des spécialistes par secteur, linkfinance pour les métiers de la finance, lesjeudis.com pour l'informatique et l'high-tech, vetojob.fr pour les vétérinaires, apecita.com pour l'agriculture, plombier-emplois.com pour la plomberie etc.

Sites d'emploi dits multi-pays ou "multi-countries"[modifier | modifier le code]

Certains sites emploi ont des portées géographiques très larges. Par exemple pour certaines spécialités telles que le pétrole, le gaz et l'énergie la plupart des sites d'emploi sont internationaux (Rigzone, Oil and Gas People, Oilfinity...). Mais il existe aussi des sites généralistes à portée géographique large, comme Bayt.com qui est un site généraliste dans la région du Moyen-Orient couvrant des pays tels que les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, l'Égypte, etc.

Les réseaux sociaux professionnels[modifier | modifier le code]

À l'origine, les réseaux sociaux professionnels (linkedin, viadeo, xing...) ont été créés pour pouvoir publier son profil et son réseaux de contact sur la toile. Rapidement, les cabinets de recrutement se sont tournés ces outils pour "chasser" les profils professionnels d'exception. Enfin, ces réseaux sociaux professionnels sont peu à peu devenus des sites d'annonces d'emploi (où le profil en ligne remplace le traditionnel CV pour pouvoir postuler en un clic[6]).

Quelques sites d'emplois en chiffres[modifier | modifier le code]

Voici quelques chiffres[7] concernant quelques sites d'emplois importants en France en novembre 2014.

Site Secteur Effectif
France
Nombre de visites
par mois
Nombre de visiteurs
uniques par mois
Nombre
d'offres
Nombre
de CV
Apec Cadres 900 2,4 millions 1 million 41 000 422 000
Cadremploi Cadres 200 3,8 millions[8] 1,6 million 12 000 2,2 millions
Regionsjob Généraliste 120 4,8 millions[9] 1,5 million 27 000 1,8 million
Monster Généraliste 200 2,8 millions 1 million 12 000 251 000
Meteojob Généraliste 50 3 millions 1,3 million[10] 50 000 1,4 million

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Jobboard Finder, le moteur de recherche et comparateur mondial de sites emploi, est un service gratuit destiné aux entreprises et chercheurs d'emploi pour les aider à trouver les sites emploi les plus adaptés à leurs besoins. Voir Jobboard Finder

Liens externes[modifier | modifier le code]