Fatima Ahmed Ibrahim

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Fatima Ahmed Ibrahim
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Prix Ibn Rushd pour la liberté de pensée (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Fatima Ahmed Ibrahim (arabe : فاطمة أحمد إبراهيم) (née officiellement en 1933, plus certainement en 1929, à Khartoum et morte le à Londres[1]) est une militante des droits des femmes et leader socialiste soudanaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fatima Ahmed Ibrahim est la quatrième enfant dans une fratrie de huit. Ses parents sont instruits. Son père est enseignant et iman[2].

Elle mène ses premiers combats dès son adolescence en affichant sur les murs de son lycée un dazibao. Elle participe ensuite à une grève pour protester contre le remplacement des cours de science par des enseignements en éducation familiale, elle publie alors La Pionnière suivie d'articles dans la presse soudanaise (sous pseudonyme). Elle est trop pauvre pour entrer à la faculté mais devient enseignante. Elle co-fonde l'Union des Femmes Soudanaises[3] (الاتحاد النسائي السوداني) en 1952, avec une autre militante, l'un des objectifs de cette union est de défendre les droits civiques des femmes.

Deux ans plus tard, en 1954, elle adhère au Parti communiste soudanais. Elle devient rédactrice en chef de La voix de la femme (صوت المرأة), pour l'émancipation des femmes soudanaises. C'est l’une des plus grandes féministes arabes du XXe siècle.

La révolution de 1964 contre Ibrahim Abboud la place comme figure de la révolution soudanaise. Elle est élue députée en 1965, ce qui fait d'elle la première femme députée du Soudan[4]. La même année, elle entre au Comité central du Parti communiste soudanais[5]. Le Soudan est toujours sous dictature, Gaafar Nimeiry, le Premier ministre, rompt l'alliance passée avec les communistes, l'engagement de Fatima Ahmed Ibrahim lui vaudra sans doute l'exécution de son compagnon en 1969, son emprisonnement pendant plus de 2 ans puis sa mise sous résidence surveillée jusqu’au renversement de G. Nimeiry en 1985. Elle sera encore arrêtée lorsqu'elle s’opposera à la politique du Front national islamique du nouveau président Omar el-Béchir (et de Hassan al-Tourabi) qui rectifie les droits des Soudanaises. A ce moment, une forte mobilisation internationale en sa faveur permettra sa libération et son exil, en 1990, vers la Grande-Bretagne.

En 1993, elle reçoit le Prix des droits de l’homme des Nations unies.

En 2005, elle retourne au Soudan pour être finalement élue au Parlement[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Prominent Sudanese feminist passes away », Middle East Monitor,‎ (lire en ligne)
  2. « Soudan : Fatima Ahmed Ibrahim, féministe, communiste et musulmane, partie en silence », TV5MONDE,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Fatima Ahmed Ibrahim », sur Oxford References (consulté le 15 janvier 2015)
  4. « Fatima Ahmed Ibrahim », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « Fatima Ahmed retires from Sudanese Communist Party, parliament », sur www.sudantribune.com,
  6. « Féministe, communiste et arabe : la Soudanaise Fatima Ahmed Ibrahim », sur https://cpa.hypotheses.org, nil (consulté le 31 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://albayane.press.ma/deces-de-militante-communiste-soudanaise-fatima-ahmed-ibrahim.html