Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny

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Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny
Image illustrative de l'article Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny
Informations
Fondation
Type Grande école
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 6° 51′ 53″ nord, 5° 14′ 19″ ouest
Ville Yamoussoukro
Pays Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Région Région des Lacs
Direction
Directeur Koffi N’Guessan
Divers
Site web inphb.edu.ci

Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire

(Voir situation sur carte : Côte d'Ivoire)
Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny

L’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) est un établissement public de formation supérieure, de recherche et de production situé à Yamoussoukro en Côte d'Ivoire.

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée du site sud.

L’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny est né, par le décret 96-678 du , de la fusion de quatre établissements dans le but de réduire les coûts structurels, allouer de façon plus pertinente les moyens et les ressources des écoles et harmoniser les programmes de formation. Les établissements fusionnés constituaient, avant 1996, les Grandes écoles de Yamoussoukro: l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie (ENSA), l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP), l’Institut Agricole de Bouaké (IAB), et l’Institut National Supérieur de l’Enseignement Technique (INSET).

Accompagnant cette fusion, six nouvelles écoles sont créées au sein de l'Institut : l'Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA), l'Ecole Supérieure d’Industrie (ESI), l'Ecole Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (ESCAE), l'Ecole Supérieure des Mines et de Géologie (ESMG), l'Ecole Supérieure des Travaux Publics (ESTP), et l'Ecole de Formation Continue et de Perfectionnement des Cadres (EFCPC).

Délabrement et corruption[modifier | modifier le code]

Réhabilitation et renaissance[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, l'État de Côte d'Ivoire prend les choses en main[1] en nommant à la tête de l'INP-HB un nouveau Directeur Général, Koffi N'Guessan[2] afin de lui redonner ses lettres de noblesse. Cette nouvelle équipe entreprend des démarches pour une revalorisation du statut de l'Institut[1]. Le Contrat de désendettement et de développement (C2D)[3] signé par les gouvernements ivoirien et français, permet à l'INP-HB d'obtenir un appui certain de la France[4]. L'État de Côte d'Ivoire, prenant la pleine mesure du chantier s'investit également[5] pour consolider les acquis de l'Institut, en attendant le financement du C2D.

Structure[modifier | modifier le code]

Vue de l'agropole du site nord.

L’établissement est constitué de six grandes écoles :

  • École supérieure d'agronomie (ESA et IAB)
  • École supérieure de commerce et d'administration des entreprises (ESCAE)
  • École supérieure d'industrie (ESI)
  • École supérieure des mines et géologie (ESMG)
  • École supérieure des travaux publics (ESTP)
  • École de Formation continue et de perfectionnement des cadres (EFCPC)
  • École doctorale polytechnique (EDP)

L'Institut abrite également trois classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : biologique, technologique, commerciale. Ces classes préparent les meilleurs bacheliers aux concours nationaux et internationaux.

Ecole Supérieure de Commerce et d'Administration des Entreprises[modifier | modifier le code]

L’Ecole Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (ESCAE) assure la formation des étudiants dans le domaine du tertiaire. Cette école compte plusieurs cycles DTS (Diplôme de Technicien Supérieur) et plusieurs cycles ingénieurs dont les Etudes Comptables Supérieures (ECS).

Etudes Comptables Supérieures[modifier | modifier le code]

La filière Etudes Comptables Supérieures (ECS) fut créée dans le souci de former de hauts cadres en finance capables de concevoir des outils de contrôle de la finance et de la comptabilité, de s’impliquer davantage dans le développement de l’économie nationale voire régionale et de faire de la Côte d’Ivoire un Etat à économie moderne.

Il existe deux principales voies pour intégrer cette filière à savoir :

v La voie de la passerelle accordée aux quatre (4) meilleurs étudiants titulaires du Diplôme de Technicien Supérieur (DTS) en finance comptabilité délivré par l’INP-HB au terme de trois (3) ans de formation ;

v la voie de concours au terme de deux (2) années de classes préparatoires commerciales. Cependant depuis l’année académique 2014 - 2015, ce concours a été ouvert aux étudiants (ayant au minimum un BAC+2 en finance comptabilité) venant des autres grandes écoles de la Cote d’Ivoire.

Une Formation Exceptionelle[modifier | modifier le code]

La formation en ECS, d’une durée de 3 ans, est assurée par un corps professoral hautement qualifié. En effet, celui-ci a en son sein des experts comptables stagiaires et diplômés pour les techniques comptables approfondies, des professeurs agrégés pour les techniques quantitatives de gestion et des enseignants titulaires d’un niveau minimum doctorat de 3ème cycle pour les matières juridiques et littéraires.

Par ailleurs, cette formation se fait en deux (2) étapes :

v  D’une part, un enseignement théorique général pluridisciplinaire et des séminaires professionnels fondés sur une pédagogie active dispensés par le corps professoral de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët Boigny (INP-HB), des enseignants détachés par l’Institut National des Techniques Economiques et Comptables (INTEC) de Paris et des chefs d’entreprises et professionnels du secteur,

v  D’autre part, un stage professionnel en entreprise d’une période d’au moins six (6) mois au cours de la troisième année.

Elle est sanctionnée par la soutenance d’un mémoire de fin de cycle du Diplôme du Second cycle des Etudes Comptables Supérieures (DSC-ECS).

Il faut noter que depuis la création de l’INPHB, les ECS, tout en demeurant une voie sure vers l’expertise comptable, ont pris une option beaucoup plus générale à travers la modification de leur programme pour étendre les compétences des diplômés à tous les secteurs d’activités tertiaires.

Des domaines de compétences pluriel[modifier | modifier le code]

Le produit ECS, de par sa formation, sa culture et son ouverture d’esprit, peut appréhender et résoudre les problèmes des organisations par la prise de décisions efficientes et utiles à leur croissance. C’est ainsi qu’il est apte à occuper divers postes selon qu’il intervient en cabinet, en banque, en bourse ou en entreprise :

v Cabinet : audit, expertise, conseil juridique et fiscal, audit informatique …

Banque : contrôle financier, contrôle interne, analyse financière, conseil clientèle… 

Bourse : gestion et intermédiation boursières, …

Entreprise : contrôle de gestion, direction administrative et financière, direction commerciale, audit interne, administration des ventes…

Avec plus de trois cents (300) diplômés actifs, les ECS constituent aujourd’hui à tout point de vue l’une des plus grandes satisfactions du système éducatif ivoirien. En effet, le Diplôme des Etudes Comptables Supérieures se positionne aujourd’hui comme le plus compétitif, le plus sûr et le plus prisé de sa catégorie. Plus de 35% des membres de l’ordre des experts comptables en Côte d’Ivoire sont des « purs produits ECS ».

l'Association des Etudiants des Etudes Comptables Supérieures (AE-ECS)[modifier | modifier le code]

En sus de leur formation exceptionnelle, les élèves ingénieurs en ECS ont créé une association forte et dynamique dénommée Association des Etudiants en Etudes Comptables Supérieures (AE-ECS). Elle a pour but :

v d’apporter un soutien matériel et académique à ses membres durant leur formation,

v de favoriser les relations entre étudiants,

v de proposer un service d’insertion de ses membres dans les entreprises par l’intermédiaire des anciens diplômés ECS réunis au sein de l’Association des Anciens des Etudes Comptables Supérieures (2A-ECS),

v de maintenir et de développer le label ECS tant sur le plan national qu’international,

v d’initier les membres à la connaissance et aux pratiques de la vie professionnelle par la participation aux travaux de la Junior Entreprise des Etudes Comptables Supérieures (JE-ECS).

Pour une administration plus rigoureuse et décentralisée de ses activités, l’Association des Etudiants des Etudes Comptables Supérieures (AE-ECS) a créé cinq (5) clubs dont les missions sont les suivantes :

v  le club Junior-Etudes Conseils (J-ECS) est la Junior Entreprise des Études Comptables Supérieures. Son but est d’initier les étudiants à la vie en entreprise. Ainsi, celui-ci offre aux entreprises ses compétences dans différents domaines (la comptabilité, l’audit, la finance, etc.). A cet effet, il a, au cours de ses missions, réalisé entre autres la conception de manuels de procédures pour l’amélioration du contrôle interne, l’analyse de la structure des coûts et l’établissement de plans stratégiques de développement pour certaines coopératives ;

v  le club Junior Bourse Challenge (JBC) qui s’occupe de la gestion administrative et technique du premier jeu de simulation boursière sur internet de la sous-région dénommé « Junior Bourse Challenge ». Ce jeu concours a pour objectif d’initier les étudiants de la Côte d’Ivoire voire de l’UEMOA, aux techniques boursières et à l’investissement sur le marché boursier ;

v  le club Information-Promotion maintient et développe la renommée des ECS tant sur le plan national qu’international à travers des journées carrières, des tables rondes et la publication du magazine des ECS dénommé « Expert Mag » ;

v  le club Etudes-Conseils se charge d’aider les étudiants à avoir une forte valeur ajoutée en organisant à leur faveur des séances de formation, des séminaires professionnels, des conférences débats. De plus, ce club a pour mission de guider les étudiants dans la recherche des stages ;

v  le club Culture-Loisirs qui a la charge d’organiser le DINER DU LEADER, favorise l’épanouissement des membres de l’association à travers diverses activités culturelles et sportives (dîner du leader, journée sportive dans le cadre estudiantin, visites à caractère culturel, excursion, ...) ; tout ceci dans l’optique de promouvoir le label des Etudes Comptables Supérieures.

L’Association des Etudiants des Etudes Comptables Supérieures (AE-ECS) regroupe l’ensemble des étudiants inscrits en ECS. Elle est administrée par un conseil de gestion constitué de :

v  Un président ;

v  Un secrétaire général ;

v  Un trésorier ;

v  Un commissaire aux comptes ;

v  Cinq (5) présidents de clubs.

Pour mener à bien sa mission, l’AE-ECS bénéficie du soutien des diplômés regroupés au sein de l’Association des Anciens des Etudes Comptables Supérieures (2A-ECS).

Relations internationales[modifier | modifier le code]

En 2012, L'Institut met en place une politique d'ouverture à l'international[6] qui le conduit a l'obtention du label de Centre d’Excellence Régional de l’Uemoa[7]. Des partenariats scientifiques et académiques sont aussi signés avec des pays, des entreprises, des organisations[8] et des établissements internationaux. L'objectif étant de renforcer sa visibilité sur le plan national et international[9], de mettre à la disposition des entreprises des étudiants mieux formés et de permettre aux enseignants d’effectuer des recherches afin d’accroître la compétitivité des secteurs agronomique, industriel et minier. La coopération bilatérale avec les grandes écoles étrangères[10] favorise entre autres les échanges d'étudiants, et la co-diplomation de la formation entre l'INP-HB et ses partenaires[11] outre-Atlantique.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]