Familles de Madaillan

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Il a existé différentes familles portant ce patronyme, dont l'une est subsistante.

Famille de Madaillan de Lesparre[modifier | modifier le code]

Agenais, famille éteinte de la noblesse française.

Article détaillé : Famille de Madaillan de Lesparre.

Famille de Madaillan de Montataire[modifier | modifier le code]

Périgord, ANF-1976. Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z).

La source la plus récente dans laquelle est mentionnée cette famille la dit d'origine différente de la famille de Madaillan de Lesparre originaire de l'Agenais[1].

État des sources[modifier | modifier le code]

Il subsiste la famille de Madaillan de Montataire, rétablie dans les privilèges de la noblesse le 26 juillet 1659 par lettres de relief de dérogeance, maintenue noble en 1667 et qui serait issue de l'ancienne famille de Madaillan de Montataire éteinte en 1750[2]. Issue de noble Pierre de Madaillan, seigneur du Cauze, dont le fils Pierre était négociant et qui selon l'ouvrage de Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900 est issue de Gilberton de Madaillan de l'ancienne famille de Madaillan de Lesparre[3]. Cette filiation n'est cependant pas donnée par les ouvrages du XVIIIe siècle (Louis Moréri, La Chenaye-Desbois). A. de Froidefond de Boulazac[4] ne parle, quant à lui, que d'une seule et même famille de Madaillan. Elle est mise au conditionnel par Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1939)[5] et contestée par Gontran du Mas des Bourboux dans L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne (2001)[1].

Maurice Campagne dans Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900 (1900) rattache la famille de Madaillan de Montataire, rétablie dans les privilèges de la noblesse le 26 juillet 1659 par lettres de relief de dérogeance à la famille de Madaillan de Lesparre[3]. Si l'on s'en tient à la seule source primaire produite à ce sujet, les lettres de relief de dérogeance délivrées le 26 juillet 1659 par une autorité souveraine, la Cour des Aides de Guyenne, cette hypothèse n'est pas recevable, car il y est établie la filiation avec la prétendue autre famille de Madaillan[3] qui serait, elle, éteinte.

Les auteurs plus anciens Louis Moréri (en 1732)[6] et La Chesnaye Desbois (en 1775)[7] ne citent pas cette filiation.

Dans le Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne (1887) la famille de Madaillan est donné comme éteinte en 1750 avec Léon de Madaillan[8]. Cette même revue dans son numéro du 2e trimestre 1900 dans un article consacré à l'ouvrage de Maurice Campagne précité, et signé par É. Laurain, ne remet pas en question le rattachement de la branche du Cauze à cette famille.

A. de Froidefond de Boulazac dans son armorial de la Noblesse du Périgord paru en 1891, imprimerie de la Dordogne (anc. Dupont et Cie), écrit sur la famille de Madaillan de Lesparre : "Aux avantages de l'ancienneté, de la possession de nombreuses terres titrées, d'illustres alliances, les Madaillan ont aussi celui d'avoir rempli les plus hauts emplois, les plus hautes dignités. Moréri, et, après lui, La Chesnaye-Desbois, donne une filiation suivie, depuis le commencement du XIIIe siècle, de onze degré dans la branche ainé de Madaillan de Lesparre et quinze dans celle des seigneurs de Madaillan, de Montviel, de Montataire et marquis de Lassay. ... La maison de Madaillan subsiste en Périgord."[9]

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1939), écrit que Gilberton de Madaillan « aurait été l’aïeul de noble Pierre de Madaillan, sieur du Cauze », dont le fils Pierre, négociant, qui s'était « livré à quelque trafic et négoce de peu de considération »[10], marié à Marguerite de Tours, fut l’aïeul d’Helie (Elie) de Madaillan, écuyer, seigneur du Cauze, capitaine puis avocat en la cour du parlement de Bordeaux (fils de « Monsieur Maître Isaac de Madaillan, avocat du roi » en 1606 et de Anne de Martin[11]), qui obtint le 26 juillet 1659 des lettres le relevant de la dérogeance de son aïeul. Helie de Madaillan fut maintenu noble en 1667 et laissa de Jeanne Peyrarède Jean, conseiller secrétaire du roi, écuyer, seigneur de Malaroumes (Malromet), allié en 1668 à Marguerite de Laguehay dont postérité[5]. Il est le premier des Madaillan du Cauze qui prend dans les actes le nom de Madaillan-Montataire[12].

F. de Saint-Simon écrit dans le Dictionnaire de la noblesse française (1975) « De la maison de Madaillan de Montataire de Lassay éteinte le 10 octobre 1750, ce rameau dérogea et fu relevé de dérogeance par lettres patentes du 26 juillet 1659, maintenue noble en 1667 et réanoblie par charge de conseiller secrétaire du roi avant 1683 »[2].

Sur l'origine de la famille actuelle de Madaillan de Montataire olim Madaillan puis Madaillan de Cauze[1], Gontran du Mas des Bourboux dans son ouvrage L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne (2001) écrit : « (...) force est de reconnaître que, dans l'état actuel des recherches, c'est de leur propre chef qu'ils modifièrent leur nom Madaillan en de Madaillan, qu'ils reprirent le surnom terrien de Montataire, et les armes des anciens Madaillan dont ils réussirent un temps à se faire reconnaître comme parents (à commencer par la branche subsistante des vieux Madaillan de Lassay éteinte en 1750 seulement) ; cependant la parenté avec celle-ci n'a jamais pu être établie avec certitude. »[1] Il ajoute « Il était bien sûr tentant pour une famille de marchands de Bergerac, au simple nom de Madaillan, et en pleine ascension, d'essayer de se rattacher à la famille féodale de Madaillan, issue de l'Agenais voisin. (...). Au XVIIIe siècle, les Madaillan actuels avaient prétendu descendre d'un Gaillard de Madaillan (mort dès 1488), frère aîné de Jacques. Mais d'Hozier dans son volume 220 de même que Chérin mettent en garde contre ces affirmations. La généalogie de la famille, datée du XIXe siècle, choisit une autre jonction. Leur auteur, Pierre I de Madaillan, seigneur du Cauze, aurait été fils de Jacques de Madaillan, seigneur de Montviel, et de Marie de la Beylie. Or, comme l'indique le comte de Saint Saud « Pierre I de Madaillan, sgr du Cauze, n'est nommé ni dans le testament de son frère ni dans celui de sa sœur qui cependant tous deux nommèrent leurs frères et sœurs. C'est le premier Madaillan qualifié de seigneur du Cauze. » »[1]

Sur le nom terrien de Montataire repris par cette famille, Gontran du Mas des Bourboux rapporte la note du comte de Saint Saud qui a écrit : « Ce Madaillan qui releva le nom de Montataire qui ne l'eut permis de son vivant devait savoir ce qu'il en était de sa prétendue origine avec les grands Madaillan. Les dossiers de la Bibliothèque Nationale sont assez clairs sur ce sujet. »[1]

Gontran du Mas des Bourboux écrit également que cette famille a obtenu des lettres de relief de dérogeance en 1659, puis a été réanoblie par la charge de conseiller secrétaire du roi avant 1683[1]. Au sujet des maintenues en la noblesse il écrit : « Hélie et Pierre son frère, produisirent, signant Madaillan de Montaterre devant du Puy, subdélégué de Pellot à Agen le 11 octobre 1667. Mais il n'est pas dit qu'ils furent maintenus. »[1] Il ajoute que cette famille a prouvé pour les sous-lieutenances en 1768[1]. Il constate qu'elle ne figure ni dans les convoqués ni dans les votants de l'assemblée de la noblesse du Périgord en 1789 alors qu'elle était présente dans cette province[1].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste de Madaillan, capitaine d'une compagnie franche, major commandant dans la ville d'Oudenarde puis maréchal des camps et armées, gouverneur de Philippeville (ca 1670-1683)[13]. Il fut l'auteur de trois ouvrages militaires, "Le portrait du gouverneur politique", "La tranchée française, contenant ce qui doit estre observé aux attaques des places avec les figures qui en font la démonstration", "Le fantassin réformé, contenant ce qui doit estre particulièrement observé dans l'infanterie"[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Gontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, édition Pilote 24, 2001, de Madaillan de Montataire, pages 195 à 198
  2. a et b É. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 679
  3. a b et c Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900, Imp. générale du Sud-Ouest (J. Castanet), 1900, p. 371 à 377.
  4. Armorial de la Noblesse du Périgord, 1891, Imprimerie de la Dordogne (Anc. Dupont et Cie).
  5. a et b Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome IV, page 497, 1939.
  6. Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire Historique 1732..
  7. Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, tome IX, 1775, page 288 à 291.
  8. Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne (1887), page 52..
  9. A. de Froidefond de Boulazac Armorial de la noblesse du Périgord, volume 1, Imprimerie de la Dordogne, 1891, page 316.
  10. Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900, Imp. générale du Sud-Ouest (J. Castanet), 1900, page 296.
  11. Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900, Imp. générale du Sud-Ouest (J. Castanet), 1900, page 301.
  12. Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900, Imp. générale du Sud-Ouest (J. Castanet), 1900, page 323.
  13. Notes d'histoire sur Philippeville, par André Lépine, édité par le Cercle d'Histoire de Cerfontaine, CESM no 228, 2001.
  14. Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan 1076 à 1900, Imp. générale du Sud-Ouest (J. Castanet), 1900, page 299.

Bibliographie[modifier | modifier le code]