Guègues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peuple guègue. Pour la langue guègue, voir Guègue.
Guègues
Populations significatives par région
Autres
Langues Albanais
Religions Catholique, Musulman
Ethnies liées Albanais, Tosques

Les Guègues constituent un des deux principaux groupes ethniques albanais, l'autre étant les Tosques. Ils sont répartis dans une aire géographique constituée par le nord de l'Albanie (de Shkodra, Lezhe, Tirana, et Elbasan, jusqu'au Nord du fleuve Shkumbin), ainsi qu'au Kosovo, en Serbie du sud, au Monténégro oriental et en Macédoine occidentale.

Ce territoire, majoritairement montagneux et enclavé a constitué une barrière aux influences extérieures, ce qui fait que les coutumes et les traditions y sont restées presque inchangées : les Guègues ont conservé une structure clanique et patrilinéaire de la société, et se montrent d'une manière générale plus conservateurs que les Tosques.

Grâce à Georg von Hahn (1811-1869), qui fut consul de l’empire austro-hongrois et qui est considéré comme le fondateur des études albanaises, dénommées albanologie, l’Europe savante a appris avec étonnement[1] que l’amour des hommes pour les adolescents, amour hérité des Doriens, avait survécu jusqu’au XIXe siècle parmi les populations Guègues[2]. Cette forme d’amour, profondément ancrée dans les mœurs, s’exprimait encore à l’époque de Georg von Hahn dans la poésie guègue, ce qui n’était pas le cas dans la poésie en langue tosque. Le passage du livre de Hahn concernant l’amour des garçons a été traduit récemment en français[3].

D'un point de vue religieux, les Guègues étaient catholiques avant l'arrivée des Ottomans au XIVe siècle, et de nos jours la minorité catholique (estimée à 16 % de la population totale) se situe principalement au Nord.

L'élite albanaise était surtout guègue jusqu'en 1945, et a été détrônée par l’avènement des communistes sous Enver Hoxha, originaire du Sud.

Leur langue est le guègue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elisée Reclus, Nouvelle géographie universelle. La Terre et les hommes., Paris, Hachette, , p. Volume 1, p. 185
  2. (de) Johann Georg von Hahn, Albanesische studien, nebst einer karte und andern artistischen beilagen., Jean, F. Mauko, (lire en ligne), Tome I, VI, 166-168
  3. « Le consul autrichien et l’amour des garçons : un texte oublié traduit ici pour la première fois en français. », sur Bulletin trimestriel Quintes-feuilles n°9, 1er trimestre 2018 (consulté le 15 février 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]