Graphosome rayé

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Graphosoma lineatum

Le Graphosome rayé (Graphosoma lineatum) est une espèce d'insectes hétéroptères, une punaise du genre des graphosomes (Graphosoma), originaire d'Afrique du Nord.

Description[modifier | modifier le code]

Graphosoma lineatum - Constantine (Algérie).

C'est une punaise assez trapue, présentant une coloration très vive aposématique, qui avertit les prédateurs de sa toxicité : son corps est jaune, ou rouge-orangé, rayé de bandes noires sur le dos (ce qui lui vaut le nom vernaculaire de punaise arlequin), tandis que son ventre est tacheté de points noirs. Très proche morphologiquement de Graphosoma italicum, il s'en distingue notamment par la coloration de ses pattes, jaune-orangé sur les tibias et fémurs avec des tarses noirs, alors qu'elles sont entièrement noires chez Graphosoma italicum.

Il a longtemps été confondu avec son cousin européen, le graphosome d'Italie, et son nom a été utilisé pour décrire les deux espèces, jusqu'à ce que une étude génétique[2] montre clairement qu'il s'agit de deux espèces distinctes.

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce se retrouve en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte). Sa limite de répartition à l'est n'est pas clairement définie[3].

La sous-espèce Graphosoma lineatum siciliensis est endémique de la Sicile.

À l'instar des autres espèces du genre Graphosoma, le Graphosome rayé se nourrit principalement sur les ombellifères comme la carotte sauvage ou l'anis vert.

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon BioLib (18 janvier 2020)[1] :

  • sous-espèce Graphosoma lineatum lineatum (Linnaeus, 1758)
  • sous-espèce Graphosoma lineatum siciliensis Lupoli, 2016

Classification[modifier | modifier le code]

L’espèce Graphosoma lineatum est décrite pour la première fois par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 à partir du type Cimex lineatus collecté en Afrique du Nord[4].

Étude[modifier | modifier le code]

Une étude menée en Europe centrale confirme le rôle dissuasif de sa livrée aposématique[5]. Cependant, des oiseaux comme des merles peuvent contourner cette défense chimique en avalant très rapidement la punaise avant qu’elle n’ait eu le temps de projeter son jet âcre et toxique. Certaines espèces d'oiseaux très proches comme chez les mésanges n'y touchent pas du tout tandis que d'autres en consomment un peu[6].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c BioLib, consulté le 18 janvier 2020
  2. R. Lupoli, « Graphosoma lineatum (L., 1758) et G. italicum (O.F. Müller, 1766), deux espèces valides et distinctes, probablement issues de la transgression zancléenne méditerranéenne (Hemiptera Pentatomidae) », L'Entomologiste, vol. 73, no 1,‎ (lire en ligne).
  3. Jean Péricart, Faune de France : Hémiptères Pentatomoidea Euro-Méditerranéens. Volume 3 : Podopinae et Asopinae, vol. 93, Fédération française des sociétés de sciences naturelles, , 290 p. (ISBN 978-2-903052-32-4), p. 51.
  4. F. Dusoulier et R. Lupoli, « Les Pentatomoidea de France : clarifications taxinomiques et mises à jour nomenclaturales et biogéographiques (Hemiptera Heteroptera) », L'Entomologiste, vol. 71, no 6,‎ , p. 353-366 (lire en ligne).
  5. (en) Petr Veselý, Silvie Veselá, Roman Fuchs & Jan Zrzavý, « Are gregarious red-black shieldbugs, Graphosoma lineatum (Hemiptera: Pentatomidae), really aposematic? An experimental approach », Evolutionary Ecology Research, vol. 8,‎ , p. 881–890 (lire en ligne).
  6. (en) Alice Exnerová, Pavel Štys, Anton Krištín, Ondřej Volf & Martin Pudil, « Birds as predators of true bugs (Heteroptera) in different habitats », Biologia, vol. 58, no 2,‎ , p. 253—264 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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