Hélène Oettingen

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Hélène Oettingen
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Hélène Oettingen[1], née en Ukraine ou à Venise en 1887 et morte à Paris en 1950, est une artiste peintre et femme de lettres française.

Elle est également connue comme poète sous le pseudonyme de Léonard Pieu, comme romancière sous le pseudonyme de Roch Grey et comme peintre sous le pseudonyme de François Angiboult.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hélène Oettingen est la fille de la comtesse polonaise Miaczinska, partie pour l'Europe occidentale en 1902 avec son cousin le peintre Serge Férat, après son divorce d'Otto von Oettingen, officier du Tsar. Tous deux très fortunés, recevant d'abondants revenus de Russie, deviennent les mécènes de la bohême parisienne : Max Jacob, Modigliani, Survage dont elle fut l'amante, viennent chez eux pour y prendre leurs repas et se chauffer.

Hélène Oettingen étudie dans les années 1900 à l'Académie Julian et tient dans les années 1910 un salon « artistico-littéraire » où se retrouve toute l'avant-garde russe et française. Elle joue un rôle important avec Serge Férat dans la survie de la revue Les Soirées de Paris dirigé par Apollinaire et en recevant dans son salon du 229 boulevard Raspail à Paris « ceux qui ont ou auront un nom dans la peinture, le poésie et la musique moderne ».

En 1917, après la Révolution russe, le nouveau régime séquestre sa fortune et la baronne doit réduire son généreux train de vie. Elle continue à écrire, mais son travail ne lui suffit pas pour vivre. Sur les conseils d'Apollinaire et de son amant Soffici, rencontré à Florence à son départ de Russie et retrouvé à Paris en 1903 à La Ruche, elle avait acheté avec Férat neuf toiles et cinq dessins au Douanier Rousseau en 1910. Leur vente subviendra à ses besoins jusqu'à sa mort. En 1935, elle quitte le boulevard Raspail et meurt d'une leucémie en 1950.

Dans Fin du Monde, Soffici la décrit comme « l'une de ces femmes désastreuses, de la race des héroïnes des poèmes de Pouchkine, de Lermontov, des romans de Dostoïevski et autres écrivains russes[2]. »

Expositions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Château de l'étang rouge, par Roch Grey, iilustré de bois gravés par Survage.
  • « L'Homme, la ville, le voyage », texte paru dans la revue SIC.
  • Chevaux de minuit, treize poèmes illustrés par Picasso en 1936 et publiée par Iliazd.
  • Textes pour Nord-Sud, Action, L'Esprit nouveau, La Vie des lettres, sur Van Gogh, Modigliani, Apollinaire, le Douanier Rousseau.
  • Ardengo Soffici, Serge Férat, Hélène d’Œttingen, Correspondance 1903-1964, éditions établie par Barbara Meazzi, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2013.
  • Roch Grey, Romans : Le Château de l’Étang rouge, Les Trois lacs, L’Âge de fer, Billet circulaire, Avant-propos d'Isabel Violante, Paris, Conti, 2010.
  • Roch Grey, Photographies verbales : Écrits sur l’art et les artistes (1913-1956), Introduction d’Isabel Violante, Paris, Le Minotaure, 2016, 128 p. (ISBN 978-2-916775-31-9)
  • Hélène d’Œttingen, dite Roch Grey, Journal d’un étrangère, introduction et éd. établie par Barbara Meazzi, suivi de Serge Férat, Lettres à Hélène d’Oettingen, traduites du russe, présentées et annotées par Régis Gayraud, Paris, Le Minotaure, 2016, 111 p. (ISBN 978-2-916775-33-3)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, Tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 41

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dite aussi baronne Hélène d'Oettingen.
  2. Source : Catalogue, L'École de Paris 1904-1929 au Musée d'Art Moderne en 2000-2O01 et Paris-Russe 1910-1960, Palace éditions.

Liens externes[modifier | modifier le code]