Dominique de Vic (1588-1661)

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Dominique de Vic
Image illustrative de l’article Dominique de Vic (1588-1661)
Armoiries de Dominique de Vic sur un livre de 1611.
Biographie
Naissance Vers 1588
Paris
Décès
Auch
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale
par Léonard de Trappes
Archevêque d'Auch

(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Dominique de Vic, né à Paris vers 1588[1] et mort à Auch le , est un prélat français, coadjuteur puis archevêque d'Auch (1625-1661).

Première partie de sa vie[modifier | modifier le code]

Dominique II de Vic est né en 1588 ou 1589[2], fils aîné d'Anne Bourdineau ( ? -1610) et de Méry de Vic ( ?-1622), maître des requêtes de l'Hôtel du roi, président du Parlement de Toulouse, et futur garde des sceaux. Son oncle est Dominique I de Vic (1551-1610), dit Capitaine Sarred, futur vice-amiral de France [3].

La Vierge de la famille de Vic

Il bénéficie des relations familiales pour suivre, dès son plus jeune âge, une carrière ecclésiastique qui sera brillante. En 1597, dès l'âge de huit ans, il est prieur commendataire de l'abbaye de Longpont puis, nommé par le pape, abbé de l'abbaye du Bec. En 1610, il devient docteur en Sorbonne.

En 1617, il représente son père chez le notaire pour l' acquisition d'une chapelle dans l'église Saint-Nicolas-des-Champs (Paris, 3e arr.)[4]. Entre autres décorations, son père commande à Frans Pourbus le Jeune le retable dit la Vierge de la famille de Vic, peint entre 1617 et 1622. Son père est représenté au fond à droite, son oncle au fond à gauche (avec son armure). Lui-même est probablement évoqué, en tant qu'abbé du Bec, par la figure de devant, à gauche, qui serait saint Anselme.

En 1621, après la mort du cardinal de Guise, Louis de Lorraine (1575-1621), il devient à son tour l'amant et le concubin de Charlotte des Essarts, pendant trois ans.

Archevêque d'Auch[modifier | modifier le code]

En 1625, à 37 ans, il est désigné comme coadjuteur de l'archevêque d'Auch Léonard de Trappes, le , il est nommé, le même jour, archevêque titulaire de Corinthe et consacré comme tel, le , dans l'église d'Ermenonville, fief familial.

En 1626, il fait son entrée à Auch, le , et devient aussi abbé commendataire de Saramon.

En 1629, il prend la succession de Léonard de Trappes à l'archevêché d'Auch, après la mort de ce dernier, le .

En 1635 il est député de la province ecclésiastique d'Auch à l'assemblée générale du clergé.

Son archevêché est marqué par de nombreux travaux à la cathédrale d'Auch (vitraux à ses armes). On lui doit en particulier la réalisation de la plus grande partie de la nef, qu'il confie à Jean Cailhon en 1629. Il emploie aussi l'architecte Pierre II Souffron à la cathédrale, et le peintre Desalingues au collège des jésuites de la même ville (1640).

Il fait faire des agrandissements considérables au château de Mazères, résidence d'été des archevêques d'Auch à Barran (Gers). Pour cette résidence, il passe commande d'une importante suite de tapisseries à ses armes à la manufacture d'Aubusson. Il y aménage les jardins, un grand vivier et ajoute des traits d'architecture classique au château jusqu'alors marqué par ses origines gothiques.

Le collectionneur[modifier | modifier le code]

Grand collectionneur, grand bibliophile — son père, Méry de Vic, possédait déjà une belle bibliothèque dont il hérita —, Dominique de Vic cultivait aussi un goût prononcé pour les jardins et les fleurs ; sa collection d'anémones dans son hôtel particulier au no 203 de la rue Saint-Martin à Paris était réputée[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Caix de Saint-Aymour, Mémoires et documents pour servir à l'histoire des pays qui forment aujourd'hui le département de l'Oise : Picardie méridionale, nord de l'Ile de France, 1898, p. 9.
  2. Ses parents s'étant mariés vers le 2 février 1588 (date de leur contrat de mariage), il a dû naître fin 1588 ou début 1589.
  3. Etienne Pattou, « Famille de Vic »
  4. Dans le contrat conservé aux Arch. nat., Dominique de Vic est dit également aumônier du roi.
  5. Paris pittoresque[réf. incomplète].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Aubert, Le Vitrail en France, Paris, Larousse, 1946. p. 118-119.
  • Chanoine Betous, « la cathédrale Sainte Marie d'Auch » dans Maurice Bordes (dir.) (postface Jean Laborde), Histoire d'Auch et du pays d'Auch, Roanne, Horvath, , 261 p. (ISBN 2-7171-0109-8, BNF 34735862).
  • Françoise Bagnéris, La cathédrale d'Auch et son quartier des chanoines, Nouvelles éditions latines, 1986.
  • Olivier Meslay, « Un inventaire de Mazères en 1684 », Bulletin de la Société archéologique du Gers, avril 1991, p. 421-442.
  • Olivier Meslay, « Le palais de l’archevêché d’Auch en 1684 et l’inventaire des biens de Mgr de la Mothe Houdancourt », Bulletin de la Société Archéologique du Gers, 2001, 1, p. 7-33.
  • Tamisey de Laroque, « Quelques lettres de D. de Vic », Revue de Gascogne, 1871.
  • « Dominique de Vic, archevêque d'Auch », Agones mathematici in Claermonano collegio Parisiensi Jesu celebrandi MDCXLIII juni die 20 (S.l.n.d.), in-4°, 14 p., fig.
  • J. Wilhem et B. de Montgolfier, « La Vierge de la famille de Vic et les peintures de François Pourbus dans les églises de Paris », La Revue des Arts, septembre-octobre 1958, p. 221-228.
  • Jacques Lapart, « La préfecture du Gers à Auch : histoire et architecture de l'ancien palais archiépiscopal », Bulletin de la Société Archéologique du Gers, février 2014, p. 153-182.