Habib Ben Ali

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Habib Ben Ali
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie

Habib Ben Ali, également connu sous le nom de Moncef El Habib Ben Ali, né le et mort le [1] à Tunis, est un criminel tunisien et le frère[2] de l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.

Activités[modifier | modifier le code]

En France, son fief se situe à Belleville d'où il gère le trafic de stupéfiants ainsi que d'autres activités délictueuses (proxénétisme, racket, etc.). Il a également possédé des cafés, des pizzerias, des biens agricoles et immobiliers ainsi que des sociétés d'import-export dans l'informatique et les voitures de luxe[3].

Procès et condamnation[modifier | modifier le code]

Il est condamné par contumace, dans le cadre de l'affaire dite de la couscous connection, le , à dix ans de prison et à l'interdiction définitive d'accès au territoire français par la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris[4]. Il lui est reproché d'avoir transporté de l'argent provenant d'un trafic international d'héroïne et de cocaïne entre les Pays-Bas, la France et la Tunisie[5],[6] alors que son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, dénonce une « manipulation politique » répétant qu'il n'avait « aucune preuve matérielle » que Moncef ait participé au « blanchiment » d'argent[7]. De plus, Moncef ne s'est pas présenté lors de son procès qui avait débuté le 17 novembre[8].

À la suite de la révolution de 2011, plusieurs autres membres des familles Ben Ali et Trabelsi sont arrêtés et poursuivis en justice.

Disparition[modifier | modifier le code]

Le , celui-ci est retrouvé mort sans avoir purgé sa peine dans un appartement de Tunis « dans des circonstances toujours non élucidées » de manière officielle[9],[10]. Sadri Khiari prend en compte l'hypothèse de l'assassinat[10]. Il est enterré le même jour[11] au cimetière de Hammam Sousse[1].

Le corps est exhumé le pour être autopsié[1],[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Wafa Sdiri, « Tunisie : exhumation du corps de Moncef Ben Ali sous une haute surveillance sécuritaire », sur tunisienumerique.com, (consulté le 19 août 2020).
  2. Christophe Ayad, « L'encombrante belle-famille de Ben Ali », sur liberation.fr, (consulté le 19 août 2020).
  3. Lise Garon (préf. Robert Ménard et Jacques Zylberberg), Le Silence tunisien : les alliances dangereuses au Maghreb, Montréal, Harmattan, , 297 p. (ISBN 978-2-89489-040-0, OCLC 39354636, lire en ligne), p. 158.
  4. « La couscous connection », sur lemonde.fr, (consulté le 19 août 2020).
  5. Gilles Smadja, « La drogue de Belleville mène à la mafia », sur humanite.fr, (consulté le 19 août 2020).
  6. « Impliqué à Paris dans un réseau de trafic de drogue, le frère du président tunisien a été condamné par défaut à dix ans de prison », sur lemonde.fr, (consulté le 19 août 2020).
  7. « Après la condamnation de son client, l'avocat de Habib Ben Ali dénonce une "manipulation politique" », sur lemonde.fr, (consulté le 19 août 2020).
  8. Philippe Broussard, « Le frère du président tunisien inculpé d'infraction à la législation sur les stupéfiants. M. Habib Ben Ali ne s'est pas présenté au procès de la couscous connection », sur lemonde.fr, (consulté le 19 août 2020).
  9. Ahmed Bennour et Slim Bagga, « Tunisie : menaces de mort contre des opposants », sur lematindz.net, (consulté le 19 août 2020).
  10. a et b Sadri Khiari, « De Wassila à Leïla, Premières dames et pouvoir en Tunisie », Politique africaine (en), no 95,‎ , p. 55-70 (ISSN 0244-7827, lire en ligne, consulté le 19 août 2020).
  11. a et b « Tunisie. Moncef Ben Ali est-il mort empoisonné ? », sur kapitalis.com, (consulté le 19 août 2020).