Jean Godin des Odonais

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Jean Godin des Odonais

Naissance 5 juillet 1713
Saint-Amand-Montrond (France)
Décès 1er mars 1792 (à 78 ans)
Paris (France)
Nationalité Français
Champs Cartographe, naturaliste
Institutions Académie des sciences

Jean Godin des Odonais, né le 5 juillet 1713 à Saint-Amand-Montrond dans le Cher et mort le 1er mars 1792 dans la même ville, est un cartographe et naturaliste français du XVIIIe siècle.

Biographe[modifier | modifier le code]

Par son père, Amand Godin, sieur des Odonais, comme par sa mère, Anne Fouquet, Jean Godin des Odonais appartenait au milieu des hommes de loi de la région de Saint-Amand.

Godin des Odonais prend part à la première expédition géodésique de l'Histoire sur l'équateur, dirigée par Charles Marie de La Condamine. Il avait été recommandé à La Condamine par l'astronome en chef de l'expédition, son cousin Louis Godin.

Alors que les autres membres de l'expédition rentrent en France, Godin des Odonais reste sur place et devient professeur d'astronomie et de sciences naturelles au Collège de Quito, en 1739. À la même époque, il commence à s'intéresser aux langues indigènes ainsi qu'à la flore de l'Équateur. Son mariage avec une riche héritière, Isabel Gramesón, le met à l'abri du besoin et, en 1743, il démissionne de sa chaire pour se consacrer à plein temps aux sciences naturelles et à l'apprentissage des langues indigènes.

Il explore l’Équateur et les provinces septentrionales du Pérou, où il assemble un herbarium riche de plus de 4 000 espèces de plantes. Il réalise également des dessins de plus de 800 espèces animales. Ayant perdu la plus grande partie de l'héritage de sa femme dans la spéculation, il se résout à retourner à Cayenne, pour refaire fortune. Il arrive sur place en mai 1750 et s'installe sur les berges du fleuve Oyapock. Pendant quinze ans, il explore Cayenne et la Guinée brésilienne, le nord de l'Amazone, et récolte près de 7 000 espèces de plantes. Entre 1765 et 1773, il explore l'Amazone.

En 1773, il finit par rentrer en France, et s'installe dans la propriété familiale située à Saint-Amand-Montrond. Il fait don de ses collections botaniques au Muséum d'histoire naturelle de Paris, où elles sont toujours conservées. En 1784, il est élu membre de l'Académie des sciences, et à partir de cette époque jusqu'à sa mort, il travaillera à mettre en ordre les notes prises lors de ses années d'exploration.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Flore raisonnée du Perou, comprenant 4,000 espèces, dont plus de 1,500 nouvelles, 6 vols., Paris, 1776, avec deux volumes d'illustrations contenant plus de 750 gravures ;
  • Les plantes de la Guyane, 1777 ;
  • Faune du Pérou, 4 vols., 1778, avec deux volumes d'illustrations ;
  • Plan de navigation libre de l'Amazone, dédié au Duc de Choiseul, 1779 ;
  • Flore de la Guyane, explication de l'herbier déposé au museum d'histoire naturelle, avec trois volumes d'illustrations, 5 vols., 1779 ;
  • Flore de l'Amazone, explication, etc., 4 vols., 1780, avec un volume d'illustrations ;
  • Grammaire de la langue Quichua ou des Incas, 1782 ;
  • Dictionnaire de la langue Quichua, 1782 ;
  • Vocabulaire des dialectes Indiens de la Guyane, 1783 ;
  • Grammaire comparée des langues Indiennes de l'Amérique du Sud 2 vols., 1784.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]