Jan Kasprowicz

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Jan Kasprowicz
Description de l'image JanKasprowicz1901.jpg.
Naissance
Szymborze (Inowrocław) (Pologne)
Décès (à 65 ans)
Poronin
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Polonais
Mouvement Jeune Pologne

Œuvres principales

  • Poezje (1889)
  • Chrystus (1890)
  • Z chłopskiego zagonu (1891)
  • Anima lachrymans i inne nowe poezje (1894)
  • Miłość (L’Amour) (1895)
  • Krzak dzikiej róży (1898)
  • Ginecemu wiatu (1901)
  • Salve Regina (1902)
  • Ballada o słoneczniku (1908)
  • Chwile (Moments) (1911)
  • Ksiega ubogich (1916)
  • Hymny (1921)

Jan Kasprowicz, né le , mort le (à 65 ans), est un poète, dramaturge, critique et traducteur polonais parmi les plus représentatifs du mouvement littéraire de la Jeune Pologne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jan Kasprowicz naquit dans une famille modeste et illettrée à Szymborze en Prusse dans ce qui est aujourd’hui la région de Couïavie-Poméranie en Pologne. À partir de 1870, il fréquenta des lycées prussiens dans les villes d’Inowrocław, Poznań, Opole, Racibórz puis fut diplômé au Lycée Marie-Madeleine de Poznań. Il étudia la philosophie dans les universités allemandes de Leipzig et Breslau. Durant ses études, il commença à publier des articles dans diverses publications polonaises.

Son premier mariage en 1886 avec Teodozja Szymańska fut très bref. Il fut aussi arrêté et détenu par la police prussienne durant six mois pour ces engagements dans des cercles socialistes. Sorti de prison à l'âge de 28 ans, Kasprowicz partit vivre à Lwów (en Galicie autrichienne, dans l'actuelle Ukraine), où il passa 35 années. En 1893, il épousa Jadwiga Gąsowska mais celle-ci le quitta lui et leurs filles tragiquement pour partir avec l’écrivain Stanisław Przybyszewski. Il travailla par la suite comme journaliste et critique littéraire et de théâtre participant pendant deux années à la ligne éditoriale du journal le Courrier Polonais (Kurier Polski), puis quatre années entre 1902 et 1906 dans le journal Słowo Polskie. Dans le même temps, par un remarquable travail prolifique, Kasprowicz écrivit et publia ses propres travaux de poésie qui reçurent l’acclamation de la critique. En 1904, il reçut le titre de docteur de l’Université de Lwów pour ces travaux sur le lyrisme de Teofil Lenartowicz (Liryka Teofila Lenartowicza). Il prit ensuite la tête, en 1909, du département de littérature comparée fondé à son initiative. En autodidacte, Kasprowicz maîtrisait le latin et le grec ancien aussi bien que le français et la langue anglaise. Ces nombreuses traductions en polonais de textes littéraires connurent de vives reconnaissances de la part des critiques. On peut citer les traductions suivantes :

Kasprowicz était d'une santé robuste. Stanisław Lem écrivit à son sujet : « Il avait dans son comportement l'originalité d'un bohémien, la verve d'un journaliste, qui, en quelque temps, lui a permis de gagner l'argent dont il a eu besoin, lui a donné la bonne humeur d'un ami et même le sérieux professoral ». Il recevait fréquemment avec un groupe d’amis notables des invités dans des cafés ou des bars à vins de Lwów, tout particulièrement dans le bar à vins de Stadtmueller toujours présent sur la place du marché (au numéro 34).

En 1911, il se maria pour la troisième fois avec Maria Bounine, une jeune femme russe (fille de Victor Bounine, général du tsar) qu’il rencontra dans un train entre Rome et Naples durant une tournée artistique. Il devint recteur de l’Université Jean-Casimir de Lwów en 1921-22.

Dans les vingt dernières années de sa vie, Kasprowicz se rendait de plus en plus régulièrement dans les monts Tatras, puis séjourna en permanence dans sa villa Harenda située entre Poronin et Zakopane où il mourut le 1er août 1926.

monument à Jan Kasprowicz à Inowrocław, sa ville natale

Liens externes[modifier | modifier le code]