Guy Maddin

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Guy Maddin
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Guy Maddin en 2008.

Naissance (59 ans)
Winnipeg
Nationalité Canadienne
Profession Réalisateur, Scénariste
Films notables Careful
The Saddest music in the world

Guy Maddin est un réalisateur, acteur, ingénieur du son, directeur de la photographie, scénariste canadien, né le à Winnipeg, Manitoba (Canada).

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Maddin, loin d'être prédestiné au septième art, exerce d'abord le métier de guichetier dans une banque, puis celui de peintre en bâtiment. Il se lance en 1986 dans la réalisation de son premier court métrage, The Dead Father, déjà empreint de son esthétique originale (voire expérimentale) : usage du noir et blanc, image salie à la manière des vieilles bandes des années 1920, décors artificiels semi-mythiques...

Sans budgets importants, Guy Maddin réussit à imposer une œuvre fortement dépaysante, à la fois poétique, lyrique, surréaliste et personnelle, mêlant une imagination débordante aux plus profonds désirs non-refoulés. Ses sujets ont de quoi déconcerter le spectateur : triangle amoureux entre soldats amnésiques de la Grande Guerre dans la nuit arctique d'Arkhangelsk pour Archangel, inceste en haute-montagne dans une atmosphère colorée et oppressante de conte œdipien pour Careful, concours international de musique triste organisé par une baronne de la bière cul-de-jatte durant la Grande Dépression pour The Saddest music in the world, errance labyrinthique d'un gangster en cavale dans la maison hantée de son enfance pour Ulysse, souviens-toi !, etc.

Maddin explore aussi une veine plus autobiographique (son « autobiographie fantasmée »), avec des films comme Et les lâches s'agenouillent... (2003), Des trous dans la tête (2006), ou encore le faux documentaire Winnipeg mon amour (2007).

En 1995, Guy Maddin reçoit la très convoitée Telluride Medal au Festival du film de Telluride pour l'ensemble de son œuvre. Cette récompense a été décernée à des cinéastes tels qu'Abel Gance, Francis Ford Coppola, Andreï Tarkovski ou Clint Eastwood.

En 2011, Guy Maddin passe du support argentique au numérique avec le film Ulysse, souviens-toi ! (Keyhole).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts Métrages[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • Il y a une forte pression du public pour que l'image et le son soient au service d'un réalisme banal, une forte exigence d'avoir des films identiques à la vraie vie. Mais nous vivons la vraie vie. Quand on lit un livre, on a envie d'être transporté dans des endroits merveilleux, et quelques-unes des histoires les plus marquantes qu'on nous ait jamais racontées sont celles que nous écoutions, enfants, blottis sous des couvertures... Pourquoi n'exercerions-nous pas cette tradition de l'enfance dans des formes adultes qui dégageraient ces émotions que les enfants ressentent. C'est le but que je me suis fixé pour tous les films que je veux faire.

Liens externes[modifier | modifier le code]