Collecte Localisation Satellites

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CLS (Collecte Localisation Satellites)

Création 1986
Slogan Pour la Terre, depuis l'espace
Siège social Ramonville-Saint-Agne
Actionnaires CNES (54%), Ifremer (14%), Ardian (32%)
Activité Domaine spatial
Société mère CNES
Effectif 700
Site web http://www.cls.fr/

Chiffre d’affaires 122 millions € (2017)

Collecte Localisation Satellites (CLS), filiale du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales), d’ARDIAN et d’IFREMER, est une société internationale, spécialisée dans la fourniture de solutions d'observation et de surveillance de la Terre depuis 1986.

CLS emploie 700 salariés, au siège à Toulouse et sur ses 26 autres sites dans le monde. L’entreprise œuvre dans 6 secteurs d’activités stratégiques : la gestion durable des pêches, la surveillance environnementale, la sécurité maritime, la gestion de flottes, les énergies & les mines et l’espace & les systèmes sols[1].

L’entreprise fournit notamment des services satellitaires basés sur la localisation et la collecte de données environnementales[2] (100.000 balises traitées chaque mois, bouées dérivantes, animaux, flottes de pêche et de commerce, etc.), l’observation des océans et des eaux continentales (plus de 20 instruments, embarqués à bord de satellites, livrent quotidiennement des informations à CLS sur les mers et les océans du globe), et la surveillance des activités terrestres et maritimes (près de 10 000 images radar sont traitées chaque année par CLS).

Le Groupe CLS a réalisé un chiffre d’affaires de près de 122 millions en 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Les premières données Argos furent collectées par CLS en 1986, c’est d’ailleurs durant cette même année que l’explorateur Jean-Louis Étienne parvient à rallier le pôle Nord magnétique tout en étant équipé d’un de ces émetteurs[3].

Durant les années 1980, le suivi par satellites des animaux a commencé à se répandre (Ours, polaires, albatros, caribou…) grâce aux colliers ou « sac à dos » Argos[réf. souhaitée].

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1990, CLS décide de s’intéresser aux océans, et un an plus tard, suite à une sollicitation de l’ONU, la filiale du CNES met en place des solutions permettant de suivre des pêcheurs asiatiques qui pillent le Pacifique à l’aide de leurs filets dérivants[réf. souhaitée].

Durant cette décennie, l’entreprise se lance également dans le domaine spatial, et grâce au système satellitaire DORIS, est capable de déterminer précisément l’orbite des satellites d’océanographie spatiale. En 1992, c’est le satellite nommé TOPEX/Poseidon qui est lancé et permet à CLS de mesurer le niveau moyen de la mer[4].

Noël 1996 correspond à la première intervention de la filiale du CNES dans une opération de sauvetage. C’est lorsque le bateau de Raphaël Dinelli, un des participants du Vendée Globe, se retourne et qu’il se retrouve seul sur la coque de son bateau au beau milieu de l’océan que les balises ARGOS qu’il transporte permettent de le localiser et de le secourir[5].

Le réchauffement climatique est encore un sujet très abstrait en 1998, et pourtant les scientifiques de CLS en sont sûr[réf. nécessaire], le niveau moyen de la mer est dans une phase de dangereuse ascension.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

L’année 2000 correspond à l’entrée de CLS dans la sécurité maritime : Lorsqu’un cargo fut attaqué dans le Détroit de Malacca et que son capitaine déclencha son système d’alerte anti-piraterie fourni par l’entreprise[6].

En 2002, la gestion des déchets sur terre devient un nouveau domaine d’activité pour CLS, notamment grâce à ses solutions de géolocalisation de camions poubelles.

A la demande directe du chef de l’état français en 2003, CLS s’implique dans la lutte contre les méfaits de la pêche illégale ayant lieu dans l’archipel des Kerguelen, terres australes et antarctiques françaises[7].

En 2005, CLS commence son combat contre la criminalité environnementale en mettant en lumière une pollution d’hydrocarbure dans la mer Méditerranée grâce à ses services radar.

Cette même année, la filiale NOVACOM SERVICES équipe et suit une flotte humanitaire de terminaux satellitaires pour le compte de la croix rouge[8].

Pour la première fois, en 2006, le pôle scientifique de CLS est capable d’anticiper l’évolution des populations marines sur le long terme grâce à des modèles de prévision intégrant effort de pêche, réchauffement climatique, pollution et conditions environnementales. Grâce à cette connaissance, CLS aide les acteurs du monde de la pêche à adopter des comportements permettant une gestion durable des ressources marines.

C’est enfin en 2007, que les experts du Groupe Inter-gouvernemental sur l’évolution du climat se servent de la courbe du niveau moyen de la mer, généré par CLS et ses partenaires (CNES, LEGOS), pour alerter sur l’importance de réagir face au réchauffement climatique[9].

En 2008, CLS veille à la sécurité des skippers du Vendée Globe et détecte notamment plus de 1000 icebergs sur la durée de la course[10].

En 2009, le contexte mondial entraine des contrôles aux frontières maritimes de plus en plus stricts. C’est à ce moment-là que l’Agence Européenne de Sécurité Maritime confie la responsabilité du suivi de sa flotte (plus de 10000 bateaux) à CLS.

CLS établit un modèle permettant de mesurer l’évolution du micro necton. Base de la chaîne alimentaire, le micro necton est primordial pour la bonne santé des océans.

Les années 2010[modifier | modifier le code]

En 2012, CLS met en place un système de prédiction des phénomènes océaniques et propose également un service de détection des pollutions accidentelles. Ces deux innovations sont destinées à accompagner les entreprises pétrolières dans le respect des normes environnementales écoresponsables.

Cette même année, CLS prédit une éruption solaire et aide ainsi Arianespace à prévoir le tir de l’ATV.

L’année 2013 correspond à la prise de conscience de l’Indonésie quant à la protection de son environnement. Ce pays étant constitué d’archipels abritant l’un des réservoirs majeurs de la biodiversité de notre planète. Ainsi pour l’aider dans la lutte contre la pollution, le réchauffement climatique, la déforestation des littoraux et la pêche illégale, l’Indonésie fît appel à CLS qui constitua alors une infrastructure unique nommée INDESO.

En 2015, CLS soutient la construction du Grand Paris Express (200km de métro, 68 nouvelles gares…), en utilisant ses solutions pour surveiller cette activité.

La même année, Paris accueille la COP 21 et CLS est sollicitée pour exposer au Président de la République Française, François Hollande, ses solutions pour l’environnement et le climat[11].

En 2016, la filiale du CNES fête ses 30 ans d’existence.

Activités[modifier | modifier le code]

Les services proposés par CLS se répartissent en plusieurs catégories[12] :


La gestion durable des pêches[modifier | modifier le code]

CLS accompagne les acteurs de la pêche dans l’administration raisonnée des stocks de pêches, la lutte contre la pêche et l’aquaculture illégales, la mise en place de plans d’aménagement des pêches pérennes et le soutien aux pêcheries traditionnelles et nationales.

La surveillance environnementale[modifier | modifier le code]

La filiale du CNES a développé différentes solutions qui permettent l’étude de la faune, de l’océan, des eaux continentales, des zones côtières, des glaces, du climat. Ces solutions découlent la majorité du temps de synergies crées avec les scientifiques spécialistes de l’étude environnementale.


Les énergies et mines[modifier | modifier le code]

CLS a ajouté ce secteur d’activité à son portefeuille notamment grâce à ses filiales PROOCEANO, TRE-ALTAMIRA, HORIZON MARINE et WOODS HOLE GROUP. Le groupe oeuvre dans le secteur des productions de pétrole, de gaz, les énergies marines renouvelables et l’exploitation minière.

La gestion de flottes[modifier | modifier le code]

L’entreprise s’est lancé dans ce secteur d’activité grâce au rachat de NOVACOM. Cette filiale de CLS, experte en géolocalisation et en gestion de flottes connectées, offre des solutions d’intelligence économique ou de sécurisation pour les mouvements stratégiques de bien ou de personnes (humanitaire, transports, collectivités, agences institutionnelles, sociétés privées).


La sécurité maritime[modifier | modifier le code]

Tant les autorités internationales (douanes, garde-côtes, marines nationales, agences de sécurité maritime) que les acteurs privés du maritime (compagnies de fret, assureurs, etc.) peuvent être assistés par CLS pour des missions de sécurité, sureté ou de protection de l’environnement.

L'espace[modifier | modifier le code]

CLS construit et utilise des systèmes d’observation de la terre par satellites, de collecte et/ou localisation, des systèmes de surveillance par imagerie satellite et par drone. L’entreprise offre des innovations qui permettent de faire évoluer et de pérenniser ces systèmes.

Les institutions du secteur spatial telles que les agences spatiales ou la commission européenne font partie des clients de CLS dans ce secteur d’activité.

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2018 la société est organisée comme suit[13] :


Actionnariat[modifier | modifier le code]

Le capital de la société Collecte Localisation Satellites est réparti de la manière suivante :

-      CNES : 54%

-      Ardian : 32%

-      Ifremer : 14%

Divisions et filiales[modifier | modifier le code]

Le groupe CLS a plusieurs filiales :

  • 1986 : Création de CLS America (USA)
  • 1998 : Création de CLS Perou (Pérou)
  • 2002 : Création de Novacom Services (France)
  • 2003 : Création de PT CLS Indonesia (Indonésie)
  • 2008 : Acquisition de Boost Technologies (France)
  • 2009 : Création de CLS Brest (France)
  • 2010 : Acquisition de Altamira information (Espagne)
  • 2012 : Acquisition de Proceano (Brésil)
  • 2013 : Acquisition de Exeo Solutions
  • 2014 : Acquisition de Horizon Marine Inc. (USA)
  • 2014 : Création de CLS China (Chine)
  •  2015 : Acquisition de TRE (Italie/Canada)
  • 2015 : Création de OPSEALOG (France)
  • 2016 : Acquisition de FULCRUM Maritime Systems (UK)
  • 2016 : Création de CLS Morocco (Maroc)
  • 2017 : Acquisition de Woods Hole Group (USA)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Florian Cazzola, « Ramonville-Saint-Agne. «Aucun emploi n'a été supprimé» à CLS », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  2. « Argos », sur argos-mission.cnes.fr (consulté le 23 mars 2018)
  3. « 11 mai 1986, le pôle Nord en solitaire de Jean-Louis Étienne », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  4. « De DIAPASON à DORIS, TOPEX-POSEÏDON et JASON-1 », sur www.clubdesargonautes.org (consulté le 23 mars 2018)
  5. J-M. D., « Autissier : « Sans balise Argos, j'étais morte » », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  6. https://www.cls.fr/wp-content/uploads/CLSmag-30ans.pdf
  7. « Kerguelen - surveillance pêche légine radarsat », sur www.kerguelen-voyages.com (consulté le 23 mars 2018)
  8. « L’extrême géré depuis l’espace : réfugiés climatiques - CLS », CLS,‎ (lire en ligne)
  9. « Les pôles sous surveillance satellite », sur www.20minutes.fr (consulté le 23 mars 2018)
  10. « Le CNES embarqué dans le Vendée Globe », sur cnes.fr (consulté le 23 mars 2018)
  11. « COP21 : les satellites vont œuvrer en coulisses. - CLS », CLS,‎ (lire en ligne)
  12. « Applications & Services systemes satellitaires », sur cls.fr (consulté le 23 mars 2018)
  13. « Le groupe - CLS », sur cls.fr (consulté le 23 mars 2018)