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Bibliothèque nationale du royaume du Maroc

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Bibliothèque nationale du royaume du Maroc
(ar) المكتبة الوطنية للمملكة المغربية ⵜⴰⵙⴷⵍⵉⵙⵜ ⵜⴰⵏⴰⵎⵓⵔⵜ ⵏ ⵜⴳⵍⴷⵉⵜ ⵏ ⵍⵎⵖⵔⵉⴱ
Esplanade et entrée de la Bibliothèque nationale.
Informations générales
Noms locaux
(ar) المكتبة الوطنية للمملكة المغربية‎, Bibliothèque nationale du royaume du Maroc‎Voir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Surface
18 250 m2
Visiteurs par an
Site web
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Avenue Ibn Khaldoun, Agdal, Rabat
Coordonnées
Carte

La Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM) est une bibliothèque nationale créée en 1926 au Maroc, en tant qu’établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle assure notamment les missions de dépôt légal et la publication de la Bibliographie nationale marocaine.

Il s’agit d’une bibliothèque de recherche spécialisée, dont les collections comprennent des ouvrages en français et en arabe portant sur divers sujets relatifs au Maroc, au Maghreb, à l’Occident musulman et à l’islam[1].

Située à Rabat, dans le quartier de l'Agdal, elle est placée sous la tutelle du ministère de la Culture.

Le projet de création d’une bibliothèque moderne au Maroc remonte en 1912[2]. Il commence à se concrétiser en 1919 à l’initiative du général Hubert Lyautey, alors résident général, qui envisage la création d’une bibliothèque publique à Rabat[1].

L’établissement est initialement constitué sous le nom de Bibliothèque générale et archives (BGA)[3]. Ses collections proviennent en grande partie de celles de l’Institut des hautes études marocaines (IHEM), comprenant des manuscrits et des imprimés[2].

Le rôle de l’IHEM est déterminant dans la constitution des premiers fonds, l’objectif étant de rassembler en un même lieu des documents relatifs au Maroc afin d’en assurer la conservation et l’accessibilité[1].

En 1924, la bibliothèque s’installe dans ses locaux définitifs[2]. Elle devient un établissement public par le dahir du , doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière[4]. Son premier conservateur est Pierre de Cénival[3].

Organisation et collections

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Les premiers locaux de la bibliothèque s’inspirent de l’architecture d’une maison marocaine, avec notamment un patio central et des espaces de lecture distincts[1]. Malgré une capacité limitée[5], l’organisation des espaces repose sur une répartition thématique des salles.

En 1924, la bibliothèque comprend :

  • une salle de lecture publique (48 places) ;
  • une salle réservée aux enseignants (12 places) ;
  • une salle de lecture dédiée aux manuscrits (15 places)[1].

Les collections couvrent plusieurs domaines, notamment la religion et la théologie, l’histoire et la géographie, ainsi que les sciences sociales. La section consacrée à la religion et à la théologie est la plus importante, avec une majorité d’ouvrages en arabe, tandis que les autres sections comportent davantage de publications en français et en anglais[5].

Les fonds initiaux incluent également ceux de la « Mission scientifique du Maroc », comprenant notamment les revues Les Archives marocaines et La Revue du monde musulman[1].

Histoire récente

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En 1998, le ministère de la Culture relance le projet de construction de la Bibliothèque nationale, qui est approuvé par le roi Hassan II. Celui-ci désigne l’établissement sous le nom de Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM) et alloue des fonds au projet, notamment par l’intermédiaire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social[3].

Par la loi no 76-99 promulguée par le dahir no 01-03-200 du , elle est rebaptisée « Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc » et son statut d’établissement public est reconduit[4]. Sa tutelle est assurée par le ministère de la Culture, conformément au décret no 2-99-1028 pris en application de ladite loi[6]. Parallèlement, le professeur Driss Khrouz en devient le directeur.

En , l’artiste Tarek Benaoum est invité à peindre sur l’une des façades du bâtiment.

Statut et missions

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La BNRM a pour mission la collecte, l’archivage et l’entretien (conservation, restauration) du patrimoine documentaire, en particulier celui relatif au Maroc. Elle mène également des activités de recherche et de diffusion de la culture, notamment à travers l’organisation d’expositions et de conférences à destination du public.

Ainsi, la BNRM présente ses missions selon quatre volets[7] :

  1. De collecter, traiter, conserver et diffuser le patrimoine documentaire national ainsi que des collections étrangères représentatives des connaissances de l’humanité. À ce titre, elle est chargée de :
    • assurer la réception et la gestion du dépôt légal, conformément à la législation en vigueur ;
    • élaborer et diffuser la bibliographie nationale ;
    • acquérir, par achat, don ou échange, des documents nationaux et étrangers (manuscrits, imprimés, estampes, cartes, plans, partitions musicales, photographies, documents sonores, audiovisuels et informatiques, monnaies et médailles) ;
    • cataloguer, analyser et classer les documents et constituer des instruments de recherche bibliographiques ;
    • assurer la préservation et la conservation de ses collections et proposer les mesures nécessaires à la sauvegarde du patrimoine documentaire national ;
    • gérer les identifiants normalisés, notamment l’ISBN et l’ISSN au niveau national ;
  2. De promouvoir et de faciliter l’accès aux collections documentaires et à l’information bibliographique. À ce titre, elle est chargée de :
    • mettre ses collections à la disposition du public, dans le respect de la législation relative à la propriété intellectuelle ;
    • fournir un service d’information bibliographique, notamment par l’utilisation des nouvelles technologies ;
    • offrir des services d’information et de documentation à distance ;
    • faire connaître ses collections par des publications, des expositions et des manifestations culturelles ;
    • fournir des services documentaires adaptés, notamment aux personnes en situation de handicap ;
  3. De jouer un rôle de coordination et de coopération au sein du réseau national des bibliothèques. À ce titre, elle est chargée de :
    • élaborer et veiller à l’application des normes documentaires et informatiques à l’échelle nationale ;
    • coopérer avec les bibliothèques et centres de documentation nationaux et étrangers ;
    • proposer et mettre en œuvre des programmes de sauvegarde et de diffusion du patrimoine manuscrit ;
    • mener des actions de conseil, d’assistance technique et de formation ;
  4. De participer à l’activité scientifique nationale et internationale et d’élaborer des programmes de recherche en lien avec ses missions et ses collections.

Collections

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Les collections de la BNRM comprennent :

  • plus de 340 000 livres ;
  • plus de soixante mille manuscrits ;
  • plus de dix mille titres de périodiques, revues et journaux ;
  • plus de quatre mille cartes et plans ;
  • plus de huit mille photographies, quatre cents clichés sur verre et mille deux cents photogravures.

Acquisition

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La BNRM procède régulièrement à des acquisitions afin d’enrichir son fonds documentaire et de mettre à jour ses collections de monographies et de périodiques.

Ces acquisitions s’effectuent notamment à travers le dépôt légal, institué en 2003 (dahir no 1-03-201, loi no 68-99), qui impose le dépôt des documents publiés[8].

Ce mécanisme prolonge un dispositif plus ancien issu du dahir du , qui prévoyait le dépôt de plusieurs exemplaires des ouvrages avant leur diffusion. Toutefois, cette obligation a été inégalement respectée par les éditeurs, ce qui a parfois limité l’exhaustivité des collections[5].

Bibliothèque

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Reconstruite en 2008, la bibliothèque nationale est située au cœur de la capitale, Rabat. Elle est destinée à un large public, incluant les étudiants et les chercheurs. Son objectif est de rendre le savoir accessible aux jeunes lecteurs et de promouvoir le patrimoine marocain par le biais de sa diffusion et de sa valorisation[9].

Dans cette perspective, le programme «Qatar Reads» remet des livres à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc dans le cadre de l'année culturelle Maroc-Qatar 2024. Ce programme propose des kits de lecture visant à susciter l'intérêt pour la lecture chez les enfants âgés de 3 à 13 ans[10].

La bibliothèque fut conçue par les architectes Rachid Andaloussi et Abdelouahed Mountassir. Construite sur deux étages, la bibliothèque à une surface de 18 250 m2 et la construction de la bibliothèque coûta 26 millions d'euros[11]. La bibliothèque comprend d’un jardin, d’une terrasse en plein air et d’une esplanade[12].

Le bâtiment comporte :

  • 248 places assises ;
  • seize ordinateurs de consultations ;
  • sept postes de lecture de microfilms ;
  • un amphithéâtre équipé de projecteurs, d'un grand écran, de matériel audio et de sonorisation. L'amphithéâtre a une superficie de 598 m2 et a une capacité de trois cents personnes ;
  • une salle d'exposition sonorisé avec une superficie de 300 m2
  • un hall d'accueil avec un vestiaire ;
  • trois salles de formation et de conférences ;
  • une cafétéria avec une capacité de deux cents places assises ;
  • une boutique de la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc ;
  • une salle de prière d'une capacité de trente personnes.

Accords entre Bibliothèque nationale

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Un accord a été signé entre la Bibliothèque nationale du Maroc et la Bibliothèque nationale de France le , lors de la 29e édition du Salon du livre, qui se tient à Rabat. Cet accord vise à établir un partenariat pour renforcer la coopération dans les domaines de la numérisation, de la gestion des bibliothèques et de la formation. Il a été signé par la directrice par intérim de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, Latifa Moftaqir, et le président de la Bibliothèque nationale de France, Gilles Pécout[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Latifa Benjelloun-Laroui, Les bibliothèques au Maroc, Paris, Éditions G.-P. Maisonneuve et Larose, , 413 p. (ISBN 2-7068-0967-1), p. 209-257
  2. 1 2 3 Article du Matin, 24 juillet 2003
  3. 1 2 3 Fatima Aziz, « Une stratégie pour le développement des collections : Cas de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc », mémoire de M.A., École des sciences de l'information, 2010.
  4. 1 2 Dahir no 1-03-200 du 11 novembre 2003
  5. 1 2 3 Anouk Cohen, « Quels usages de la bibliothèque au Maroc », Conserveries mémorielles, vol. 5, no 1, , p. 67-80
  6. Décret no 2-99-1028 du 27 décembre 2004
  7. « Une stratégie pour le développement des collections : cas de la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc - Notice bibliographique | Enssib », sur enssib.fr
  8. Lajeunesse 2008.
  9. 1 2 Mishka Gharbi, « Accord entre la Bibliothèque nationale du Maroc et son homologue de France », L'Atlas : l'Actualité du Maghreb en Europe, , p. 1 (lire en ligne)
  10. « Le programme "Qatar Reads" remet des livres à des bibliothèques de la région Rabat-Salé-Kénitra », Map Express : site grand public de l'Agence marocaine de presse, (lire en ligne)
  11. « Bibliothèque nationale du royaume (BNRM) – Rabat | TPF », sur tpf.eu (consulté le )
  12. M'hamed Bouchentouf, Le livre au Maroc, Rabat, L'informatiste, , 121 p., p. 3-17

Articles connexes

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Textes officiels

Articles de presse

  • Anouk Cohen, « Quels usages de la bibliothèque au Maroc », Conserveries mémorielles, vol. 5, no 1, , p. 67-80 (lire en ligne)
  • Fatima Aziz, «Une stratégie pour le développement des collections: Cas de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc» (Mémoire de M.A., École des Sciences de l'Information Royaume du Maroc, 2010), 231.
  • « Bibliothèque nationale du royaume : un joyau pour abriter les trésors culturels du Maroc », sur lematin.ma (Le Matin), (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Le programme « Qatar Reads » remet des livres à la bibliothèque de la région Rabat-Salé-Kénitra », Map Express : site grand public de l'Agence marocaine de presse,
  • Mishka Gharbi, «Accord entre la Bibliothèque nationale du Maroc et son homologue de France», L'Atlas: l'Actualité du Maghreb en Europe, , p. 1
  • Nadia Belkhayat, « Quatre cent mille ouvrages à la Bibliothèque nationale » (L'Économiste, no 3063), sur bnm.bnrm.ma, (consulté le ).

Liens externes

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