Habib Ben Ali

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Habib Ben Ali
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Biographie
Naissance
Décès
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TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie

Habib Ben Ali, également connu sous le nom de Moncef El Habib Ben Ali, né le et mort le [1] à Tunis, est un criminel tunisien et le frère[2] de l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.

Activités[modifier | modifier le code]

En France, son fief se situe à Belleville d'où il gère le trafic de stupéfiants ainsi que d'autres activités délictueuses (proxénétisme, racket, etc.). Il a également possédé des cafés, des pizzerias, des biens agricoles et immobiliers ainsi que des sociétés d'import-export dans l'informatique et les voitures de luxe[3].

Procès et condamnation[modifier | modifier le code]

Il est condamné par contumace, dans le cadre de l'affaire dite de la couscous connection, le 30 novembre 1992, à dix ans de prison et à l'interdiction définitive d'accès au territoire français par la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris[4]. Il lui est reproché d'avoir transporté de l'argent provenant d'un trafic international d'héroïne et de cocaïne entre les Pays-Bas, la France et la Tunisie[5],[6] alors que son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, dénonce une « manipulation politique » répétant qu'il n'avait « aucune preuve matérielle » que Moncef ait participé au « blanchiment » d'argent[7]. De plus, Moncef ne s'est pas présenté lors de son procès qui avait débuté le 17 novembre[8].

À la suite de la révolution de 2011, plusieurs autres membres des familles Ben Ali et Trabelsi sont arrêtés et poursuivis en justice.

Disparition[modifier | modifier le code]

Le 15 mai 1996, celui-ci est retrouvé mort sans avoir purgé sa peine dans un appartement de Tunis « dans des circonstances toujours non élucidées » de manière officielle[9],[10]. Sadri Khiari prend en compte l'hypothèse de l'assassinat[10]. Il est enterré le même jour[11] au cimetière de Hammam Sousse[1].

Le corps est exhumé le pour être autopsié[1],[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Wafa Sdiri, « Tunisie : Exhumation du corps de Moncef Ben Ali sous une haute surveillance sécuritaire », Tunisie numérique, 3 mai 2012
  2. Christophe Ayad, « L'encombrante belle-famille de Ben Ali », Libération, 29 mars 2008
  3. Lise Garon (préf. Robert Ménard et Jacques Zylberberg), Le Silence tunisien : les alliances dangereuses au Maghreb, Montréal, Harmattan, , 297 p. (ISBN 978-2-8948-9040-0, OCLC 39354636), p. 158
  4. « La couscous connection », Le Monde, 3 novembre 1995
  5. Gilles Smadja, « La drogue de Belleville mène à la mafia », L'Humanité, 16 novembre 1992
  6. « Impliqué à Paris dans un réseau de trafic de drogue, le frère du président tunisien a été condamné par défaut à dix ans de prison », Le Monde, 2 décembre 1992
  7. « Après la condamnation de son client, l'avocat de Habib Ben Ali dénonce une " manipulation politique " », Le Monde, 3 décembre 1992
  8. Philippe Broussard, « Le frère du président tunisien inculpé d'infraction à la législation sur les stupéfiants. M. Habib Ben Ali ne s'est pas présenté au procès de la couscous connection », Le Monde, 19 novembre 1992
  9. Ahmed Bennour et Slim Bagga, « Tunisie : menaces de mort contre des opposants », Le Matin, 24 décembre 2009
  10. a et b Sadri Khiari, « De Wassila à Leïla, Premières dames et pouvoir en Tunisie », Politique africaine, no 95, octobre 2004, p. 55-70
  11. a et b « Tunisie. Moncef Ben Ali est-il mort empoisonné ? », Kapitalis, 3 mai 2012