Georges Guilbaud (homme politique)

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Georges Guilbaud (homme politique)
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Biographie
Naissance
Pseudonyme
Georges DegayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Conjointe
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Parti politique

Georges Guilbaud, né en 1914, est un ancien communiste rallié au Parti Populaire Français de Jacques Doriot, d'inspiration fasciste, qui prônait la collaboration avec les allemands. A la Libération, il s'exila en Argentine puis en Suisse où l'on perdit sa trace.

Du communisme au fascisme[modifier | modifier le code]

Ancien cheminot communiste, il va rompre avec le parti communiste lors d'un séjour en URSS, en 1938 et rejoignit le Parti Populaire Français de Jacques Doriot en 1941[1]. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il est envoyé en Tunisie pour développer une propagande vichyste. De nouveau en France après la capitulation des forces de l'Axe en Tunisie, il est chargé par Pierre Laval de réorganiser la Milice en zone Nord[1].

L'Exil en Argentine puis en Suisse[modifier | modifier le code]

À la Libération, pour fuir la justice des vainqueurs, il s'enfuit en Allemagne, avec sa femme, Maud de Belleroche. Il est nommé ambassadeur par le gouvernement français de Sigmaringen auprès de Mussolini, alors chef de la République sociale Italienne[1]. En , il se réfugia en Espagne puis dans l'Argentine de Juan Peron, très bienveillant envers les nazis et leurs collaborateurs. Il fit fortune en Argentine dans les affaires, puis émigra en Suisse où on perdit sa trace[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c François Broche, Dictionnaire de la Collaboration : collaborations, compromissions, contradictions, Paris, Belin, , 925 p. (ISBN 978-2-7011-8947-5), p. 462.
  2. Eric Conan, « La cavale des maudits », L'Express,‎ (lire en ligne)