GS1 France

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GS1 France, anciennement Gencod EAN France ou encore Gencod, est un organisme de normalisation français, émanation locale de l'organisme international GS1. C'est une SA à Directoire et Conseil de Surveillance à but non lucratif.


Historique[modifier | modifier le code]

Douze pays européens, dont la France, créent le standard européen EAN (European Article Numbering), qui diffère d'un autre standard, le standard UPC (Universal Product Code), retenu par les États-Unis. Dans les pays concernés par le standard EAN, une société privée de codification spécifique à chaque pays veille au respect des règles adoptées, promeut l'emploi de cette codification (avec l'aide de la grande distribution) et attribue les numéros d'identification aux fournisseurs. Cet organisme est financé par l'adhésion des sociétés qui utilisent ces codifications. En France, ce rôle est tenu par Gencod[1], qui signifie originellement « Groupement d'études de normalisation et de codification »[2].

La création de cet organisme est le résultat d'un processus entamé dès le milieu des années 1960 par l'Institut français de libre-service (IFLS) et l'Institut de liaisons et d'études des industries de consommation (ILEC)[3].

Le scannage d'un code EAN 13 incorporé dès la fabrication des produits sur son emballage permet de retrouver la codification Gencod du produit, que ce soit dans les opérations logistiques, la gestion en stock, la gestion des prix et le passage en caisse. Gencod devient presque, pour les professionnels de la distribution, un nom commun : les logisticiens ou les chefs de rayon emploient parfois le terme Gencod pour désigner ces codes à barres EAN 13[4],[5]. Cette codification normalisée n'est pas forcément la panacée pour tous les acteurs. Pour le consommateur, le prix est de moins en moins géré au détail par une étiquette sur le produit, mais par des étiquettes posées sur les rayons, électroniques ou pas, et par la lecture du code en caisse. Pour les petits distributeurs, le matériel de lecture et d'exploitation de la codification est couteux[3]. Mais les économies réalisées par un hypermarché ou un supermarché utilisant cette logique d'identification peuvent atteindre au minimum 0,5 % du chiffre d'affaires. C'est un enjeu financier important, qui explique que ce système d'identification ait été progressivement imposé par la grande distribution à ses fournisseurs[1].

En 2005, Gencod EAN France devient GS1 France, rattachée à GS1 issue de la fusion des organismes américain (UPC) et européen (EAN)[2],[6],[7].

Rôle[modifier | modifier le code]

GS1 France a désormais vocation à promouvoir sur le territoire national les standards permettant aux entreprises de communiquer entre elles. Par exemple, un industriel et un distributeur peuvent s'échanger des informations logistiques et commerciales grâce aux standards diffusés par GS1 France. Les principes de codification qui sous-tendent les codes à barres constituent un standard parmi d'autres. GS1 France travaille également sur des langages électroniques comme l'EANCOM, ou informatiques comme le GS1 XML. On parle ainsi de « système » GS1 pour désigner l'ensemble des standards que maintient GS1 France : des codes, à leur symbolisation ou à leur inscription dans des puces électroniques RFID, jusqu'aux langages.

Historiquement associée au monde de la grande distribution, GS1 France couvre aujourd'hui de nombreux secteurs d'activités (construction, santé, défense, etc.)[8],[9]. GS1 France est membre d'une organisation internationale, GS1 et garantit la compatibilité de la majorité des solutions proposées avec celles maintenues par ses homologues. GS1 est présent dans 111 pays et offre ses services à environ un million d'entreprises.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Des barres et des chiffres. La percée des codes à barres dans le commerce et l'industrie », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Florent Maillet, « Le code-barres, 40 ans d'histoire de la grande consommation », LSA,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Elias Aissi, « Le langage des petites barres », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « Que représente un Gencod ? », Cbbnégociation,‎ (lire en ligne)
  5. « Nestlé rappelle un lot de petits pots pour bébés », Le Point,‎ (lire en ligne)
  6. « Gencod devient GS1 », Logistiques Magazine,‎ (lire en ligne)
  7. Michelle Gillet et Patrick Gillet, Les systèmes d' Information de A à Z, Dunod, (lire en ligne), « Gencod »
  8. Sylvie Latieule, « Les standards GS1 étendent leur influence dans le monde de la santé », Industrie Pharma,‎ (lire en ligne)
  9. Guillaume Fedele, « GS1 France, futur concurrent de Fab-Dis et d’Edoni ? », Le Moniteur,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]