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Fluoroscopie

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Table de radiologie avec système d'acquisition d'images fluoroscopiques. Aux États-Unis, le détecteur fluoroscopique est positionné au-dessus du patient et le générateur des rayons X en dessous, comme sur cette photo. En Europe, le positionnement est inverse avec le générateur situé au-dessus du patient et le détecteur en dessous.
Examen de déglutition de baryum via fluoroscopie.

La fluoroscopie, ou radioscopie, est une sorte de vidéo en rayons X, autrement dit : une modalité de la radiologie médicale utilisant les rayons X, qui consiste à acquérir in vivo des images dynamiques de l'intérieur d'un organisme vivant, permettant de visualiser en temps réel les mouvements internes du corps (comme la circulation sanguine, la déglutition, le mouvement d'une articulation, ou le fonctionnement de certains organes, souvent avec l’aide de produits de contraste pour améliorer l'image. Elle est utilisée dans de nombreuses procédures diagnostiques et interventions guidées, et nécessite des précautions en raison de l’exposition prolongée aux rayonnements.

Initialement, les radioscopies étaient utilisées de la même manière que les radiographies : au lieu d'obtenir un cliché, le médecin observait en direct l'écran fluorescent. Cette démarche a été abandonnée car elle provoquait une exposition inutilement excessive aux rayons X du patient et du médecin. Le terme de fluoroscope a été proposé en janvier 1896 par H.A. Codman, mais c'est Thomas A. Edison qui l'a imposé avec l'appareil qu'il finalise au printemps 1896[1]. Auparavant, d'autres appareils avaient été proposés : cryptoscope par le professeur italien Salvioni, kinetoskotoscpe puis sciascope chez E.J. Thompson[2].

À l'occasion de la 69e Conférence générale de l'AIEA, à Vienne, le 15 septembre 2025), le Département de la sûreté et de la sécurité nucléaires organise une présentation des résultats d'une étude internationale sur les doses de rayonnement et les réactions tissulaires liées aux procédures interventionnelles guidées par fluoroscopie (FGI) ; les données mondiales disponibles sur les effets biologiques observés chez les patients seront présentées, ainsi que de nouvelles recommandations pour renforcer leur protection (et le lendemain, 16 septembre, une table ronde marquera les 30 ans de la base de données sur les incidents et les cas de trafic de matières nucléaires (ITDB), soulignant son rôle dans la coopération internationale et l’échange d’informations critiques pour la sécurité nucléaire[3].

Appareillage

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Fluoroscope des années 1950, pour détecter un cancer de l'estomac.

Un système de fluoroscopie est constitué d'un générateur de rayons X capable d'émettre des rayons X pendant plusieurs minutes de manière continue ou de manière pulsée. Initialement, l'image se formait sur un écran fluorescent. Sur les appareils modernes, l'image est acquise au moyen d'un amplificateur de brillance ou de certains capteurs plans capables de fonctionner en acquisition continue. Les images sont rapatriées en instantané vers un écran à partir duquel les opérateurs les analysent.

Applications

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La technique est principalement utilisée en médecine pour le suivi en temps réel d'opérations chirurgicales[4], pour certains examens où l'évolution de produits injectés dans le corps du patient est suivie à l'écran, ou pour le positionnement précis de patients dans des appareils de radiothérapie ou de protonthérapie.

Fluoroscopie dans les magasins de chaussure

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Fluoroscope pour l'essayage de chaussures

La Fluoroscopie a également été utilisée pour assister l'essayage de chaussures dans les magasins aux États-Unis, Canada, Suisse (Bally), France (Bally) et Allemagne.

Notes et références

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  1. André Lange, « L'écho médiatique du fluoroscope d'Edison », sur Histoire de la télévision (et de quelques autres médias)., (consulté le )
  2. André Lange, « "Deux dépêches du Sun" », sur "Histoire de la télévision (et de quelques autres médias), (consulté le ).
  3. (en) « Nuclear Safety and Security Side Events at the 69th IAEA General Conference », sur iaea.org, (consulté le )
  4. (en) Fuchs M, Schmid A, Eiteljörge T, Modler M, Stürmer KM, « Exposure of the surgeon to radiation during surgery », Int Orthop, vol. 22, no 3,‎ , p. 153-6. (PMID 9728306, PMCID PMC3619589) modifier

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Articles connexes

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Liens externes

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