Iakov Bloumkine

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Yakov Blumkin
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Iakov Grigorievitch Bloumkine (russe : Яков Григорьевич Блюмкин, ukrainien : Яків Григорович Блюмкін ; né en 1898 et décédé le 3 novembre 1929, est un militant de la gauche socialiste puis bolchevique, agent de la Tchéka et du GPU (Guépéou). Espion et aventurier, il est surtout connu comme étant l'assassin de Wilhelm Mirbach et de Boris Savinkov. (cf Soljenitsîn "L'archipel du Goulag"[réf. incomplète])

Biographie[modifier | modifier le code]

Il faut préciser en quoi Bloumkine est coupable : On n'est pas sûr qu'il faisait partie des quatre personnes qui ont poussé Boris Savinkov du quatrième étage de la Loubianka. On ne connaît avec certitude que le nom de l'un des quatre "pousseurs" : Arthur Schrubel, qui comme le procureur Krylenko fut condamné au Goulag à la fin des années 30 lorsque Staline décida de se débarrasser en 37-38 des bolcheviques de la première génération, ceux qui étaient au parti avant 1920.

En 1937 Scrubel, ancien tchékiste, avoua peu avant sa mort au camp de la Kolyma avoir donc poussé Savinkov lui-même avec l'aide de trois autres tchékistes[1]. Bloumkine, ancien socialiste-révolutionnaire devenu bolchevique et tchékiste, rendait visite à Savinkov en prison, ce qui supposait un grand nombre d'autorisations. L'objet de ces visites est incompréhensible si on ne revient pas en arrière au moment du procès de Savinkov[Mal dit] : Savinkov revenait de l'étranger,où il était très populaire chez les socialistes allemands tout particulièrement, mais aussi les socialistes de la tendance Marceau Pivert en France, et des socialistes britanniques. Bref, son procès était suivi de près par des journalistes étrangers. On ne pouvait donc pas le condamner à mort comme on le faisait des SR[Quoi ?] à l'époque. La sentence ne fut que de cinq ans, absolument dérisoire pour l'Union Soviétique. Mais l'objectif était donc bien de se débarrasser de lui.

Lors de la mort de Savinkov, on a trouvé dans sa cellule une lettre dans laquelle il disait qu'il allait se suicider. Son propre fils, Lev Borissovitch Savinkov, a cru à l'authenticité de la lettre disant : "Ce sont les expressions de mon père". Donc on ne sait pas si Bloumkine a lui-même poussé Savinkov, mais les visites quotidiennes de Bloumkine à Savinkov dans sa cellule alors que personne n'avait droit aux visites s'expliquent par le fait que Bloumkine devait "attraper le style de Savinkov" comme il l'a lui-même confié à Iakoubovitch sous le sceau du secret.

En 1967 Soljenitsîn parle de ses soupçons à Iakoubovitch qui lui dit : "alors Bloumkine ne s'était pas vanté, et moi qui le prenais pour un hâbleur !" et il a précisé les derniers points qui manquaient au grand écrivain. (note 39, p. 266)

Iakov Bloumkine fut exécuté en tant que trotskiste.

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Soljénitsîn, note 39 de la page 266 de l'archipel du Goulag, édition du Seuil, 2ème trimestre 1974). Dans la suite de cette note qui continue, page 267, Soljenitsîn rappelle des éléments reconnus par les autorités soviétiques de l'époque

Voir aussi[modifier | modifier le code]