Dimitri Hadzi

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Dimitri Hadzi
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Dimitri Hadzi, né le à New York, et mort le à Boston, est un sculpteur abstrait américain qui vivait et travaillait à Cambridge dans le Massachusetts et a également enseigné à l'Université Harvard pendant plus d'une décennie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dimitri Hadzi naît le à Greenwich Village à New York, de parents immigrants gréco-américains[1]. Enfant, il suit un programme extrascolaire grec où il a reçu une formation en langue grecque, en mythologie, en histoire et en théâtre[2]. Il gagne également un prix de dessin. Après avoir obtenu son diplôme de la Brooklyn Technical High School, il travaille comme chimiste, tout en poursuivant ses études en chimie de nuit.

Le il s'enrôle dans l'armée de l'air et sert dans le Pacifique Sud, où un officier encourage ses efforts dans le dessin[2]. Après la guerre, il retourne à New York, décide de se détourner de la chimie et devient étudiant en peinture et sculpture à Cooper Union[2]

En 1950, il reçoit une bourse de voyage pour la Grèce et, en 1952, s'installe à Rome[3].

Il expose en 1962 à la Biennale de Venise. Il gagne en 1974 le prix de Rome américain.

Dimitri Hadzi enseigne les arts plastiques à l'Université Harvard, de 1975 à 1989, et est professeur émérite à partir de cette année[3].

Sculpteur en taille directe comme en modelage pour le bronze, il s'inspire de l'Antiquité classique[4]. Il est surtout connu pour ses sculptures monumentales, abstraites ou semi-abstraites[5].

Dimitri Hadzi meurt le à Boston[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est marié à Martha Leeb, mais divorce plus tard. En juin 1985, il épouse Cynthia von Thuna[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Centaur (1954) dans le jardin de Prospect House à Princeton.

Expositions[modifier | modifier le code]

Personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1958, Schneider, Rome[4]
  • 1959, Seiferheld, New York[4]

Collective[modifier | modifier le code]

  • 1960, Claude Bernard, Paris[4]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Enlèvement d'œuvres d'art[modifier | modifier le code]

Fontaine sculpturale centrale (1983). La chute d'eau avait été fermée au moment de cette photo de 2012, et l'œuvre d'art a été démolie en quelques années.

Certaines des œuvres d'art publiques de Hadzi ont été retirées depuis sa mort, comme nous l'avons mentionné plus haut. En plus des œuvres nommées, une fontaine sculpturale de 60 pieds (18 m) de haut conçue par lui a été complètement démolie et enlevée vers 2014, malgré les protestations de sa veuve et d'autres commentateurs[12]. L'œuvre d'art était la pièce maîtresse du centre commercial intérieur Copley Place de Boston, composé de multiples formes abstraites de granit et de marbre travertin, avec une chute d'eau descendant vers une piscine peu profonde au fond, entourée de bancs de marbre[12]. En 2017, la fontaine avait été complètement enlevée et l'emplacement et le statut des composants étaient inconnus du public en général.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Margalit Fox, « Dimitri Hadzi, 85, Sculptor and Art Professor, Is Dead », sur nytimes.com, (consulté le 21 mars 2019)
  2. a b et c (en) « Dimitri Hadzi », Harvard Gazette, Harvard University, (consulté le 21 mars 2019)
  3. a et b (en) « Hadzi, Dimitri », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
  4. a b c et d « Hadzi, Dimitri », sur ledelarge.fr (consulté le 21 mars 2019).
  5. (en) « Dimitri Hadzi, American (1921 - 2006) », sur rogallery.com (consulté le 21 mars 2019)
  6. Ken Gewertz, « Renowned sculptor Dimitri Hadzi of VES dies at 85 », Harvard Gazette, Harvard University,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juillet 2017)
  7. (en) Geoff Edgers, « Hadzi sculpture in Harvard Square to get fixed, then moved », The Boston Globe,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2013)
  8. (en) « Collection Search - Hirshhorn Museum and Sculpture Garden | Smithsonian », (consulté le 7 novembre 2013)
  9. (en) Kent Faulk, « Art or security threat? U.S. House of Representatives votes against re-installing Birmingham federal courthouse sculpture », The Birmingham News,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juillet 2014)
  10. (en) « Empire State Plaza Art Collection », sur empirestateplaza.ny.gov
  11. (en) « Dimitri Hadzi - John Simon Guggenheim Memorial Foundation »
  12. a et b (en) Margaret Weigel, « Arts Commentary : To Stay or Not to Stay ? Copley Place’s fountain faces an uphill battle », sur artsfuse.org, (consulté le 20 juillet 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]