James Douglas Gordon

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James Gordon
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James Douglas Gordon, né à Cascumpeque près d'Alberton en 1832[2] et mort assassiné le ou le [3] à Erromango, est un missionnaire protestant écossais-canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de John Gordon et de Mary Ramsey, il est le frère cadet de George Nicol Gordon. Il décide d'aller évangéliser les Nouvelles-Hébrides après le meurtre de son frère à Erromango en 1861. Il y arrive en 1864 comme membre de l'Église presbytérienne du Canada et de la Presbyterian Church of Australia (en). En 1870, devenu missionnaire indépendant[4], il traduit le livre de la Genèse et l'Évangile selon Matthieu en erromanga[5].

Il est assassiné par un indigène le 25 février 1872[6] dans le lieu même où furent tués son frère, la femme de celui-ci et leur fils et dans les mêmes circonstances, en tentant de soigner les enfants de l'indigène. Gordon a accompagné celui-ci jusqu'à sa hutte où les deux enfants sont trouvés morts. Le père affolé accuse alors le missionnaire de sorcellerie et le tue aussitôt avec sa hachette[4].

Il est considéré comme un martyr chértien[7],[8],[9].

Le corps de James Douglas Gordon est inhumé à Dillon's Bay, la principale mission de l'île. L'église des Martyrs y est créée en 1879 et restaurée en 1968[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire biographique du Canada
  2. Ian Ross Robertson, The Prince Edward Island Land Commission of 1860, 1986, p. 210
  3. Les sources se contredisent sur le sujet. Voir par exemple : Robert W. Kirk, Paradise Past: The Transformation of the South Pacific, 2012, p. 212 ou James McKinney Alexander, The Islands of the Pacific: From the Old to the New, 1895, p. 421 (7 mars) mais Francess G. Halpenny, Jean Hamelin, Dictionary of Canadian Biography, 1966, p. 308 (25 février).
  4. a b et c Gordon, James Douglas, Dictionary of Canadian Biography, vol. X, 1871-1880.
  5. Francess G. Halpenny, Jean Hamelin , Dictionary of Canadian Biography, 1966, p. 308
  6. David Roe et Jerry Taki, Living with stones: people and the landscapes in Erromango, Vanuatu, in Archaeology and Anthropology of Landscape: Shaping Your Landscape, 2003, p. 416 écrivent qu'il a été assassiné le 7 mars 1872.
  7. A. K. Langridge, Won By Blood: The Story of Erromanga, the Martyr Isle, 1922, p. 97.
  8. David Stanley, South Pacific Handbook, 1993, p. 656.
  9. James Croil, The Noble Army of Martyrs & Roll of Protestant Missionary, 1894, p. 117

Liens externes[modifier | modifier le code]