Commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes

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La Commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes (CPNEJ) est un lieu de réflexion et de décision réunissant les syndicats de journalistes et les patrons des médias, fonctionnant sous le régime du paritarisme.

Statut légal[modifier | modifier le code]

La CPNEJ est un des piliers de la Convention collective nationale de travail des journalistes. C'est le lieu de débat et de décision entre les journalistes et leurs employeurs concernant l'emploi et la formation. Chaque syndicat de journalistes y compte un représentant, tout comme chaque fédération d'employeurs. Parmi ses missions, la réflexion sur les critères de reconnaissance des écoles de journalisme, les référentiels de compétence de ces formations, le suivi de l’emploi dans les médias, pour s'assurer que l'offre et la demande de postes ne sont pas trop éloignés l'un de l'autre.

La CPNEJ est chargée de veiller à ce que les écoles de journalisme reconnues se conforment au référentiel de formation qu'elle a élaboré autour des fondamentaux du métier : déontologie, techniques professionnelles, connaissance de la profession, du fonctionnement d’une entreprise de presse, de son environnement économique[1]. Une école reconnue doit par ailleurs former à tous les médias : écrit, audiovisuel, agence de presse et presse en ligne.

Elle demande aux écoles de fournir un rapport sur le niveau d’insertion de leurs diplômés, qui doivent respecter la diversité, et d'évaluer régulièrement les enseignants, intervenants et moyens techniques. Les établissements reconnus par la CPNEJ sont soumis à la même procédure tous les cinq ans[2].

C'est l'une des cinq grandes commissions qui cogèrent la profession, en vertu du paritarisme, des lois spécifiques à la profession. Les 4 autres sont:

Suivi des écoles de journalisme[modifier | modifier le code]

En France, l’accès au journalisme ne nécessite pas l’obtention d’un diplôme précis: la loi autorise tout citoyen à créer une publication. Les salariés de cette publication, si c'est leur principale source de revenus, peuvent obtenir la Carte de presse en France, délivrée par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels.

Cependant, la Convention collective nationale de travail des journalistes, signée par tous les employeurs du secteur des médias, affirme l’intérêt des parties contractantes pour la formation professionnelle et souhaite que les débutants aient reçu un enseignement général et technique aussi complet que possible. Pour ce faire, elle délègue à la CPNEJ la mission de veiller à ce que ce principe soit respecté.

Pour un diplômé d'école de Journalisme en France, le fait d’avoir suivi l’une des formations dites « reconnues par la profession » c'est-à-dire reconnues par la CPNEJ - et d’être titulaire du diplôme de fin d’études - diminue de moitié la durée du stage de deux ans requis pour accéder au statut de journaliste titulaire.

Missions[modifier | modifier le code]

La convention collective, réécrite en 1976, étendue à toutes les entreprises de média par un arrêté du ministère du travail, puis confirmée par 34 ans de pratique, a fixé cinq grandes missions à la commission nationale, qui a compétence aussi bien pour la presse écrite que pour l'audiovisuel:

  • étudier la situation de l’emploi et son évolution probable
  • réaliser ou faire réaliser toute étude lui permettant d’appréhender au mieux la situation des journalistes
  • participer à l’étude des moyens de formation et de perfectionnement
  • examiner les conditions de mise en œuvre des moyens de reclassement et de réadaptation, participer si nécessaire à cette mise en œuvre
  • publier un rapport annuel sur la situation de l’emploi et son évolution

CPNEJ et CNMJ[modifier | modifier le code]

La CPNEJ a des champs de compétence communs avec la CNMJ (Conférence Nationale des Métiers du Journalisme), elle-même issue des États généraux de la presse écrite organisés à l'automne 2008 par le président de la République Nicolas Sarkozy[3], avec des fonds publics et sous la direction d'un représentant du ministère de la communication, sans associer les syndicats de journalistes ni les fédérations d'employeurs. La CPNEJ est pour sa part une institution indépendante de l'État. Elle fonctionne sans fonds publics, par la seule énergie des partenaires sociaux. CPNEJ et CNMJ divergent dans leurs approches, la seconde étant accusée[Qui ?] d'être trop laxiste envers les formations au journalisme ne disposant pas du minimum de fiabilité et de sérieux dans leur enseignement et leur recrutement.

Notes et références[modifier | modifier le code]