Courant patriotique libre

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Courant patriotique libre
التيار الوطني الحر
Image illustrative de l’article Courant patriotique libre
Logotype officiel.
Présentation
Président Gebran Bassil
Fondation
Siège Rabieh, Liban
Fondateur Michel Aoun
Religion Essentiellement chrétiens, (mais officiellement laïque)
Positionnement Centre
Idéologie Sécularisme
Nationalisme civique
Démocratie chrétienne
Couleurs Orange et blanc
Site web http://www.tayyar.org
Représentation
Députés
27 / 128

Le Courant patriotique libre (CPL), en arabe : التيار الوطني الحر at-Tayyār al-Waṭanī al-Horr, connu aussi sous le nom de Parti aouniste التيار العوني, at-Tayyār awne, est un parti politique libanais fondé en 1992 par le général Michel Aoun représenté au parlement libanais

Genèse[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les citoyens libanais exilés en France, toutes confessions confondues, qui avaient contribué à la fondation du parti[réf. nécessaire].

L'orange est la couleur du parti, elle a été adoptée concrètement pour la première fois lors des élections partielles de Baabda-Aley en , soit bien avant la révolution orange d'Ukraine d' comme on aurait tendance à le penser.

Le CPL a élaboré un programme[1] comprenant des plans économiques et politiques pour reconstruire l'économie libanaise, éliminer la corruption, étendre l'autorité du gouvernement sur tout le territoire libanais et auditer les comptes de l’État en vue de déterminer les causes de l'endettement du Liban.

Histoire[modifier | modifier le code]

En septembre 2005, le CPL s'est officiellement transformé en un parti politique et a précisé ses principes et ses objectifs dans une charte.

Le , le CPL a conclu une entente avec le Hezbollah pour mieux mener son action.

Aux élections législatives de juin 2005, le CPL remporta 15 sièges, auxquels se sont ajoutés six indépendants (sur les 128 que comprend le parlement libanais), avec plus de 70 % des suffrages chrétiens. [réf. nécessaire]

Aux élections législatives de juin 2009, le CPL remporta 12 sièges, pour former un bloc de 27 députés (avec 2 députés arméniens du Tashnaq, 10 députés indépendants, et 3 députés Marada)[réf. nécessaire]. Pendant ces élections, un des slogans du Courant patriotique libre était : Sois belle et vote ; expression s'opposant à celle antiféministe Sois belle et tais-toi (selon les partisans du CPL)

Aux élections législatives de mai 2018, le CPL remporta 19 sièges, pour former un bloc comprenant 29 députés. En , ce bloc fut réduit à 27 députés après la démission de deux députés[2].

Le parti a dans son giron une chaîne TV, OTV, dirigée par le gendre de Michel Aoun, Roy Al-Hachem, et une radio, Sawt al-mada (Voix de l'étendue).

Le Courant patriotique libre se voit reprocher de ne pas avoir mené les réformes nécessaires pour lutter contre la corruption et « l'argent sale », et compte parmi les partis contestés par les manifestations de 2019 et 2020. Fin octobre, deux de ses députés annoncent quitter son bloc parlementaire[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Programme du CPL : vers une 3e république...
  2. Newsdesk Libnanews, « Chamel Roukoz et Neemat Frem quittent le bloc parlementaire du CPL (LBCI) », sur Libnanews, Le Média Citoyen du Liban, (consulté le 16 novembre 2019)
  3. Hajar Alem et Nicolas Dot-Pouillard, « Aux racines économiques du soulèvement libanais », sur Le Monde diplomatique,

Liens externes[modifier | modifier le code]