Eduard von Keyserling

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Eduard Graf von Keyserling
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait par Lovis Corinth en 1900

Naissance
Aizpute, Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 63 ans)
Munich, Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Activité principale
Écrivain, dramaturge
Auteur
Langue d’écriture Allemand

Eduard Graf von Keyserling, né le au château de Paddern à Hansepoth dans l'Empire russe, l'actuelle Kalvene dans la commune lettone d'Aizpute, et mort le (à 63 ans) à Munich en Allemagne, est un écrivain germano-balte de langue allemande, oncle du philosophe Hermann von Keyserling.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le comte Eduard von Keyserling naît dans une famille de la noblesse allemande de la Baltique originaire de Westphalie et installée aux confins de la Prusse orientale et de la Russie, dans le gouvernement de Courlande administré par la Russie impériale. Il fait ses études au lycée de Goldingen (Kuldīga) et étudie le droit, la philosophie et l'histoire de l'art à Dorpat (Tartu)[1].

À cette époque, il s'éloigne de son milieu social et part pour l'Autriche continuer ses études. En 1875, il vit à Munich où il entre dans les cercles artistiques et littéraires. Il est lié à Lovis Corinth, Max Halbe, Frank Wedekind. Ce dernier monte sa pièce de théâtre Die schwarze Flasche dans le cadre de son cabaret Die elf Scharfrichter et interprète le rôle principal. En 1907, il perd l'usage de la vue[1]. Il meurt à Munich en 1918.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Keyserling a écrit des pièces de théâtre largement oubliées et surtout des romans et nouvelles. Ses premières œuvres sont marquées par le naturalisme. Die dritte Stiege de 1892 dépeint le rapport d'un aristocrate de Prusse-Orientale à la sociale-démocratie autrichienne[1]. Les romans et nouvelles suivantes s'inscrivent dans le cadre de l'impressionnisme et en font un des représentants les plus importants en Allemagne. Son œuvre ne se confronte pas aux problèmes sociaux et politiques de son temps car Keyserling reste prisonnier de ses origines. Thomas Mann a dit de lui que « bien qu'il fût un artiste, il ne cessait jamais d'être un gentilhomme »[1].

Ses romans ont pour cadre la Courlande et ses forêts et pour milieu l'aristocratie de langue allemande aux mœurs prussiennes qui gouverna ces régions jusqu'au début du XXe siècle. Il se sert de la lumière et des subtiles variations de la nature pour peindre les derniers beaux jours de l'aristocratie balte, ses châteaux, ses chasses, ses rituels, tout un art de vivre raffiné qui illustre l'impossibilité de l'amour et l'impuissance à contenir les passions exacerbées d'une société encore somptueuse mais déjà consciente d'un déclin irréversible.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • 1887, Fräulein Rosa Herz
  • 1892, Die dritte Stiege
  • 1903, Beate und Mareile, S. Fischer Verlag
  • 1906, schwüle Tage, S. Fischer Verlag
  • 1906, Seine Liebeserfahrung
  • 1908, Dumala, S. Fischer Verlag
  • 1909, Bunte Herzen, S. Fischer Verlag
  • 1911, Wellen, S. Fischer Verlag
  • 1914, Abendliche Häuser, S. Fischer Verlag
  • 1914, Nicky
  • 1914, Harmonie, Fischers Illustrierte Bücher, S. Fischer Verlag
  • 1916, Am Südhang, S. Fischer Verlag
  • 1917, Fürstinnen, S. Fischer Verlag
  • 1918, Im stillem Winkel
  • 1919, Feiertagskinder

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1900, Ein Frühlingsopfer, Berlin, S. Fischer Verlag
  • 1901, Der dumme Hans, Berlin, S. Fischer Verlag
  • 1902, Die schwarze Flasche, Berlin, S. Fischer Verlag
  • 1904, Peter Hawel, Berlin, S. Fischer Verlag
  • 1906, Benignens Erlebnis, Berlin, S. Fischer Verlag

Éditions en français[modifier | modifier le code]

Les romans et nouvelles de Keyserling ont été éditées en France à partir des années 1980 par les éditions Actes Sud et Éditions Jacqueline Chambon.

  • Versant sud (adapté au cinéma par Daniel Vigne sous le titre de Comédie d'été)
  • Été brûlant
  • Le murmure des vagues
  • Maisons du soir
  • Princesses
  • Dans un coin tranquille
  • Dumala
  • Altesses (collection Babel, no 26)
  • Son expérience de l'amour
  • Cœurs bigarrés
  • Beate et Mareile

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Brauneck 1995, p. 429-430.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Manfred Brauneck (éditeur), 1995, Autorenlexikon deutschsprachiger Literatur des 20. Jahrhunderts, Reineck bei Hamburg, Rowohlt.

Liens externes[modifier | modifier le code]