Jean Plançon

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Jean Plançon
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean Plançon en 2008
Naissance
Besançon (France)
Activité principale
Historien
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Jean Plançon est un historien et écrivain français né à Besançon le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Plançon est né en France, mais passe son enfance en Espagne d'où est originaire sa famille paternelle. Son arrière-grand-père, officier de la Garde Royale, échappe à la mort au cours du mariage qui scelle l'union entre le roi Alphonse XIII et la princesse Victoire Eugénie de Battenberg, le , à Madrid. Ce jour-là, un attentat anarchiste fait plusieurs dizaines de victimes civiles et militaires[1].

Le grand-père de Jean Plançon, est quant à lui colonel de cavalerie lorsqu'éclate la Guerre civile d'Espagne. Il rejoint les troupes républicaines et combat le Général Franco. Il participe notamment aux batailles de Jarama, et de Guadalajara, avant d'être fait prisonnier et condamné à mort par le régime franquiste. Emprisonné, il attend son exécution comme plusieurs milliers d'opposants jugés par des tribunaux d'exception. Après 9 années passées dans le couloir de la mort, il est finalement libéré – il est un des rares officiers à être gracié par le Caudillo alors que 4 000 autres sont exécutés entre 1939 et 1953[2].

Jean Plançon fait ses études secondaires dans sa ville natale avant d'entamer, en 1982, une carrière militaire, dans la Marine nationale française[3]. Technicien en aéronautique navale, il participe à plusieurs opérations dans le cadre du conflit du Liban à bord de la Frégate Georges-Leygues, puis à bord des Porte-Avions Foch et Clemenceau. Au cours de cette période, il est décoré à trois reprises[4].

Après l'armée, Jean Plançon travaille à l'aérodrome d'Annecy, puis intègre le corps de la police. En parallèle, il suit une formation en droit pénal – un de ses hobbys. Mais un concours de circonstances va le conduire à changer d'orientation professionnelle. En 1994, il prend en charge le Département des cimetières de la Communauté israélite de Genève, institution dans laquelle il travaille toujours[5].

Membre de la Société suisse d'histoire depuis 2010, Jean Plançon collabore également, comme rédacteur indépendant, à l'écriture d'articles biographiques au sein du Dictionnaire Historique de la Suisse. En parallèle, il mène aussi des conférences, en Suisse et en France, et participe chaque année à l'organisation des Journées européennes de la culture juive[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Articles
  • « Tolède, Jérusalem de l'Occident », in revue Haï, Genève, mars 1997.
  • « Ernest Ginsburger: une vie courageuse et tumultueuse », in Revue juive, no 2, février 2005.
  • « Carouge la Tolérante », in revue Presenza Italiana, anno XXXIII, luglio-agosto 2005.
  • « La communauté juive genevoise et le Lien d'Israël », in revue Le Lien d'Israël, no 120, année 2009-2010.
  • « La Grande Guerre, 1914-1918 », in revue Le Lien d'Israël, no 121, année 2010-2011.
Ouvrages
  • "Claire ARIEL", in Les femmes dans la mémoire de Genève, ouvrage collectif sous la direction d'Erica Deuber Ziegler et Natalia Tikhonov, Editions Suzanne Hurter, Genève, 2005.
  • Joseph Wertheimer, 1833-1908, Grand Rabbin de Genève, Professeur de philologie et de Linguistique, Chevalier de la Légion d'honneur, No-Print Limit S.A., Genève, 2008.
  • Histoire de la communauté juive de Carouge et de Genève, volume 1, De l'Antiquité à la fin du XIXe siècle, Éditions Slatkine, Genève, 2008. (ISBN 9782832103210)
  • Histoire de la communauté juive de Carouge et de Genève, volume 2, 1900-1946, Une communauté qui se diversifie, Éditions Slatkine, Genève, 2010. (ISBN 9782832104064)[7]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédérick Kwintner. Genève, ville des Lumières révolutionnaires. L'Arche (Magazine), 20 novembre 2013[8]
  • Mireille Valette. A Genève, sur les traces du premier ghetto juif d'Europe. Les observateurs, 21 mai 2014[9].
  • Cecilia Mason. A Veyrier, ce cimetière atypique. Signé Genève, le 27 août 2014[10]
  • Emilie Mathys. Ces femmes juives qui ont marqué Genève. Tribune de Genève, lundi 6 octobre 2014, p. 18[11]
  • Myriam Bettens. Histoire. Genève n'a pas été toujours bonne avec ses Juifs. L'Echo Magazine, 22 octobre 2018, p. 32[12].
  • Isabelle Mayault. Des vivants parmi les morts. Le Magazine du Monde, 8 décembre 2018[13]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. José Mª Bueno, El Ejército de Alfonso XIII – Tropas de la Casa Real, Ediciones Barreira, 1982; archives privées de la famille Raposo-San Bernardino.
  2. Jordi Planes & Claire Moucharafieh, Quelle reconciliation après le franquisme?, Paris, 1994; Archives privées de la famille Raposo-San Bernardino; Fondo de la Guerra civil, batallas de Jarama y Guadalajara, biblioteca nacional de Madrid.
  3. « A la frontière suisse, un cimetière juif, point de passage vers la liberté », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2018)
  4. NetMarine.net, historique des missions des bâtiments de guerre, Archives privées de Jean Plançon, dossier personnel de carrière.
  5. Ex-mécano, Jean Plançon devient historien et gardien des cimetières juifs
  6. Robert Haccoun, Veyrier: le gardien du cimetière exhume l'histoire des Juifs de Genève, revue juive no 13, Zurich, juillet 1998; Laurence Sananes, Tout ce que vous avez voulu savoir sur la communauté depuis toujours, revue juive no 11, novembre 2008.
  7. Lionel Chiuch, « Cet art «dégénéré» qui effrayait les nazis », Tribune de Genève,‎ , p. 38
  8. Frédérick Kwintner, 2013.
  9. Mireille Valette, 2014.
  10. Cecilia Mason, 2014.
  11. Emilie Mathys, 2014, p. 18.
  12. Myriam Bettens, 2018, p. 32. Avec une photo de Jean Plançon.
  13. Isabelle Mayault, 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]