Détroit de Matotchkine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Détroit de Matotchkine
Localisation du détroit de Matotchkine entre les îles Severny et Ioujny
Localisation du détroit de Matotchkine entre les îles Severny et Ioujny
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la Russie Russie
Géographie physique
Type Détroit
Localisation Mer de Kara-mer de Barents (océan Arctique)
Coordonnées 73° 19′ 37″ nord, 55° 37′ 26″ est

Géolocalisation sur la carte : Russie

(Voir situation sur carte : Russie)
Détroit de Matotchkine

Le détroit de Matotchkine (en russe : Ма́точкин Шар) est un étroit détroit séparant les îles Severny au nord et Ioujny au sud, les deux principales îles de l'archipel russe arctique de Nouvelle-Zemble. Il relie la mer de Kara[1], à l'est à celle de Barentz à l'ouest.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologiquement, il s'agit d'un fjord, ses rivages sont bordés par de hautes falaises. Sa longueur est d'environ 100 km, sa largeur minimum d'environ 600 m, le tout recouvert de glace presque toute l'année. Il y a quelques petits établissements de pêche sur ses berges (Matotchkine Char, Stolbovoï).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le navigateur français Charles Bénard explora le détroit et y fit des relevés à l'été 1908. L'opérateur-radio et explorateur russe Ernest Krenkel y fut en poste dans les années 1920.

C'est le site de 39 essais nucléaires qui eurent lieu de 1963 à 1990 dans un complexe de tunnels et de puits. L'explosion en altitude de la Tsar Bomba, la plus forte bombe nucléaire jamais explosée, eut lieu aux environs du détroit en 1961.

Les autorités russes commencent à réutiliser le site depuis 2000, augmentant la largeur des vieux tunnels et commençant des travaux de construction. Depuis lors, des expériences hydronucléaires subcritiques ont lieu chaque été. L'Agence fédérale de l'énergie atomique annonce y avoir fait une série d'expériences hydronucléaires subcritiques utilisant jusqu'à 100 g de plutonium à chaque essai[2].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Limites des océans et des mers, 3e édition », Organisation hydrographique internationale, (consulté le 26 janvier 2015)
  2. (en) Russia: Central Test Site, Novaya Zemlya, 30/07/2003, Nuclear Threat Initiative.