Nouara

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Nouara
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
AzazgaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Nouara, de son vrai nom Hamizi Zahia, née le 15 Août 1945 à Azazga (Algérie), est une chanteuse kabyle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille s'installe à la Casbah d'Alger. Elle fait ses débuts de chanteuse en 1963 en participant à l’émission enfantine de Abedelmadjid Bali où elle fredonne des chansonnettes comme Afus a Lênber, puis à l'émission Music Hall de Radio de Taleb Rabah où elle interprète les chants de Bali tout en lisant à l'antenne le courrier des lecteurs[1].

Sa voix lui ouvre les portes de l'univers artistique de Chérif Kheddam qui lui confie ses textes et ses musiques :

« Da Chrif faisait des essais de voix pour plusieurs personnes dont moi pour réaliser des chansonnettes pour enfants. Le lendemain, il m’a donné la chanson ‘’Ayen ur tezrid’‘ (Ce que tu ignorais) que je dois répéter et chanter devant un grand orchestre. C’était en 1965. »

Elle chante en duo avec Da Cherif, notamment nemfaraq ur nxemmem (On s’est quitté sans réfléchir), ula d nek yuâr ad ttugh ( Ce n’est pas évident pour moi de t’oublier). Nouara chante également avec Farid Ferragui et Matoub Lounès dans les années quatre vingt-dix. Ses chansons préférées restent néanmoins, selon ses dires, win i tûzadh yejja k iruh , lewjab ik m id yehder yidh et surtout Acewwiq a tin yuran deg ixef iw avec Chérif Kheddam[1].

Nouara est aussi comédienne : en 1969 à la radio algérienne d’expression amazighe, elle interprète plusieurs rôles dans les pièces de théâtre radiophonique de la chaîne II, radio où elle animait durant les années soixante-dix l’émission féminine : Urar Lxalat (Place aux femmes)[1].

Nouara a été influencée à ses débuts par une grande dame de la chanson kabyle des années cinquante et soixante Ourida[1] : « La voix de Ourida était très belle. J’ai essayé pendant longtemps de l’imiter. »

Elle entretient une relation très forte avec son public. Depuis 1967, elle anime des galas à Alger, en Kabylie, à Oran et un peu partout en Algérie avec Chérif Kheddam. Son dernier gala remonte à 1996 à Tizi-Ouzou[1].

Elle se retire de la scène en 2005 puis fait son retour en 2009. C'est ainsi que le 26 mai 2012, elle participe à Montréal au Festival culturel nord-africain pour rendre hommage à Cherif Kheddam[2]. Elle redonne des concerts comme à Tizi-Ouzou en 2012 et à Paris en 2014.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e music-berbere.com, « Nouara : biographie. Musique kabyle », sur www.music-berbere.com (consulté le 20 août 2017)
  2. « Nouara raconte son bel «accident» avec la chanson », La Dépêche de Kabylie,‎ (lire en ligne)
  3. « Nouara, la diva de la chanson kabyle honorée samedi à Alger », sur tafsut-kabylie-canada.blogspot.fr (consulté le 21 août 2017)
  4. « La chanteuse Nouara honorée par l'ONDA », sur INFOS-PREMIERES, (consulté le 20 août 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]