Faculté des arts

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Dans les universités médiévales et modernes, la faculté des arts regroupe les maîtres et étudiants qui se consacrent à ce que la pensée médiévale appelle les arts libéraux. Ces derniers constituaient un enseignement préparatoire aux études dans les autres facultés (droit civil ou canonique, médecine, théologie).

Les arts libéraux définis au Moyen Âge comprennent le trivium (éducation) (grammaire, rhétorique, dialectique) et le quadrivium (musique, arithmétique, astrologie, géométrie). Le trivium regroupe l'étude de la langue latine et son utilisation dans l'argumentation. Le quadrivium donne des bases de connaissances scientifiques de la culture de l'époque.

L'enseignement à la faculté des arts dure six ans et est suivi en général entre 14 et 20 ans[1]. Toutefois, les sources n'étant pas très précises, il est possible que certaines facultés des arts aient très tôt accueilli des enfants plus jeunes, le premier apprentissage de la lecture ayant pu leur être confié[2]. La logique, la dialectique et la rhétorique dominent dans l'enseignement.

Avec le développement des collèges, surtout au XVe siècle, l'enseignement se passe de plus en plus dans leurs murs, et l'âge d'entrée à l'université s'abaisse. Le rôle de la faculté des arts comme institution se résume de plus en plus à conférer les grades universitaires[3]. À la fin de l'époque moderne, les facultés des arts diversifient leurs enseignements, notamment avec le développement de l'histoire, de la géographie ou de la physique.

Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, les facultés des arts disparaissent. En France et dans les pays touchés par la Révolution française, la disparition intervient avec la nouvelle législation de l'enseignement. Les enseignements de base évoluent en devenant l'enseignement secondaire. Les enseignements de niveau supérieur se séparent en donnant naissance aux facultés de lettres et de sciences.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Le Goff, Les intellectuels au Moyen-Âge, Paris, Seuil, 1re éd. 1957, 1984, coll. « Points », p. 85.
  2. Hypothèse émise par Istvan Hajnal dans L'enseignement de l'écriture aux universités médiévales, Budapest, 2e éd., 1959, cité par J. Le Goff.
  3. René et Suzanne Pillorget, France baroque, France classique (1598-1715), t. II, Dictionnaire, vo « Université », p. 1175.