Histoire de la Caroline du Sud

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La Caroline du Sud fut peuplée par des colons français Huguenots dès 1562 lors de la création de la Floride française. Ils fondèrent Charlesfort, puis Fort Caroline, pour défendre cette colonie éphémère (1562-1565). La Caroline est créée dès 1663 par des émigrés de la Barbade, à la mort d'Olivier Cromwell, lors de la restauration catholique, le roi Charles II d'Angleterre accordant une charte à ses partisans[1] qui fondent une Compagnie privée, dont le premier gouverneur arrive en 1664, mais qui végète.

En 1704 des huguenots s'installent plus loin. Leurs terres sont divisées en deux en 1711. À partir de 1710, la Caroline du Nord, qui n'a 6 000 habitants, commence à grandir, avec une population de 43 000 en 1749, soit sept fois plus, dont beaucoup d'Écossais chassés par les Highland Clearancesans[1]. Entre temps, la rébellion de Culpepper en 1677, et la rébellion de Quaker-led-Cary en 1708 et la guerre indienne de Tuscarora entre 1711 et 1713, ou de nombreux raids de piraterie déchirent la colonie, comme c'est aussi le cas en Virginie. À cause de ces tensions religieuses et sociales, l'Angleterre supprime les chartes dès 1686 pour transformer la Nouvelle-Angleterre en dominion, administrée par un gouverneur nommé et révocable par le roi. Mais les assemblées continuent.

La Caroline est séparée en deux en 1729 après la première grande révolte noire. Les protestants vont au Nord. La Caroline du Sud aux origines irlando-barbadaise depuis 1664, fut l'une des premières à pratiquer la traite des esclaves indiens. Dès 1720 près de 65 % de la population était constituée d'esclaves. C'est même 90 % en 1728, quand les 28 000 Noirs de l'ethnie Gullah se révoltent et menacent de tuer les 3 000 blancs. Repliés au Fort Antoine, ils sont repris par des troupes de Jamaïque. Les évadés sont cachés dans les villages séminoles à qui ils transmettent la connaissance du riz de Sierra Leone. Nouvelle révolte noire en 1739, la rébellion de Stono (incendie de sept plantations, meurtre de 20 blancs et fuite du gouverneur William Bull), puis en 1741 [2]. Les blancs embauchent des vigiles à tour de bras. Une loi de la Caroline du Sud prononce une amende de 100 livres sterling contre le maître qui apprend à lire à ses esclaves.

Vers 1750, la guerre contre les esclaves est déjà gagnée. Les deux Carolines comptent 100 000 habitants, autant que la Virginie. La traite passe par l'île africaine de Bunce, en Sierra Leone, où la firme anglaise Grand, Sargent and Oswald achète des esclaves de l'ethnie Gullah, celle d'Oncle Bens, pour approvisionner le plus riche planteur en riz et futur représentant de la colonie Henry Laurens, qui exporte du bois (acheté au Piémont des Appalaches en échange de riz) par Charleston, devenu le plus grand port du Sud[3]. Les plantations de riz, introduites par les noirs évadés vers 1730, rivalisent avec celles de tabac, et nourrissent les nombreux colons du Piémont des Appalaches. Certains immigrants d'origine irlandaise et allemande préfèrent aller vers le nord-ouest, en Virginie, dans la vallée de Shenandoah.

Une petite communauté d'origine suisse a tenté de s'installer au bord du fleuve Savannah en 1732 à Purrysburg, mais elle est devenue une ville fantôme.

Notes et références[modifier | modifier le code]