Iva Toguri D'Aquino

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Iva Toguri D'Aquino
Iva Toguri mug shot.jpg

Iva Toguri D'Aquino.

Biographie
Naissance
Décès
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Iva Ikuko Toguri D'Aquino, née le à Los Angeles et morte le à Chicago, était une citoyenne américaine d'origine japonaise qui fut une « rose de Tōkyō », une participante à la diffusion de propagande nipponne en langue anglaise par radio à destination des soldats alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après la défaite japonaise, Toguri a été détenue pendant un an par l'armée américaine avant d'être relâchée faute de preuve. Des responsables du Département de la Justice des États-Unis ont reconnu que ses émissions étaient « inoffensives », mais quand Toguri tenta de retourner aux États-Unis, l'opinion publique incita le Federal Bureau of Investigation à renouveler son enquête sur ses activités en temps de guerre. Inculpée par le bureau du procureur des États-Unis avec huit chefs d'accusation de trahison, son procès en 1949 a reconnu sa culpabilité. Le 29 septembre 1949, le jury jugea Toguri coupable sur un compte unique, le compte VI, qui mentionnait : « qu'un jour en octobre 1944, la date précise étant inconnus des jurés, elle a indiqué, à Tokyo, au Japon, dans un studio de radiodiffusion de la société de radiodiffusion du Japon, a parlé dans un microphone au sujet de la perte de bateaux ». Elle a été condamnée à 10 000 $ d'amende et à une peine de prison de dix ans. Son avocat Wayne Collins a fustigé le verdict comme étant « coupable sans preuves ». Elle a été envoyée au centre fédéral d'éducation surveillée pour femmes à Alderson, en Virginie-Occidentale. Elle a été libérée sur parole après avoir purgé six ans et deux mois, le 28 janvier 1956. Elle est allée vivre à Chicago, en Illinois. Néanmoins, en 1974, des journalistes d'investigation ont révélé que les principaux témoins avaient menti pendant leurs témoignages. Toguri a été graciée par le président américain Gerald Ford en 1977.

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