Eugène Fombertaux

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Eugène Fombertaux
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Eugène Antoine Fombertaux, est un révolutionnaire blanquiste très engagé sous la Monarchie de Juillet, depuis l'âge de 15 ans. Né à Moulins le , il est mort à Paris le . Il a publié et distribué plusieurs journaux républicains très provocateurs avant l'âge de 19 ans. Il a été lourdement condamné par la justice de Louis-Philippe en 1839, puis en 1852 par Louis Napoléon Bonaparte[1].

Cité plusieurs fois par l’espion Lucien de La Hodde[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Antoine Fombertaux et de Françoise Meissonnier, il avait eu, à quinze ans, "l'étrange audace d'adresser au roi la lettre la plus extraordinaire qui se puisse voir"[3], puis, à seize ans, il fut arrêté pour avoir imprimé et affiché des placards séditieux. Enfin le , la police l'a découvert dans sa chambre du 26 rue Saint-Benoit à Paris, occupé à imprimer le quatrième numéro de L'Homme Libre. Il est condamné à 5 ans de prison, pour crimes politiques, le , par la Cour d’Assises de la Seine. Il est entré au bagne du Mont St-Michel le .

En 1848, il est proche de Blanqui, il est l'un des 3 candidats des communistes révolutionnaires aux élections d'avril à Paris. Il publie La Commune sociale avec son ami Gabriel Charavay. Il collabore aussi à L'Accusateur public d'Alphonse Esquiros, juste avant les massacres de juin.

Condamné de nouveau à 5 ans de prison, avec Gabriel Charavay et Louis Combes, au bagne de Belle-Ile en février 1852, il y retrouve Barbès et Blanqui.

Son père Antoine est mort à l'Hospice de Bicêtre, à Gentilly (Val-de-Marne) le . Inhumé au cimetière d'Ivry-sur-Seine.

Eugène est mort à Paris le .

Ses prisons[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Michel Paris, L'Humanitaire (1841) : naissance d'une presse anarchiste ?, Paris, L'Harmattan, , 241 p. (ISBN 978-2-343-02520-9, lire en ligne)
  2. Lucien de La Hodde, Histoire des sociétés secrètes et du parti républicain, Paris, Julien Lanier, (lire en ligne)
  3. La Gazette des tribunaux du 6 septembre 1837