Gare de Liotte

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Liotte
Image illustrative de l’article Gare de Liotte
Ancien bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays Belgique
Commune Sprimont
Adresse Place de Liotte 1
Coordonnées géographiques 50° 28′ 56″ nord, 5° 35′ 31″ est
Gestion et exploitation
Exploitant Gare non desservie
Caractéristiques
Ligne(s) 42, Rivage à Gouvy-frontière
Voies 2
Quais 0
Historique
Mise en service 1885

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Liotte

Géolocalisation sur la carte : Province de Liège

(Voir situation sur carte : Province de Liège)
Liotte

La gare de Liotte est une gare ferroviaire belge désaffectée de la ligne 42, de Rivage à Gouvy-frontière, située sur le territoire de la commune de Sprimont, en Région wallonne dans la province de Liège.

Elle est mise en service en 1885 par les Chemins de fer de l'État belge et est désormais fermée.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Liotte se trouve entre les gares de Rivage (ouverte) et de Coo (fermée).

Histoire[modifier | modifier le code]

La station de Liotte est mise en service par les Chemins de fer de l'État belge, lorsqu'ils ouvrent à l'exploitation la section de Rivage à Stoumont[1] de la ligne de l’Amblève.

Elle ferme aux voyageurs dès le début des années 1920 ; le bâtiment de la gare a néanmoins survécu jusqu'à nos jours.

Bâtiment de la gare[modifier | modifier le code]

Les dix gares de la nouvelle section entre Rivage et Trois-Ponts[2] étaient du même modèle et appartiennent à une série identique érigée uniquement pour la ligne de l'Amblève[3].

Il s'agit d'un bâtiment conforme aux directives de 1880 avec :

L'ancienne place de la gare.
  • une aile basse à toit sous bâtière de 5 ou 7 travées servant de salle d'attente, de salle des pas perdus et (parfois) de magasin pour les colis
  • un corps central de deux étages sous bâtière servant de bureau, de guichet et de logement de fonction pour le chef de gare
  • une aile de service à toit plat abritant la cuisine, la buanderie et la toilette

Les gares de la ligne de l'Amblève sont construites en pierre locale avec de la pierre bleue pour les soubassements, les consoles des fenêtres du premier étage, les dés qui ornent l'angle et le centre de chaque ouverture et l'ornement des pilastres d'angle.

Les pignons sont ornés d'une frise de pierre et ceux du corps central possèdent une paire de fenêtres géminées avec des dés de pierre bleue.

La gare de Liotte possède une aile basse de sept travées disposée à droite du corps central[3] et le magasin à colis était disposé dans cette aile.

Installations[modifier | modifier le code]

Elle disposait de deux voies à quai pour les voyageurs et le transit des trains et d'une petite cour à marchandises. La gare de Rivage, et celle, fermée, de Comblain-au-Pont toutes deux situées à moins d'un kilomètre de là, possédaient une cour à marchandises plus grande et une halle à marchandises.

Le magasin à colis étant disposé dans une aile de la gare, il n'y a donc pas eu de halle à marchandises.

En raison de la présence de deux autres gares à proximité immédiate (Comblain-au-Pont et Rivage), le grand bâtiment de la gare de Liotte peut sembler disproportionné.

Fermeture[modifier | modifier le code]

Dès 1924, la gare de Liotte, qui ne générait qu'un trafic très faible et faisait double emploi avec les gares voisines, fut fermée aux voyageurs[4]. La gare de Rivage se trouvant à moins d'un kilomètre était apte à réaliser les fonctions de la gare de Liotte et, sur la ligne 43, une gare, fermée en 1994, se trouvait également tout près, à Comblain-au-Pont.

Elle a depuis été reconvertie en habitation et est très bien conservée avec une façade dans un état proche de l'origine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site aywaille1.be, Jacques Schoumakers, La seconde gare de la ligne : Aywaille, l'une des plus importantes, lire (consulté le 3 mars 2012).
  2. Soit les gares de Rivage (ouverte et agrandie), Liotte (fermée), Martinrive (fermée et démolie), Aywaille (ouverte), Remouchamps (fermée et démolie), Quarreux (fermée et démolie), Stoumont (fermée et en partie démolie), La Gleize (fermée et démolie), Roanne-Coo (fermée et démolie) et Trois-Ponts (fortement agrandie). Les gares de Rivage et Trois-Ponts ont, sans doute, été érigées en remplacement de gares plus anciennes
  3. a et b Hugo De Bot, Architecture des gares en Belgique - 1835-1914, Turnhout, Brepols, , p. 88-91
  4. (nl) « Standaardfiche lijn : 42 Rivage - Gouvy », sur web.archive.org, (consulté le 16 décembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]