Jacques Blondeau (graveur)

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Jacques Blondeau
Blondeau, Jacques (1655-1698) - Il card. Federico Visconti, arcivescovo di Milano.jpg
Naissance
Décès
Activité
Lieux de travail
Distinction

Jacques Blondeau[N 1], né à Anvers le et mort à Rome en 1698, est un graveur flamand baroque qui a surtout été actif en Italie au sein des Bentvueghels, où il est surnommé Weyman.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est l'élève à Anvers du graveur Frederik Bouttats le Jeune (en).

Après un séjour à Paris[1], il voyage en 1675 à Rome où il s'installe définitivement.

Il devient un membre du Bentvueghels, une association d'artistes flamands et néerlandais travaillant à Rome. Son surnom au sein de ce groupe est « Weyman » (soit « l'homme de la prairie »). Blondeau est un membre très actif de l'association et son nom apparaît deux fois dans son histoire. Il a par ailleurs écrit son nom à la craie rouge dans l'une des niches de l'église Santa Costanza où les Bentvueghels se réunissaient fréquemment : « jacobus Blondeau / alias de weymyn ». Son nom apparaît aussi sur la liste des membres de l'association qui étaient présents à l'intégration des nouveaux membres Abraham Genoels, François Moens et Pieter Verbrugghen II (en)[2]. Cet événement a notamment été mentionné par le biographe Arnold Houbraken[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Portrait de Federico Visconti, un cardinal de Rome (entre 1681 et 1698).

Il a gravé plusieurs portraits, dont celui du pape Urbain VIII et ceux de plusieurs cardinaux à Rome[2].

Lors d'un séjour à Florence, il a réalisé plusieurs gravures accompagné d'Abraham Bloemaert et de François Spierre d'après des fresques de Pietro da Cortona dans le Palazzo Pitti[4].

Il a par ailleurs réalisé une série de portraits ironiques sur les rois d'Espagne, serie icónica de los reyes de España (1685)[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Ou Jacomo Blondel, Hansje Blondeau, Jacobus Blondeau, Jean Jacques Blondeau, Jacques Blondel.
Références
  1. (nl) « Fiche de Jacques Blondeau », sur RKD (consulté le 12 avril 2016).
  2. a et b (en) « Fiche de Jacques Blondeau », sur hadrianus.it (consulté le 12 avril 2016).
  3. (nl) Arnold Houbraken, De groote schouburgh der Nederlantsche konstschilders en schilderessen, Gravenhage, J. Swart, C. Bouquet, M. Gaillard, (lire en ligne), p. 96-105.
  4. Michael Huber, Notices générales des graveurs divisés par nations, et des peintres rangés par écoles précédées de l'histoire de la gravure et de la peinture depuis l'origine de ces arts jusqu'à nos jours et suivies d'un catalogue raisonné d'une collection choisie d'estampes par M. Huber, chez J. G. I. Breitkopf, (lire en ligne), p. 217.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Bénézit, 1999, t. 1, p. 389
  • (de) Thieme-Becker, 1910, vol. 4, p. 134
  • (nl) G.J. Hoogewerff, De Bentvueghels, La Haye, 1952, p. 113, 117-132
  • (de) Andreas Beyer, Bénédicte Savoy, Wolf Tegethoff, Eberhard König, Allgemeines Künstlerlexikon : die bildenden Künstler aller Zeiten und Völker, vol. 11, 1992 (1995), p. 581 (ISBN 3-598-22741-8)
  • (de) Johann Dominik Fiorilo, Geschichte der zeichnenden Künste in Deutschland und den Vereinigten Niederlanden, t. 2, Hanovre, 1820, p. 178-189

Liens externes[modifier | modifier le code]

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