Büyükada

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Büyükada
Πρίγκηπος (tr)
Splendid Palace Hôtel à Büyükada, bâti en 1908
Splendid Palace Hôtel à Büyükada, bâti en 1908
Géographie
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Localisation mer de Marmara
Coordonnées 40° 50′ 13″ N, 29° 08′ 48″ E
Superficie 5,4 km2
Point culminant 203
Administration
Région Marmara
Province Istanbul
Démographie
Population 7 335 hab. (2000)
Densité 1 358,33 hab./km2
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Büyükada
Büyükada
Îles en Turquie

Büyükada (« Grande Île » en turc ; Πρίγκηπος Prinkipos ou Prinkipo en grec, signifiant « Prince » or « Principal ») est la plus grande (5,4 km2) des neuf îles constituant les îles des Princes dans la mer de Marmara, à proximité d'İstanbul.

Géographie[modifier | modifier le code]

Büyükada est composée de deux collines. La plus proche de l'embarcadère de ferries, İsa Tepesi (colline de Jésus en turc, ancien Hristos en grec), est dominée par un ancien orphelinat grec, un imposant bâtiment en bois aujourd'hui très dégradé. Dans la vallée entre les deux collines se trouvent l'église et le monastère de Ayios Nikolaos et un ancien champ de foire Luna Park.

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison habitée par Léon Trotski (1929-1933)

Un couvent de Büyükada accueillit les impératrices byzantines Irène, la mère de Constantin VI, Euphrosyne, sa fille, Théophano, Zoé, Anne Dalassène et Marie d'Alanie pendant leur exil[1].

Parmi les constructions historiques à Büyükada, on peut citer l'église et le monastère Aya Yorgi datant du VIe siècle, l'église Ayios Dimitrios et la mosquée Hamidiye construite par Abdul Hamid II au XIXe siècle.

Pendant la période byzantine, le pouvoir en place exilait de force des princes déchus, à Büyükada et dans le reste des îles des Princes[2].

Au XIXe siècle, à la fin de la période ottomane, des riches familles juives, turques, grecques et arméniennes construisirent des riches maisons, notamment dans le sud de l'île ; les yalis, dont le nom signifie littéralement « maisons au bord de l'eau »[2]. En 1846, une liaison en ferry à vapeur avec Istanbul se mit en place, et les îles des Princes devinrent populaires auprès des habitants d'Istanbul, qui utilisent alors les yalis comme résidence d'été[2].

La princesse Fahrelnissa Zeid naquit sur cette île en 1901.

Léon Trotski resta quatre ans à Büyükada, première étape de son exil de l'Union soviétique en février 1929[3],[2]. Il fut assigné à résidence dans l'ancienne demeure du banquier grec Konstantinos Iliasko, aujourd'hui abandonnée et en ruines ; c'est là qu'il y écrivit Histoire de la révolution russe[2].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La population de l'île s'élève aujourd'hui à quelque 7 000 personnes[4]. Comme sur les huit autres îles des Princes, les véhicules motorisés — à l'exception des véhicules de service — y sont interdits. Les visiteurs peuvent explorer l'île à pied ou à vélo (il y a de nombreux magasins de location de vélos), mais également en carrioles à cheval phaéton, qui fonctionnent comme des taxis, offrant également des visites guidées autour de l'île[5] ; on en compte environ 250 sur l'île[2].

Les ferries qui rejoignent Büyükada partent de Bostancı, Kartal et Maltepe sur la rive asiatique, et de Kabataş du côté européen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Büyükada: An Hour Away But Worlds Apart", theguideistanbul.com, accédé le 2014-03-10
  2. a, b, c, d, e et f Etienne Brouillard, Îles de rêve sans voitures : 34 îles en Europe et 10 îles en France, Hachette Tourisme, , 192 p. (ISBN 978-2-01-244069-2)
  3. Trotski (Robert Service)
  4. Liesl Schillinger, « A Turkish Idyll Lost in Time », New York Times,‎ (lire en ligne)
  5. Marcel Robert, Îles sans voitures, 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]