Jean-Baptiste-Michel Bucquet

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Jean-Baptiste-Michel Bucquet, né le à Paris et mort le , est un scientifique français, chimiste, membre de l'académie des sciences, médecin distingué et censeur royal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bucquet donnait un cours privé dans son propre laboratoire, puis devint professeur de chimie et d'histoire naturelle à l'École de médecine. Une élocution facile et une excellente méthode lui attirèrent beaucoup d'élèves, parmi lesquels on ne tarda pas à remarquer Antoine François de Fourcroy, qui lui succéda et le surpassa, en convenant qu'il devait à son maître son goût et sa manière d'étudier.

Membre de l'Académie des sciences, il a conduit des recherches avec Lavoisier et le tome V des treize cahiers de laboratoire de Lavoisier a été, en partie, rédigé de la main de Bucquet qui a peu écrit.

Bucquet était destiné à faire faire de grands progrès à la science ; mais la mort l'enleva à 34 ans, le . Dans les derniers jours de sa maladie, ne trouvant de soulagement que par l'usage de l'éther sulfurique, il en prit si fréquemment et à si grandes doses, qu'il accéléra sa fin. On assure qu'il prenait par jour deux pintes d'éther et cent grains d'opium. Bucquet n'a point fait clé découvertes remarquables, mais il a beaucoup travaillé, et a préparé la révolution pneumatique.

Publications[modifier | modifier le code]

On a de lui quelques dissertations particulières insérées dans les collections académiques :

  1. Dans le recueil des savants étrangers de l'académie des sciences :
    1. Expériences physico-chimiques sur l'air qui se dégage des corps dans le temps de leur décomposition, et qu'on connaît sous le nom vulgaire d'air fixe (t. 7) ;
    2. Mémoires sur quelques circonstances qui accompagnent la décomposition, du sel ammoniac far la chaux vive, par les inaltérés métalliques et par leur chaux, relalivement aux propriétés attribuées à l'air fixe (t. 9 ) ;
    3. Analyse de la séolithe (ibid.) ;
    4. Mémoire sur plusieurs combinaisons salines de l'arsenic, en 2 parties (ibid.) ;
    5. Mémoire sur l'analyse du sang, lu à l'académie des sciences en 1774 (ibid.).
  2. Dans le recueil de la société de médecine :
    1. Mémoire sur l'analyse de l'opium.

Il a publié :

  1. Ergo digestio fdimentorum vera digestio chimica, dissertatio, Paris, in-4°.
  2. Introduction à l'étude des corps naturels, tirés du règne minéral. Paris, Jean-Th. Herissant, 1771. Les conférences données par Bucquet étaient les premières à combiner chimie et minéralogie; Un troisième volume sur les substances animales a été préparé mais n'a jamais été publié.
  3. Introduction à l'étude des corps naturels, tirés du règne végétal. Paris, Veuve Hérissant, 1773. Les résultats de l'analyse des substances végétales par la chaleur et l'extraction avec des dissolvants sont donnés. Ce travail a été loué par Fourcroy. « Ce dernier ouvrage, dit Fourcroy, était en son temps le plus complet et le plus méthodique tableau de l'analyse végétale. » ;
  4. Mémoire sur la manière dont les animaux sont affectés par les différents fluides aériformes méphitiques, 1778, in 12.
  5. Rapport sur l'analyse du rob antisyphilitique de Boyveau-Laffecteur, Paris, 1779, in-8°.

Source partielle[modifier | modifier le code]