Elise Foniyama Thiombioano Ilboudo

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Elise Foniyama Thiombioano Ilboudo
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Elise Foniyama Thiombioano Ilboudo, née le 20 avril 1964 à Fada N’Gourma dans la région de l’Est du Burkina Faso, est une archéologue, enseignante-chercheuse et femme politique burkinabè. Depuis le 10 janvier 2020, elle est ministre de la Culture, des arts et du tourisme dans le premier gouvernement de Christophe Marie Joseph Dabiré du second mandat de Roch Kaboré.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée et mère de trois enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dr Elise Foniyama Thiombioano Ilboudo est maître de conférences en archéologie à l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Humaines de l’Université Joseph Ki Zerbo à Ouagadougou. Après avoir obtenu son doctorat en mars 2010, elle gravit les échelons pour obtenir le grade de maître de conférences en juillet 2018[1].

Elle fut aussi députée avec le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) sous la 7e et la 8e législature et par ailleurs 4e Vice-présidente de l’Assemblée nationale du Burkina[2] Faso sous la 7e législature. Tout commence aux élections de 2015, où, suppléante de Omarou Idani, elle remplace ce dernier lorsqu’il est promu au poste ministériel des mines et carrières[3] après deux ans de mandature. Elle est élue cette fois-ci en 2020 sur la liste nationale du Mouvement du peuple pour le progrès.

Elise Foniyama Thiombiano, a aussi participé et dirigé en tant que chercheuse associée à l’université Paris I, plusieurs travaux de recherches dans le domaine de l’art, de la métallurgie, du patrimoine culturel. Elle est auteure ou co-auteure de publications et de plus d’une vingtaine d’articles scientifiques.

Elle est nommée ministre de la Culture en janvier 2020[4].

Expérience professionnelle[modifier | modifier le code]

La ministre de la Culture est par ailleurs responsable de l’équipe Histoire des techniques-Laboratoire d’Archéologie et Histoire des Techniques.  En mars 2014, elle a été chef de département d’histoire et archéologie à l'université de Ouagadougou. Deux ans après, elle conduit des travaux de recherche et de fouille sur les sites métallurgiques de l’Oubritenga et du Sanmatenga en collaboration avec le laboratoire de géophysique à l’Université de Fribourg en Suisse.  Elle est aussi Coéditeur de « Traditional Management Systems at World Heritage Sites in Africa » [5]sous la direction de George Okello Abungu.  

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • La production ancienne du fer dans le Gulmu. Cas de Namoungou (province du Gourma-Burkina Faso. Mémoire de maîtrise, IN.S. HUS, Université de Ouagadougou, 1991, 155 p.  
  • Étude descriptive et analyse des minerais et scories de fer dans la province du gourma. Cas de Namoungou, rapport de D.E.A, D.H.A, FLASH, Université de Ouagadougou, 1999, 92 p.  
  • Les vestiges de l’occupation humaine ancienne dans la province du Gourma, des origines à la pénétration coloniale (cas de Kouaré et de Namoungou)[6]. Thèse de doctorat de troisième cycle, Université de Ouagadougou, 2010, 671 p. en 2 vol.

Revues nationales[modifier | modifier le code]

  • « La production ancienne du fer à Namoungou, province du Gourma, Burkina Faso : étude des mines et ateliers de réduction », Cahiers du CERLESHS tome XXVI no 41, février 2012, pp. 85-106.
  • « La forge à Sabou : entre pratiques anciennes et modernité en pays moaga au Burkina Faso[7] », Annales de l’Université Ki-Zerbo, série A, vol. 26, juillet 2019 (ISSN 2424-7529), p. 131-143.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Baldé Ismailou, N’Dah Didier, Ilboudo Elise, Patrimoine culturel et Enseignement supérieur au Bénin et au Burkina, Éditions universitaires européennes, OmniScriptum GmbH & Co., Saarbrucken (ISBN 978-3-8417-7925-0), 2016, 83 p.

Revues internationales[modifier | modifier le code]

  • Serneels, Barbara Eichhorn, Hélène Timpoko Kiénon-Kaboré, Ludovic N’Zebo, Denis Ramseyer, Elise Thiombioano-Ilboudo, Arouna Yéo, Origine et développement de la métallurgie du fer au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Prospections et sondages dans la région de Yamane (Burkina Faso) et recherches à Siola 4000 (Côte d’Ivoire[8]), Fondation Suisse-Liechtenstein pour les recherches archéologiques à l’étranger (SLSA), rapport annuel, 2015, p. 67-102 (ISBN 978-3-9523258-9-6).
  • Helène Timpoko Kienon-Kabore1, Elise Fonyama Thiombiano-Ilboudo, Caroline Robion-Brunner and Lassina Simporé, « Iron Ironworks of West Africa », in C. Smith (éd.), Encyclopedia of Global Archaeology, 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]