Hélène Pedneault

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Hélène Pedneault
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Hélène Pedneault était une écrivaine et féministe québécoise, née le à Jonquière et décédée à Montréal le [1].

Elle fut signataire du Manifeste pour un Québec solidaire, un texte à tendance progressiste publié en 2005. Connue d'abord comme journaliste, entre autres pour ses écrits et sa participation en tant qu'auteure de la « Chronique Délinquante » dans le magazine féministe d'actualité La Vie en rose, Hélène Pedneault a marqué l'histoire du mouvement des femmes au Québec[2]. Son premier texte dramatique, « La déposition » paraît en 1988[3].

Elle est également l'auteure d'un texte pour la mobilisation de la nation québécoise, intitulé « La force du désir ». Elle écrit également les paroles de la chanson « Du pain et des roses » lors de la première marche mondiale des femmes organisée par les groupes de femmes du Québec, en 1995[4].

Elle est déclarée, à titre posthume, Patriote de l'année 2009 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle était la marraine « honorifique » du Syndicat du personnel enseignant du cégep de Jonquière (SPECJ) depuis 2004[6],[7].

Elle a succombé à un cancer à l'âge de 56 ans[1].

La Vie en rose (1980-1987)[modifier | modifier le code]

Hélène Pedneault rédige sa première « chronique délinquante » dans le numéro de juin-juillet-août 1982 de La Vie en rose, jusqu'au moment du numéro final, en mai 1987. À partir de ce moment, elle en rédige une par numéro : elle devient donc une collaboratrice régulière. Elle pose dans ses chroniques un regard critique, toujours humoristique et ironique, sur l'actualité : chaque chronique révèle également des faits quotidiens sur la condition des femmes au Québec, dans le but de dénoncer les abus de pouvoirs (privés et publics) en tout genre qu'elles subissent[8]. De plus, elle écrit une courte nouvelle intitulée « Viens, on va se faciliter la vie » pour le numéro de juillet-août 1985, dont le thème est « Tenter l'érotisme ». Ses chroniques sont par la suite regroupées en volumes.

Œuvres

  • La Déposition (théâtre), 1988
  • Chroniques délinquantes de la vie en rose, VLB éditeur, 1988 (seconde édition parue en 2002 chez les éditions Michel Brûlé[9])
  • Notre Clémence, 1989
  • Pour en finir avec l'excellence, 1989
  • La douleur des volcans, 1992
  • Tout Clémence, 1993
  • Evidence to the contrary, 1993
  • La déposition, 1997
  • Les carnets du lac (1993-1999), 2000
  • Les chroniques délinquantes de La vie en rose, 2002
  • Mon enfance et autres tragédies politiques, 2004

Revues et émissions de radio[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Le fonds d'archives d'Hélène Pedneault est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[10].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Adieu Hélène Pedneault Radio-Canada,
  2. (fr) Décès de madame Hélène Pedneault — Une grande dame vient de nous quitter, Scoop-Santé,
  3. Louise Vigeant, « Hélène Pedneault : histoire de haine et d’amour », Jeu : revue de théâtre, n. 61,‎ , p. 34 (lire en ligne)
  4. Andrée Ferretti, « Hélène Pedneault : le désir créateur », Nuit blanche, magazine littéraire, no. 117,‎ , p. 31 (lire en ligne)
  5. (fr) Patriote de l'Année : La SSJB choisit Hélène Pedneault, Société Radio-Canada, le 15 novembre 2009.
  6. (fr) Le SPECJ perd sa marraine, Bulletin régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean,
  7. (fr) Hommage à Hélène Pedneault
  8. Andrée Ferretti, « Hélène Pedneault : le désir créateur », Nuit blanche, magazine littéraire,‎ , p. 32 (lire en ligne)
  9. « Les Chroniques délinquantes de La Vie en rose » (consulté le 28 octobre 2016)
  10. Fonds Hélène Pedneault (MSS456) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).