Ferme à clics

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Une ferme à clics est une forme de fraude au clic, où un grand groupe de travailleurs peu rémunérés sont embauchés afin de cliquer sur des liens de publicité payants dans les sites web du fraudeur (propriétaire de la ferme à clics ou exploitant de clic) dans le but de générer des revenus de publicité pour le fraudeur.

Les travailleurs cliquent sur un lien, surfent sur le site cible durant une certaine période et si possible souscrivent à l'infolettre du site avant de cliquer sur un autre lien. Pour plusieurs de ces travailleurs, cliquer sur des annonces chaque jour augmente leurs revenus et offre une alternative à d’autres types de travaux. Ce trafic simulé est difficile à détecter par un filtre automatique étant donné que le comportement du visiteur est exactement le même que celui d’un visiteur légitime.

Hun Sen, Premier ministre du Cambodge, se serait appuyé sur des fermes à clics basées en Inde et aux Philippines, pays connus pour en abriter, pour gonfler artificiellement sa popularité sur les réseaux sociaux ; ses équipes ont apporté un démenti[1].

Filtrage[modifier | modifier le code]

Des fournisseurs de vente de clics, notamment Google, Yahoo! et MSN ont fait des efforts pour combattre les formes traditionnelles de fraude au clic. Les filtres automatiques qu'ils ont développés neutralisent la plupart des essais de fraude au clic. Dans le but de contourner ces systèmes de filtres, les fraudeurs ont commencé à utiliser ces fermes à clics pour simuler de réels visiteurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Cambodge: les "fermes à clics", foyer de soutien virtuel pour Hun Sen », sur Le Parisien.fr, (consulté le 18 décembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Charles Arthur, « How low-paid workers at 'click farms' create appearance of online popularity », The Guardian,‎ (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]