Harhoura

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Harhoura
(ar) هرهورة
Harhoura
Sidi El Abed, une localité de Harhoura.
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Rabat-Salé-Kénitra
Préfecture Préfecture de Skhirate-Témara
Maire
Mandat
Mohamed Faouzi Benallal
2021
Code postal 12000
Démographie
Population 15 361 hab. (2014)
Densité 1 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 57′ 00″ nord, 6° 55′ 48″ ouest
Superficie 12 km2 [1]
Divers
Site(s) touristique(s) Grottes d'El mnasra
Localisation

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Harhoura

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Harhoura est une petite agglomération balnéaire et résidentielle marocaine[2], située en bordure de l'océan Atlantique, juste au sud de Rabat, la capitale. Elle fait partie de la préfecture de Skhirate-Témara, au sein de la région Rabat-Salé-Kénitra.

Depuis le découpage administratif de 1992, Harhoura a le statut de commune urbaine[3]. Auparavant, son territoire dépendait de la commune de Témara.

Elle a connu, de 1994 à 2004 (années des derniers recensements), une hausse de population, passant de 6 386 à 9 245 habitants.

Le premier président du conseil municipal de Harhoura est Mohamed Mehdi Benbouchta. L'actuel président est Mohamed Faouzi Benallal.

Site archéologique[modifier | modifier le code]

La commune de Harhoura est connue aussi par ses grottes préhistoriques, El Harhoura I et II[4], qui a notamment livré les plus anciennes parures dont une pendeloque[5] ; également une mandibule atérienne dans El Harhoura I[6]. Des fouilles sont entreprises par A. Debénath à partir de 1979 sur El Harhoura I puis II[7]. Le niveau I de El Harhoura I est daté de 25580 ±130 ans à 41160 ± 3500 ans[8].

Harhoura I[modifier | modifier le code]

Harhoura I, ou grotte Zourah, a été découverte en 1976 à l'occasion de la construction d'une maison, et fouillée à partir de 1977. La grotte s'étend sous deux maisons - mais à la date de 2004 seule la zone correspondant à l'une des maisons a été fouillée soit environ 100 m². Quatre niveaux d'occupation ont été trouvés. Le niveau 0, directement sur la roche du fond, contient des blocs d'effondrement et très peu d'outils lithiques, de facture grossière : galets à rares enlèvements. Les niveaux 1 et 2 sont atériens : là aussi, peu d'outils lithiques mais une faune importante et diversifiée, et plusieurs structures d'habitat : ensembles d'empierrements faits de cailloux de grès de dimensions sensiblement égales. La couche 2 a livré une amulette et une canine humaine.
Le niveau 3, lieu d'inhumation néolithique, a livré un squelette en bon état de conservation et 14 autres très fragmentaires ; certains étaient recouverts de pierres. Là encore, peu d'outils lithiques.
L'absence d'atelier de taille[9] et de foyer suggère que le lieu n'était pas utilisé comme habitation permanente mais comme lieu de passage, par exemple pour la chasse[10].

Harhoura II[modifier | modifier le code]

André Debénath découvre ce lieu en 1976 lors d'une prospection, semble-t-il après la découverte d'Harhoura I[9], à 200 m au nord de cette dernière[11]. Elle est fouillée dans un premier temps par Debénath en 1978 ; puis à partir de 1996 par Hajraoui et Debénath, ce dernier remplacé depuis 2000 par R. Nespoulet. Un sondage de Debénath dans les années 1970 donné quatre couches :

  • Couche I (au-dessus) : sédiments remaniés, sur 20 cm d'épaisseur[12].
  • Couche II : correspondant à un amas coquillier (kjoekenmoedding) sur 1 m d'épaisseur, une fosse y a été creusée par les Néolithiques ; quatre squelettes de Néolithiques y ont été trouvés, datés à environ 5321 à 4363 BC, dont deux lors des fouilles des années 1990 et dont les moulages sont exposés au musée archéologique de Rabat ; en 2001 ont également été trouvés un crâne isolé et quelques fragments d'os[13].
  • Couche III : sur environ 70 cm d'épaisseur moyenne qui peuvent être divisés en deux niveaux, elle contient une industrie de type épipaléolithique et de gros blocs d'effondrement.
  • Couche IV : 1 m d'épaisseur, probablement atérienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La commune Harhoura »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), conseil régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (consulté le 24 avril 2018).
  2. Zineb El Ouilani, « Harhoura: le président de la commune devant la justice pour insultes racistes », le360.ma,‎ (lire en ligne).
  3. Abdelwahed Rmiche, « Harhoura : La protection des sites naturel et historique s'impose », Le Matin,‎ . « lien brisé »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  4. Mohamed Abdeljalil El Hajraoui, Le Paléolithique du domaine mésetien septentrional. Données récentes sur le littoral : Rabat, Témara et la Mamora, Rabat, Université Mohamed V (thèse de doctorat d’État), 2004, 347 p. (lire en ligne [PDF]), p. 16, 23.
  5. Hajraoui 2004, p. 24.
  6. Hajraoui 2004, p. 31.
  7. Hajraoui 2004, p. 198.
  8. Hajraoui 2004, p. 201.
  9. a et b Hajraoui 2004, p. 212.
  10. Hajraoui 2004, p. 213.
  11. Coordonnées d' Harhoura II : 33° 57′ 08,7″ N, 6° 55′ 32,8″ O.
  12. Hajraoui 2004, p. 214.
  13. Hajraoui 2004, p. 215.