Image d'Épinal

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Panneau indiquant la direction de l'Imagerie d'Épinal.

Une image d'Épinal est une estampe au sujet populaire et de couleurs vives. L'imagerie employait des artisans graveurs sur bois, sur métal, puis sur pierre, des enlumineurs, dessinateurs et caricaturistes. Vendues autrefois par des colporteurs, les images d'Épinal doivent leur nom à Jean-Charles Pellerin, qui fut le premier imprimeur à éditer en série ce type d'image, et qui habitait la ville du même nom.

Histoire des images d'Épinal[modifier | modifier le code]

Si l'imprimerie populaire, en feuille volante, est née à Paris grâce aux différents procédés techniques que sont la xylographie, puis au XVIIe siècle la gravure sur cuivre et enfin la lithographie, à Épinal la lithographie s'impose vers 1850. À la fin du XVIIIe siècle, il existe différents centres importants d'iconographie essentiellement religieuse (Orléans, Rennes, Chartres). Avec la Révolution française, les images traditionnelles perdent de leur intérêt et un mouvement s'effectue vers l'Est de la France.

Un entrepreneur spinalien, Jean-Charles Pellerin, à l'origine un fabricant de cartes à jouer, va s'imposer à partir de 1809 et donner à son imagerie une impulsion qui lui permet de résister au temps, à la concurrence et qui donne le nom d'image d'Épinal à l'image populaire. Un important ressort de cet élan est la construction du mythe napoléonien auquel participe son imagerie, par l'édition des séries d'images à la gloire du Premier Empire, des ses soldats à son chef.

Devinettes d'Épinal[modifier | modifier le code]

Parmi la production de l'Imagerie d'Épinal, on trouve, éditées à partir de 1896[1], les « devinettes ». Le but du jeu consiste à rechercher un objet caché. Très souvent, il convient de retourner l'image tête-bêche pour le voir plus facilement. L'image est accompagnée d'un texte explicatif sur la nature de l'objet ou du personnage à découvrir. Ces devinettes étaient éditées sous la forme de petites images que l'on distribuait aux enfants sages, comme des bons points. De nombreuses marques autant que des commerçants se servirent de ces planches d'images pour faire leurs réclames. Un dessin animé pour la télévision intitulé « Les Devinettes d'Épinal », reprenant les images de Jean-Charles Pellerin, a été diffusé en 1982 sur Antenne 2[2].

L'expression « image d'Épinal »[modifier | modifier le code]

L'expression « image d'Épinal » a pris au fil du temps un sens figuré, qui désigne une vision emphatique, traditionnelle et naïve, qui ne montre que le bon côté des choses. Synonyme : cliché.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Fabrication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martine Sadion, « Devinettes », C'est une image d'Épinal, pp. 190-191.
  2. Dans l'émission Récré A2, durant soixante épisodes.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Perrout, Trésor des images d'Épinal, Jean-Pierre Gyss, 1985 (ISBN 2-902912-47-1).
  • Dominique Lerch, Imagerie populaire en Alsace et dans l'Est de la France, Nancy, P.U.N., 1992.
  • Mireille-Bénédicte Bouvet, « Imagerie d'Épinal : de l'industrie imagerie au symbole », Annales de l'Est n° spécial, Épinal. Du château à la préfecture 2000, pp.  221-244.
  • C'est une image d'Épinal, Catalogue du musée de l'Image, n°18 (exposition du 18 mai 2013 au 16 mars 2014) (ISBN 2-912140-19-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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