Fassi Fihri

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Fassi-Fihri (en arabe فاسي فهري) est un patronyme marocain, signifiant en arabe "Fihri de Fès". Ce patronyme se retrouve également sous la variante El Fassi (en arabe الفاسي) signifiant plus simplement en arabe "celui qui habite Fès"

Ces variantes s'appliquent à une même famille marocaine d'origine arabo-andalouse, dont l'histoire remonte au clan Qurayshite des Banu Fihr.[1] Un ancêtre particulièrement illustre a marqué l'histoire de cette famille[1] : le général arabe Oqba ibn Nafii al Fihri, envoyé en 670 par le calife omeyyade de Damas, Muawiya Ier, conquérir l'Afrique du Nord[2]. Ses descendants jouèrent un rôle de premier plan dans l'Ifriqiya et l'al-Andalus notamment jusqu'au 8e siècle[3]. Dans l'histoire, cette famille fut appelée de différentes manières : Banu Fihr, Fihrids, Oqbids, Banul al-jad (dans ce dernier cas, en référence à l'aïeul commun avec le prophète Mahomet, Kaâb Ibn Manaf)

À la suite de la reconquête de l'Andalousie par les armées espagnoles à la fin du XVe siècle, les membres de cette famille se replièrent principalement à Fès et à Ksar Kebir (alors florissante capitale du Habt) au Maroc. C'est à partir de cette époque que le gentilé Fassi a commencé à être ajouté au nom de cette famille[1].

En 1530 Abou-l-Mahassin Youssef, grand savant et mystique (relégué au rang de Qotb par ses contemporains), disciple de Sidi Abd-er-Rahmane Medjoub à Ksar Kebir, s'établit à Fès où il enseigna le soufisme à la Qaraouiyin et fonda la Zaouïa des Fassiyin d'obédiance Chadiliya. Mort en 1604, Abou-l-Mahassin laissa derrière lui trois fils : Larbi, Ahmed et Ali, lesquels laissèrent à leur tour une importante lignée. Les Fassi-Fihri contemporains sont les descendants directs de son arrière petit fils, Mhammed el Fassi[1].

Au Maroc, ses membres sont proches de l’État, notamment depuis le XVIIIe siècle et le règne de Moulay Ismaïl (qui nomme deux frères et un cousin à des postes clé de la hiérarchie administrative) et le restent pendant les siècles qui suivent, de nombreuses personnalités issues de cette famille ayant exercées de hautes responsabilités dans l'histoire du pays (oulémas, grands vizirs, nationalistes, ministres, patrons d'entreprises publiques). La famille Fassi-Fihri reste considérée, aujourd’hui encore, comme une des familles les plus influentes du Royaume[4].

Liste des personnalités issues de cette famille[modifier | modifier le code]

Personnages Historiques[1],[3],[5][modifier | modifier le code]

Ministres et nationalistes[modifier | modifier le code]

Hauts Fonctionnaires[modifier | modifier le code]

Diplomates[modifier | modifier le code]

Magistrats[modifier | modifier le code]

Chefs d'entreprise[modifier | modifier le code]

Théologiens, Hommes de sciences, de lettres et Universitaires[modifier | modifier le code]

  • Abou-l-Mahassin Youssef, né en 1530, grand savant et mysthique, relégué au rang de Qotb par ses contemporains. Disciple de Sidi Abd-er-Rahmane Medjoub à Ksar Kebir, où il fonda une Zaouïa, il s'établit à Fès où il enseigna le soufisme à la Qaraouiyin et fonda la Zaouïa des Fassiyin d'obédiance Chadiliya.
  • Larbi el-Fassi, fils du Cheikh Abou-l-Mahassin, auteur de plusieurs ouvrages dont le célèbre Mir'at al-Mahassin.
  • Abd-el-Qadir ben Ali el-Fassi, né en 1599 et petit-fils du Cheikh Abou-l-Mahassin, grand traditionniste, enseignant à la Qaraouiyine, chef de la zaouïa des Fassiyin.
  • Abd-er-Rahman el Fassi, fils de Abd-el-Qadir ben Ali el Fassi, intellectuel et écrivain, surnommé "le Soyouti de son siècle" pour l'importance de ses œuvres qui embrassent des domaines aussi variés que la théologie, la jurisprudenc, la médecine, l'astronomie, les belles lettres et dont la plus connue est "Ibtihaj al-Qoloub".
  • Mhammed el Fassi, fils de Abd-el-Qadir ben Ali el Fassi, érudit versé entre autres disciplines en jurisprudence, en musique ou en littérature. Il est considéré comme l'aïeul direct des Fassi Fihri actuels.
  • Abdelouahed El Fassi était un grand ouléma du Maroc au XXe siècle.
  • Abdeslam El Fassi était un universitaire et alem du Maroc, Ministre de l’Éducation.

Sportifs[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Brahim Fassi Fihri, président cofondateur de l'Institut Amadeus, un think tank marocain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Mouna Hachim, Dictionnaire des noms de famille marocains, Casablanca, Le Fennec, , 584 p.
  2. Markus Hattstein et Peter Delius, Islam: art and architecture, éd. Könemann, Cologne, 2000, p. 132
  3. a et b Nagendra Kr. Singh, International encyclopaedia of islamic dynasties, éd. Anmol Publications, New Delhi, 2000, p. 1006
  4. « Le clan El-Fassi », sur lexpress.fr
  5. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, traduction de William Mac Guckin de Slane, éd. Berti, Alger, 2003