Collecte Localisation Satellites

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
CLS (Collecte Localisation Satellites)
logo de Collecte Localisation Satellites

Création 1986
Slogan Connaître aujourd'hui, mieux vivre demain
Siège social Ramonville-Saint-AgneVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires CNES, Ifremer, Ardian
Activité Domaine spatial
Société mère CNES
Effectif 500
Site web http://www.cls.fr/

Chiffre d’affaires 90.5 millions

Collecte Localisation Satellites (CLS) est une des filiales du CNES (Centre National d’Études Spatiales) et de l'Ifremer, dont le but est notamment l'exploitation des balises Argos. Celui-ci s'occupe de la protection de la faune sauvage, de la gestion de la pêche et de la sécurité maritime, et d'océanographie spatiale[1].

Surveillance environnementale et sécurité maritime[modifier | modifier le code]

CLS, opérateur du système Argos, récupère et traite les données envoyées par les balises pour le suivi des animaux et des navires[2] dans le cadre de projet de surveillance des zones de pêche, de développement durable des ressources marines et de surveillance environnementale. Issu d'une collaboration franco-américaine, le système Argos est exploité au niveau mondial par CLS[3] et compte aujourd'hui plus de 20000 balises.

Pour le suivi des animaux, la miniaturisation a mobilisé les électroniciens du CNES pour répondre à la demande de la communauté scientifique : « Argos est un système qui progresse grâce à ses utilisateurs, lesquels nous ont très vite demandé de réduire la taille et la consommation des balises afin de diversifier les applications ou encore d’augmenter et de sécuriser les données transmises[4]. »

Le système Argos utilisé en combinant ses fonctionnalités avec celles d'autres applications satellites comme les radars permet d'accéder à des informations primordiales pour lutter contre la pêche illégale[5] et détecter les pollutions hydrocarbures.

Vers une pêche durable en Indonésie : programme INDESO[modifier | modifier le code]

Pour détecter les bateaux de pêche illégale, CLS a développé un dispositif qui sera appliqué en Indonésie grâce à un nouveau centre qui comprend une station d’acquisition des images radars pour identifier les bateaux de pêche illégaux et un centre d’océanographie spatiale en vue de gérer des aires marines protégées[6]; car l'Indonésie est particulièrement vulnérable aux effets climatiques (montée des eaux, protection du corail, etc) et aux tensions qui touchent le secteur de la pêche. Le développement du commerce international des produits de la pêche a aujourd'hui dépassé la croissance de la production totale des poissons dans le monde élevant l'Indonésie au rang de troisième pays producteur de poissons au monde[7].

Au départ, le projet a été initié par le département de la Recherche et du Développement pour les Ressources Halieutiques et Marines et l'entreprise française CLS-Collecte Localisation satellites dans le cadre de la mise en œuvre d'un projet de surveillance des pêches qui a équipé en balise Argos plus de 3000 navires de pêche entre 2003 et 2005[8]. Le programme INDESO a pour objectif jusqu'en 2016 de répondre aux enjeux de la recherche océanographique en Indonésie par la préservation à long-terme des capacités de pêche et des écosystèmes marins, la réalisation d'applications-pilote pour la recherche scientifique et la formation dans le domaine de l'océanographie spatiale en collaboration avec l'Institut de Recherche pour le Développement en Indonésie (IRD).

Une approche innovante et collaborative[modifier | modifier le code]

Le programme INDESO combine à la fois des données satellitaires, des observations in-situ et des modèles numériques qui permettent à la fois de surveiller les évolutions climatiques, les écosystèmes marins et les activités de pêche et permet à l'Indonésie d'assurer un usage durable de ses eaux. L'entreprise française CLS gère ce projet en collaboration avec l'IRD, Ifremer, Viasat, Mercatorocean et CEVA

Les actions du programme INDESO[modifier | modifier le code]

Le programme INDESO se déploie de la manière suivante :

  • Construction d'un centre opérationnel à Bali
  • Mise en place d'un système d'information qui intègre à la fois les structures informatique et les modèles océanographiques
  • Fourniture de données satellites et d'infrastructures (antenne de réception satellite)
  • Accompagnement du gouvernement indonésien (formations académiques projets pilotes de recherche, etc)

Les impacts en termes de gestion de ressources marines durable[modifier | modifier le code]

Impacts économiques : l'amélioration des moyens de surveillance de la pêche et la réduction de la pêche illégale ferait économiser au gouvernement indonésien 2 milliards de dollars par an[9].

Impacts sociaux : En 2007, on estime 15 à 20 % de la population indonésienne dépendante du secteur halieutique. ce projet va permettre de maintenir ce secteur et de développer les conditions de vie des communautés de pêcheurs.

Impacts environnementaux : préserver certaines espèces de poissons, suivi des habitats marins sensibles tel que les récifs coraliens, lutte contre la pollution par les hydrocarbures.

Impacts institutionnels : Les outils d'aide à la décision et à la gestion permettent une plus grande collaboration entre les différents organismes qui œuvrent dans le même but, celui du développement du secteur halieutique, dans le respect de l'environnement et pour une gestion durable. L'Indonésie a pour ambition de devenir le premier producteur mondial des produits de la mer.

Sécurité maritime[modifier | modifier le code]

Le centre d'océanographie spatiale INDESO comprendra une station d'acquisition d'image radar HD, des modèles de prévisions des évolutions des espèces marines et pour simuler les conditions réelles de l'océan (température, courant, etc). le programme de surveillance maritime nécessite l'équipement des bateaux de systèmes de balises, la technologie radar pour détecter les bateaux de pêche illégaux, le traitement et l'analyse de données satellitaires pour une gestion durable. Ce projet va accompagner les missions principales qui consistent à protéger et développer les ressources marines. pour cela il s'agit de combattre la pêche illégale qui pille les ressources de cette région du globe et également la pollution et la déforestation du littoral qui impacte et menace l'archipel.

Surveillance maritime et gestion durable des ressources marines[modifier | modifier le code]

Les satellites permettent d'aller plus loin que les moyens d'observation et de surveillance traditionnels et peuvent atteindre des zones de couverture très vastes ou difficile d'accès. Ainsi la technologie satellitaire prolonge les capacités de surveillance et d'observation d'un site ou de plusieurs zones maritimes avec une couverture mondiale :

Suivi environnemental des Océans : VIGISAT[10][modifier | modifier le code]

Depuis 2009, CLS s'est doté d'une antenne de réception satellite VIGISAT, localisé en France, à Brest. L'antenne VIGISAT reçoit en temps réel les données satellites de ENVISAT, RADARSAT, ERS et SENTINEL. Le traitement des données satellites permet de fournir un service de surveillance en temps quasi-réels à l'échelle mondiale.

VIGISAT est une station de réception des données radar pour la télédétection[11]. Grâce à la station VIGISAT, un grand nombre de données radar correspondant à une période de temps nécessaire à la validation d'un modèle fiable sont acquises[12] . La station de réception d'images satellites, combinée à un centre opérationnel d'analyse, a été lancée en France métropolitaine à la suite du système opéré dans les îles Kerguelen en 2004 et qui a permis d'éradiquer la pêche illégale dans cette région. Cette réussite confirmée par les scientifiques et les pêcheurs a contribué à ouvrir la voie au projet VIGISAT, unique en France.

Depuis sa création, Telecom bretagne a confié à CLS la mission de fourniture des données satellites nécessaires aux programmes d'activités régionale de recherche en télédétection et de suivi environnemental des océans. Grâce à la station de réception directe VIGISAT, unique en France, la technologie radar satellitaire se met au service de la recherche scientifique, de l'observation globale et fine du domaine maritime et terrestre, par tout temps et de façon systématique[13].

Système de surveillance des navires et gestion des pêches par satellite : VMS (Vessel monitoring system)[modifier | modifier le code]

Respect de la réglementation VMS (Vessel monitoring System) (en) en s'appuyant sur les systèmes satellitaires ARGOS et IRIDIUM à couverture mondiale[14].

Système de suivi des flottes maritimes : LRIT (Long range Identification tracking)[modifier | modifier le code]

Le LRIT est un système imposé par l'OMI (Organisation maritime internationale). CLS a fourni à l'EMSA en 2009 le centre LRIT de l'Union Européenne[15] qui est l'un des plus importants au monde. 33 % du trafic maritime mondial est suivi par CLS[16].

Soutien aux opérations offshore

Applications et services intégrées[modifier | modifier le code]

Cls travaille en collaboration avec des océanographes et combine des données satellitaires avec des modèles océaniques et met en place des applications pour prévenir les risques en mer et sécuriser les zones maritimes :

  • Lutte contre la pêche illégale[17]
  • Aide à la gestion des aires marines protégées[18]
  • Localisation et assistance des skippers et aventuriers de l'extrême[19]
  • Prévisions des changements climatiques, suivi des pollutions accidentelles, support à l'exploitation des gisements pétroliers[20]

Références[modifier | modifier le code]