Incendie de Notre-Dame de Reims (1481)

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Incendie de Notre-Dame de Reims (1481)
Type Incendie
Pays Royaume de France Royaume de France
Localisation Cathédrale Notre-Dame de Reims
Coordonnées 49° 15′ 13″ nord, 4° 02′ 02″ est
Date 24 juillet 1481
Résultat destruction du toit et de la charpente, du clocher centrale et du clocher de l'ange

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Incendie de Notre-Dame de Reims (1481)
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Incendie de Notre-Dame de Reims (1481)

L'incendie de Notre-Dame de Reims de 1481 est le premier incendie de l'actuelle cathédrale Notre-Dame de Reims. Un second incendie a lieu le 19 septembre 1914.

Contexte[modifier | modifier le code]

La cathédrale carolingienne ayant été détruite par un incendie, pendant la première décennie des années 1200[1], la construction de l'actuelle cathédrale débute au mois de mai 1211[1],[2].

Depuis 1435[2], des travaux de rénovation de la toiture sont en cours[2],[3], dirigés par un certain Collard de Givry, qui décède en 1452[2].

Chronologie[modifier | modifier le code]

L'incendie se déclare le 24 juillet 1481[2],[3] entre 11h et midi, lorsque Jehan et Rémi Legoys[3], plombiers[2] chargés du plomb de la toiture, oublient d'éteindre un fourneau, situé dans les combles de l'édifice[2],[3] avant de quitter leur poste. En peu de temps la charpente s’enflamme.

Dés l'apparition de fumée, l'alerte est donnée. Le plomb fondu commence à couler le long des murs et se répand dans les rues attenantes à la cathédrale.

De leurs cotés, les rémois, décident d’amener de nombreux seaux remplis d'eau et de sauver les reliques.

Au début de l'après midi, un certain Nicolas le Membru est mandaté pour aller prévenir le roi Louis XI.

Vers 21h, le feu, qui s’amenuisait au cours de la journée, regagne en intensité, terminant de détruire la toiture[3].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'incendie détruit le toit dans son intégralité mais aussi le clocher central[2],[3], son horloge[2] et ses dix cloches, le clocher de l'ange, les pavillons du transept et leurs pierres[2],[3] ceux des croisillons sont fortement endommagés[3]. Le plomb fondu détruit plusieurs vitraux[2].

Le 25 juillet 1481, le chapitre cathédral des chanoines de Reims, condamne les deux ouvriers à être incarcérés à la prison de Laon.

Ultérieurement Louis XI décidera de les gracier, requête que le chapitre rejettera[3].

Réactions[modifier | modifier le code]

Le roi Charles VIII initie un impôt sur le sel afin de financer la reconstruction de la cathédrale.

Ayant appris la nouvelle, le jour même de l'incendie, Louis XI, fou de rage, désigne les chanoines comme responsables.

Ses derniers se réunissent le lendemain et prennent la décision de demander au roi de son aide pour la reconstruction.

Le 29 juillet le chapitre donne une procession en commémoration du récent événement, ou son réunis les Châsses de saint Nicaise, saint Rigobert, saint Calixte, de sainte Eutrope ainsi que diverses autres reliques[3].

Lors de son sacre[2],[3], qui a lieu en 1484[2], Charles VIII est profondément bouleversé quant à l'état de la cathédrale[3].

Reconstruction[modifier | modifier le code]

Afin d'entreprendre la reconstruction, le chapitre lance une importante quête. Les principaux mécènes sont les évêques Geoffroy Soreau, Charles de Roucy et Charles de Luxembourg, mais aussi Charles d'Orléans, comte d’Angoulême, qui offre une importante quantité de bois, ou encore, un certain chanoine Gobin, qui fait don de tout ses biens.

Les premiers travaux commencent. Le plomb est de nouveau fondu, pour être transformé en bandes afin d’être apposés sur la maçonnerie des voûtes et sur le toit.

En 1483, un devis est fait auprès du charpentier Collart-Lemoyne, toutefois la somme nécessaire pour la restauration reste trop élevé[3]. Bien qu'il eu promit de financer la reconstruction de la cathédrale, Louis XI n'en fera rien.

Peu après son couronnement, Charles VIII, prend en charge le problème en instaurant un impôt sur le sel[2],[3], pour une durée de huit ans. Initiative que poursuit son successeur Louis XII[2].

En hommage à la royauté, des fleurs de lys sont érigées sur la crête du toit et le chevet est décoré de l'écu de France moderne[2].

Toutefois les travaux sont interrompus en 1516[2],[3], faute de moyens[2]. Les multiples flèches initialement prévue ne seront jamais construites[2],[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Patrick Demouy, Notre-Dame de Reims, sanctuaire de la monarchie sacrée,CNRS Éditions, 1995, page 14 à 20

Daniel Pellus, Reims 1000-1600, Six siècles d’événements, Éditions Fradet, 2007

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Patrick Demouy, « Genèse d'une cathédrale royale », Historia,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Demouy, Patrick, 1951- ..., Notre-Dame de Reims : sanctuaire de la monarchie sacrée, Caisse nationale des monuments historiques et des sites, (ISBN 2-271-05258-0, 978-2-271-05258-2 et 2-85822-137-5, OCLC 464192353, lire en ligne), page 14 à 20
  3. a b c d e f g h i j k l m n o et p Pellus, Daniel., Reims, 1000-1600 : six siècles d'événements, D. Fradet, (ISBN 978-2-909952-19-2 et 2-909952-19-3, OCLC 228783193, lire en ligne)