Dieu et mon droit

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La devise est inscrite au bas des armes royales du Royaume-Uni.

Dieu et mon droit — en français dans le texte — est la devise de la monarchie britannique depuis l'époque d’Henri V (1413, 1422).

Cette devise ferait référence au droit divin des rois, et aurait été utilisée comme mot de passe. En français d'aujourd'hui, la locution « Mon droit divin » respecterait le sens originel et prêterait moins à confusion.

Présentation[modifier | modifier le code]

Cette devise est en français car depuis la conquête des Normands, le vieil anglais n'est plus la langue de l'élite anglaise. Elle fait place dans un premier temps au normand, puis à l'anglo-normand sous les règnes des Plantagenêts (langue mélangeant malgré son nom le normand et ses langues d'oil avoisinantes), ce qui eut pour résultat l'utilisation de mots et d'expressions d'origine française et normande que l'on retrouve aujourd'hui abondamment dans la langue anglaise. Bien qu'Henri V parlât français et anglais, l'usage de l'anglais par l'élite reprit son essor durant son règne.

Logo du journal The Times.

Certaines devises d'ordres de chevalerie anglais sont aussi en français. C'est par exemple le cas du « Honi soit qui mal y pense » pour l'ordre de la Jarretière. On retrouve également ces deux phrases françaises sur les armes royales du Royaume-Uni et sur le logo du très réputé journal The Times.

« Dieu est mon droit »[modifier | modifier le code]

Henri Hudson en 1712 a utilisé l'expression avec la graphie moderne du verbe être: « Dieu est mon droit » [1].

D'autres personnes ont considéré que la phrase « Dieu est mon droit » indique une souveraineté directe du roi qui à ce titre n'est vassal d'aucun autre si ce n'est Dieu[2].

Similairement, « Dieu est mon droit » est une devise qui a existé en langue latine vers le siècle 16 ou 17[3].

L'équivalent latin serait « Deus meumque ius » utilisé par la maçonnerie française de rite écossais[4], avec le symbole de l'aigle à deux têtes[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) [Illustrations de Descriptio ac delineatio geographica detectionis freti supra terras Americanas in China atque, Japonem ducturi] / [Non identifié] ; Henry Hudson, aut. du texte, (lire en ligne)
  2. Joseph de (1714-1779) Auteur du texte La Porte, L'esprit de l'Encyclopédie, ou Choix des articles les plus curieux, les plus agréables, les plus piquants, les plus philosophiques de ce grand dictionnaire..., Le Breton, 1770-1772 (lire en ligne)
  3. Louis de Gonzague (1539-1595 ; duc de) Auteur du texte Nevers, Les mémoires de Monsieur le duc de Nevers, prince de Mantoue, pair de France, gouverneur et lieutenant général pour les rois Charles IX. Henri III. et Henri IV. en diverses provinces de ce royaume. Partie 1 / . Enrichis de plusieurs pièces du temps. Premiere [-seconde] partie, A Paris, chez Thomas Jolly, libraire juré, au Palais, en la salle des Merciers, au coin de la gallerie des Prisonniers, à la Palme, & aux armes d'Hollande. M.DC.LXV. Avec privilege du roy, (lire en ligne)
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5496817b/f19.item
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9756597s/f354.image

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Augustus Meves, “Dieu et mon Droit.”: The Dauphin – Louis XVII, King of France. His Deliverance from the Tower of the Temple at Paris, Adoption, and Subsequent Career in England. Dedicated to the French Nation and European Powers, R. Bentley and son (1876) ; réédition 2009 (ISBN 978-1-17-610784-7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]