Jean-Sélim Kanaan

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Jean-Sélim Kanaan
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Biographie
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BagdadVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Jean-Sélim Kanaan (Rome, Italie, - Bagdad, Irak, ), est un diplomate des Nations unies (ONU), né à Rome, d’origine française et égyptienne, avec la triple nationalité française, italienne et égyptienne, fils d’un diplomate de l’ONU décédé avant lui, égyptien et grec-catholique, et d’une mère française et protestante.

Kanaan est mort à 33 ans, en Irak, avec Sérgio Vieira de Mello et ses collègues de mission, dans l’attentat terroriste contre le siège local de l’ONU à Bagdad le 19 août 2003.

Carrière[modifier | modifier le code]

Diplômé de Harvard, d’une intelligence et d’un courage reconnus, Jean-Sélim Kanaan fut témoin et acteur dans les pires conflits du monde. Pacifiste et humaniste, Kanaan croyait aux vertus de l’action et de la concertation, et défendit toujours ses idéaux : en Somalie, en Bosnie-Herzégovine, au Burundi, au Kosovo (où il fut “ministre des sports” dans l’administration onusienne dirigée par le Représentant du Secrétaire général des Nations unies pour le Kosovo, Bernard Kouchner), à New York et en Irak. Citoyen du monde et polyglotte, Jean-Sélim Kanaan parlait sept langues.

Kanaan, après sa mort, fut rapatrié de Bagdad en France, où eurent lieu les cérémonies funéraires, et de France en Égypte. Il a été enterré au Caire dans l’intimité familiale et amicale : « Jean Sélim, martyr de la paix et de l'humanisme. »

Jean-Sélim Kanaan était marié avec Laura Dolci Kanaan, et père d'un fils de trois semaines, Mattias-Sélim Kanaan.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En 2002, il a publié aux éditions Robert Laffont un livre où il raconte son expérience, Ma guerre à l’indifférence, préfacé par Christine Ockrent.

À titre posthume[modifier | modifier le code]

Il a reçu à titre posthume les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur lors d’un hommage rendu par la France.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]