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Fort-Lamy

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N'Djamena en 1952.

Fort-Lamy est l'ancien nom de l'actuelle ville de N'Djaména, la capitale du Tchad, avant qu'elle ne soit renommée en 1973. Elle a porté ce nom durant toute la période de la colonisation française et un peu plus d'une décennie après l'indépendance (1960).

Fort-Lamy a été fondée par Émile Gentil le sur l'emplacement d'un petit village kotoko, sur la rive droite du fleuve Chari et à proximité de la confluence du Chari et du Logone.

Fort-Lamy fut baptisée en souvenir du commandant François Lamy, mort quelques jours plus tôt à la bataille de Kousseri. La ville devient la 4e commune mixte d'Afrique-Équatoriale française en 1919[1].

Le , le président Toumbalbaye la renomme N'Djaména, du nom du village voisin Am Djamena, signifiant en arabe tchadien « nous nous sommes reposés »[2].

Lui est décernée, le 26 décembre 1950, la croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze[3].

Personnages notables

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  • Gabriel Lisette a été maire de Fort-Lamy en 1956. Il est devenu l'année suivante vice-président du Conseil de Gouvernement du Tchad. Né le à Puerto Bello (Panama) et mort le à Port-de-Lanne (Landes, France), il a joué un rôle important dans la décolonisation du Tchad.

Références dans la culture

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Dans Les Racines du ciel de Romain Gary, l'intrigue se déroule principalement autour de cette ville, durant la période coloniale. D'ailleurs, le nom de l'Afrique-Équatoriale française, abrégé en A.E.F, colonie où elle est située est souvent mentionné.

Notes et références

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  1. (en) Virginia Thompson et Richard Adloff, The Emerging States of French Equatorial Africa, Stanford University Press, , p. 52.
  2. « N'DJAMENA, anc. FORT-LAMY », dans Encyclopædia Universalis, Encyclopædia Universalis, (lire en ligne)
  3. « Communes décorées de la croix de guerre 1939-1945 » [PDF].

Bibliographie

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