Félix Brun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brun.
Félix Brun
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Saint-CloudVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Félix Brun est un homme politique français né le à Salindres (Gard) et décédé le à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'ouvrier, il commence sa carrière comme emballeur de soierie.

Soldat au 255e régiment d'infanterie, il est gravement blessé à la bataille de Verdun, dans le secteur de secteur de la Côte-du-Poivre, et amputé des deux jambes.

Il devient ouvrier fraiseur.

Il adhère à l'Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre, dont il devient secrétaire pour le Rhône puis président national en 1938. Il est également militant communiste.

En 1934, il est conseiller général du Rhône et député du Rhône de 1936 à 1940, inscrit au groupe communiste.

Député membre du groupe ouvrier et paysan français, il est arrêté, le 8 octobre 1939, déchu de son mandat, le 21 janvier 1940, et condamné le 3 avril 1940 par le 3e tribunal militaire de Paris à 4 ans de prison avec sursis, 5 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques, civils et de famille[1] pour être pour être resté fidèle à la ligne du Parti communiste et ne pas avoir dénoncé le pacte germano-soviétique. Il fut malgré tout incarcéré au château de Baillet puis à l'île d'Yeu, avant d'être transféré à la prison de la Santé. En octobre 1940, il quittait cette prison pour le sanatorium d'Aincourt et ne fut libéré que le 26 février 1941, en raison de ses infirmités[2].

À la Libération, il est président du comité départemental d'épuration du Rhône.

Il est conseiller municipal de Lyon de 1945 à 1949 et conseiller général du Rhône de 1945 à 1951.

Il retrouve également la présidence nationale de l'ARAC et devient vice-président de l'Union française des anciens combattants.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  • « Félix Brun », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]