Giuseppe Bres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Giuseppe Bres
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Italien (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Giuseppe Bres (Joseph Brès en français, Nice, 1842 - Nice, 1924) était un écrivain et critique d'art italien .

Biographie[modifier | modifier le code]

Giuseppe Bres est né en 1842 à Nice, où il embrasse les idéaux de l'irrédentisme italien.

Il fréquente le lycée classique de la ville où il a, entre autres, l'historien Eugène Caïs de Pierlas comme compagnon, avec qui il noue une amitié durable. Inscrit à la Faculté de droit de l'Université de Nice, qui est fermé l'année suivante par l'annexion de la province de Nice à la France, Bres ne poursuit pas ses études.

En 1871, il participe aux "vêpres de Nice" (une "révolte" anti-française et pro-italienne à Nice) et pour cette raison il est déporté par les autorités françaises vers l'île de Santa Margherita (Sainte-Marguerite). De retour à Nice, il est élu conseiller municipal aux élections de 1874 et devient plus tard juge au tribunal de la chambre de commerce de Nice. Il reçoit la croix de chevalier de la Couronne d'Italie pour ses mérites en tant qu'érudit et pour avoir toujours été fidèle aux idéaux italiens de sa jeunesse.

En 1892, avec son ami Eugène Caïs de Pierlas à la tête d'un Comité général italien des irrédentistes expatriés niçois, il organise, avec d'autres irrédentistes, une contre-manifestation lors de la célébration française de l'annexion de Nice à la France en 1793. Bres voulait apposer l'inscription :

Ai militi / del Contado di Nizza / che sulle Alpi Marittime / duce Thaon di S. Andrea / strenuamente pugnarono / a difesa della patria / trascorso un secolo / I Nizzardi / non immemori / M.DCCCXCVI

Aux soldats / du comté de Nice / qui dans les Alpes Maritimes / avec le duc Thaon di S. Andrea / ont combattu avec acharnement / pour la défense de la patrie / un siècle passé / Les Nizzards / pas oublieux / M.DCCCXCVI.


Projet de plaque commémorative des irrédentistes niçois 1896.

Cette contre-manifestation, avec plaque commémorative et inscription, n'est pas approuvée par le ministre de l'époque, de peur de provoquer le mécontentement de la France.

Publications[modifier | modifier le code]

Eugène Caïs de Pierlas, devenu un historien de valeur, influence Bres et le pousse à la recherche historique. En 1903, il publie à Gênes un ouvrage sur les peintres niçois Giovanni Miraglietti, Ludovico Brea et Bartolomeo Bensa, Notizie intorno ai pittori nicesi Giovanni Miraglietti, Ludovico Brea e Bartolomeo Bensa.

Il polémique avec le vice-conservateur des musées de Nice qui soutient que Miraglietti était français, avec sa Question d'Art régional. Etude critique. Autres notes inédites sur les peintres niçois imprimées à Nice en 1911 (Questioni d'arte regionale. Studio critico. Altre notizie inedite sui pittori nicesi).

Dans ces années, la production littéraire de Bres est très intense. En 1906, il publie Delle stamperie ed altre industrie affini in Nizza, ainsi que Considerazioni sul dialetto nizzardo. Suggerimenti sulla sua forma qui affirme le caractère spécifique et surtout non français du dialecte niçois. L'année suivante, il publie les deux volumes de Da un archivio notarile di Grassa. À partir de 1908, il publie Prima e dopo la Rivoluzione del 1789. Note storiche nicesi. En 1909, il publie Notizie varie concernenti la regione nicese. En 1911, I Grimaldi di Boglio e la dedizione di Nizza a d Amedeo VII.

L'œuvre la plus significative de Giuseppe Bres dans le domaine de la critique d'art est en 1914, L'arte nell'estrema Liguria occidentale. Toujours en 1914, il livre à la presse une étude historique sur Caterina Segurana la célèbre héroïne niçoise. En 1919, il publie Note d'archivio, une collection de documents importants sur Nice. En 1922, il publie Notizie sulla famiglia Badat dans l'Armanac niçart . En 1929, son fils Carlo fit imprimer son oeuvre posthume sur Annibale Grimaldi, conte di Boglio.

Toutes les œuvres de Bres, écrites en italien, ont été imprimées à Nice (sauf la première mentionnée), même plusieurs années après la cession de la ville à la France.

Il est enterré au cimetière de Cimiez.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Fernando Bagnoli, "Giuseppe Bres e la "scuola nizzarda"", in Centro di studi nizzardi e tendaschi, Letteratura di Nizza italiana di Nizza, del Nizzardo e del Tendasco, 3°, il Secolo XVIII, Il Pensiero di Nizza. Quaderno, 2001.
  • Giulio Vignoli, Storie e letterature di Nizza e del Nizzardo (e di Briga e di Tenda e del Principato di Monaco), Edizioni Settecolori, Lamezia Terme, 2011, p . 97 ss.
  • Jagher Nicolo e Andrea (a cura di), Carteggio Epistolare (1892-1899) Eugenio Cais di Pierlas - Giuseppe Bres, Florence, Phasar Edizioni, 2014.
  • "Joseph Brès", in Isnard Marguerite et Roger, Per Carriera. Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Serre, 2003.
  • GASIGLIA, Rémy, "Comment les auteurs nissarts ont représenté leur dialecte", in Récits d'Occitanie [en ligne]. Aix-en-Provence : Presses universitaires de Provence, 2005 (généré le 29 mai 2021). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pup/6234>. (ISBN 9782821882737). DOI : https://doi.org/10.4000/books.pup.6234
  • Nice et l’Italie ou les singulières conséquences de l’amnésie historique qui a suivi l’annexion du 24 mars 1860. Textes oubliés, rares ou refoulés recueillis par Maurice Mauviel, Douvres la Délivrande (Normandie), avril 2016. https://sefri.hypotheses.org/755.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]