Farid Ferragui

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Farid Ferragui
Nom de naissance Ali Ferragui
Naissance (64 ans)
M'Kira, Tizi Ouzou, (Algérie)
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Genre musical Musique kabyle
Instruments Oud, guitare
Années actives Depuis 1981

Farid Ferragui, de son vrai nom Ali Ferragui, né le à Taka, un village de la commune de M'Kira, Tizi Ouzou (Algérie), est un auteur-compositeur-interprète algérien d'expression kabyle

Biographie[modifier | modifier le code]

Farid Farragui est diplômé de l’École normale de Tizi-Ouzou, en 1973. Il a d’abord exercé le métier d’instituteur, puis de directeur d’établissement scolaire et en 1976 il part pour la France.

C’est en 1981, alors qu’il était à Paris pour une formation de journalisme, qu’il sort son premier tube intitulé Ay ul i gebɣan tullas, titre qui rencontre un succès en Kabylie et auprès de la diaspora kabyle installée en France. Il enchaîne ensuite album après album[1], durant les années 1980 surtout. L'album contenant ce titre est en fait enregistré en 1979, mais son éditeur attendra deux ans avant de le mettre en vente, et selon une anecdote que le chanteur évoque[2], n'étant pas informé de sa sortie, il ne l'a lui-même entendu que par hasard dans un marché de Montreuil.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sur le plan musical, Farid Ferragui s’est toujours démarqué du reste des chanteurs kabyles de sa génération, que ce soit par sa manière de composer ou de proposer son produit. Il n’a jamais utilisé d’autres instruments que (après la guitare classique à ses tout débuts) le oud (dès 1991) en s’accompagnant de la derbouka et parfois du bendir ; ses musiques étant en totalité composées dans un seul mode essentiellement basé sur le quart de ton, nommé bayati en musique orientale. Interrogé à ce sujet, l’artiste justifie cette particularité par des raisons d’ordre pratique, et que son public approuve : « Chacun comment il conçoit les choses, moi, je crois que les gens qui aiment ce que je fais se sont habitués à la voix et au luth. Changer aujourd'hui quoi que ce soit n'est pas dans ma tête. Je n'en disconviens pas que nous pourrions peut-être rajouter quelques instruments, mais à ce moment-là, ce ne serait plus le même Farid Ferragui et moi-même je ne serais plus dans mon élément. Mon naturel à moi c'est ma voix, mon luth et la percussion. C'est bio si j'ose dire comme ça. »[3] ajoutant, à une autre occasion, que pour ce qui est de la composition, il considère le choix du mode comme un frein à l’esprit créatif[4], même si cette sorte de routine lui a toujours valu des critiques, notamment de la part de certains musiciens, surtout au cours de ces dernières années où la qualité de l'orchestre gagne de plus en plus d'importance en musique kabyle.

Discographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Sa mère est décédée en janvier 2015[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Farid Ferragui : J’ai pris l’habitude de ne me produire qu’en hiver sur jeune-independant.net le 21 décembre 2014
  2. Entretien radiophonique
  3. Berberes.com/ Farid/ Conférence de presse
  4. Entretien radiophonqiue https://www.youtube.com/watch?v=5Ng29oR1jAo
  5. « Salle Ibn Khaldoun - Farid Ferragui en concert », sur lesoirdalgerie.com, (consulté le 15 juin 2015).
  6. Aomar MOHELLEBI, « IL A ANIMÉ UN GALA À LA SALLE IBN KHALDOUN - Farid Ferragui les larmes aux yeux... », sur lexpressiondz.com, (consulté le 15 juin 2015).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]