James Otis (avocat)

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James Otis
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
AndoverVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Formation
Activités
Père
James Otis, Sr. (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mary Allyn (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Mercy Otis Warren
Samuel Allyne Otis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de James Otis (avocat)
signature
James Otis burial site (36069).jpg
Vue de la sépulture.

James Otis Jr., né le à West Barnstable, dans l'actuel État du Massachusetts, mort le à Andover dans le Massachusetts, était un avocat de la colonie du Massachusetts et l'un des penseurs de la Révolution américaine. On lui attribue généralement le slogan « Taxation without Representation is Tyranny / Les impôts sans la démocratie représentative est la tyrannie ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

James Otis Jr est l’aîné des treize enfants de James Otis, un juriste, et de Mary Otis. Après ses études secondaires, il étudia les lettres classiques et la philosophie à l'Université Harvard de Cambridge dans le Massachusetts, d'où il sort diplômé en 1743. Il s'inscrit au barreau en 1748 et ouvre son cabinet d’avocat à Boston en 1750[1],[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1756, nommé procureur général auprès de la cour de la vice-amirauté de Boston[3].

En 1764, il s'oppose au Currency Act en rédigeant des pamphlets dans lesquels il énonce les principes de la Révolution américaine.

La même année , il publie « The rights of the British colonies asserted and proved / Défense et démonstration des droits des colonies britanniques »[4] dans lequel il défend les droits imprescriptibles et universels en invoquant le philosophe anglais John Locke. Il y dénonce l’esclavage et affirme les droits inaliénables des Afro-Américains à vivre libre et exige que les colons soient directement représentés au Parlement anglais, sans toutefois inciter à l'indépendance[5],[6],[7].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

En 1769, lors d'une altercation avec des loyalistes qui l'ont laissé pour mort après l'avoir battu à coup de canne, il a reçu un coup violent sur le crâne, le traumatisme va altérer progressivement ses facultés mentales[8].

Le 23 mai 1783, il décède foudroyé par un éclair[8].

James Otis Jr repose au Granary Burying Ground de Boston aux côtés de son épouse Ruth Cunningham Otis[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003, (ISBN 2262018219).

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en-US) Floy Perkinson Gates, « James Otis and Jonathan Swift: Comments upon Their Literary Relationship », The New England Quarterly, Vol. 5, No. 2,‎ , p. 344-346 (3 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Ellen Elizabeth Brennan, « James Otis: Recreant and Patriot », The New England Quarterly, Vol. 12, No. 4,‎ , p. 691-725 (35 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Joseph R. Frese, « James Otis and Writs of Assistance », The New England Quarterly, Vol. 30, No. 4,‎ , p. 496-508 (13 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) James R. Ferguson, « Reason in Madness: The Political Thought of James Otis », The William and Mary Quarterly, Vol. 36, No. 2,‎ , p. 194-214 (21 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Richard A. Samuelson, « The Constitutional Sanity of James Otis: Resistance Leader and Loyal Subject », The Review of Politics, Vol. 61, No. 3,‎ , p. 493-523 (31 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Lee Ward, « James Otis and the Americanization of John Locke », American Political Thought, Vol. 4, No. 2,‎ , p. 181-202 (22 pages) (lire en ligne),

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « James Otis | American politician », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  2. (en-US) « James Otis | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  3. (en-US) « James Otis Jr. », sur law.jrank.org (consulté le )
  4. (en) James Otis, The rights of the British colonies asserted and proved, Boston, New-England, 1764, rééd 1765, 132 p. (lire en ligne)
  5. (en-US) « Rights of the British Colonies Asserted and Proved | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  6. (en-US) « Rights of the British Colonies Asserted and Proved by James Otis – Constituting America », sur constitutingamerica.org (consulté le )
  7. (en-US) John Hope Franklin & Alfred A. Moss, From slavery to freedom : a history of African Americans, McGraw-Hill, , 436 p. (ISBN 9780072393613, lire en ligne), p. 81
  8. a et b (en-US) Erick Trickey, « Why the Colonies’ Most Galvanizing Patriot Never Became a Founding Father », sur Smithsonian Magazine (consulté le )
  9. (en) « James Otis (1725-1783) - Mémorial Find a Grave », sur fr.findagrave.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]