Fernand de Schickler

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Fernand David Georges de Schickler, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un banquier et historien français.

Il est président de la Société de l'histoire du protestantisme français de 1865 à 1909, mécène de la société pour laquelle il acquiert son siège actuel au 54 rue des Saints-Pères à Paris ; il est également le fondateur de sa bibliothèque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fernand de Schickler est issu d'une famille de banquiers, d'origine hongroise, qui s'exile pour des raisons religieuses au XVIe siècle, et se fixe en Suisse, à Bâle jusqu'à la fin du XVIIe siècle, puis à Mulhouse, Berlin et finalement Paris[1].

Il naît à Paris, fait son catéchisme avec Athanase Coquerel.

château de Bizy

En 1858 il achète des princes d'Orléans le château de Bizy à Vernon et en 1860 le fait reconstruire dans le style néo-classique romain et aménager par l'architecte William Henry White[2]. Il le lèguera son petit-neveu, descendant de sa sœur Malvina d'Albufera, artiste peintre, épouse de Louis Napoléon Suchet, second duc d'Albuféra et maire de Vernon.

De son mobilier a subsisté une série de fauteuils de style Empire en bois laqué et doré (photographiée en 2008 dans la salle du conseil du groupe AXA dans l'ex-hôtel de La Vaupalière à Paris).

Il est éu au comité de la Société de l'histoire du protestantisme français en 1864, et en est le président de 1865 à sa mort en 1909[1]. Il exerce de nombreuses fonctions, au sein du protestantisme français : président de la Société biblique protestante de Paris (1878), membre du conseil central des Églises réformées (1879), président de la Société de l'Instruction primaire parmi les protestants de France (1892), et au-delà, notamment comme président de la Société de l'Histoire de France (1902).

Il est l'auteur d'une histoire des Églises du refuge en Angleterre en trois volumes, d'un manuscrit sur le réformateur protestant John Véron (en), et d'articles sur la « Géographie historique du protestantisme français » et sur « Les Églises du refuge », dans l'Encyclopédie des sciences religieuses[1].

Fondateur de la bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français[modifier | modifier le code]

Il fonde la bibliothèque à son domicile, 17 place Vendôme à Paris, puis offre à la Société l'immeuble du 54 rue des Saints-Pères qu'elle occupe depuis[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • En Orient : souvenirs de voyage, 1858-1861, Paris, Michel Lévy Frères, 1863, lire en ligne sur Internet Archive [1]
  • Les Églises du Refuge en Angleterre, Paris, Fischbacher, 1892, lire en ligne sur Gallica t. 1 [2] et t. 2 [3]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1865 : président de la Société de l'histoire du protestantisme français
  • 1902 : président de la Société de l'histoire de France
  • 1909 : docteur honoris causa de l'université de Genève[4]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Weiss 1909, p. 482.
  2. « Histoire du château de Bizy », sur chateaudebizy.com (consulté le ).
  3. Patrick Harismendy, « « Post tenebras lux » ou cent ans de la Société de l'histoire du protestantisme français », Revue d'histoire de l'Église de France, no 217,‎ , p. 726 (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Listes des docteurs honoris causa — Dies 1909-1910 Théologie », sur unige.ch (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck Storne, « Fernand David Georges baron de Schickler », dans André Encrevé (dir.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. 5 Les Protestants, Paris, Beauchesne, (ISBN 2701012619), p. 447-448.
  • Nathanaël Weiss, « Fernand de Schickler », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 58, no 6,‎ novembre-décembre 1909), p. 481-484 (lire en ligne, consulté le ).
  • Jean-Daniel Pariset, « La Bibliothèque de la Société et ses trésors », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 148, no spécial du cent-cinquantenaire de la S.H.P.F,‎ , p. 747-769 (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]